Articles avec le tag ‘turban’

COMORES : Le président Sambi vide son sac

COMORES : Le président Sambi vide son sac

A l’occasion de la traditionnelle réception de la Ide, le président de la république poursuit ses attaques contre ses collaborateurs. Tout en s’estimant victime, il prodigue des conseils pour les prochains gouvernants.
Sambi ne pouvait pas trouver une tribune aussi appropriée que la réception à l’occasion de la Ide el fitr pour fustiger ses collaborateurs. A la fête du vendredi qui marque la fin du mois de ramadan, tous ses vizirs à l’exception du vice-président Idi Nadhoim et tout son entourage ont assisté au déballage du locataire de Beit Salam qui les a indexés directement et sans mettre de gants. Comme il sait bien le faire, le chef de l’Etat s’est d’abord comporté en victime. Il s’en prend à ses proches en les accusant de tout.
« Je ne crois pas que dans ce monde, il y a un président plus trahi que moi », lance devant des dizaines d’invités qui sont venus présenter les v½ux au raïs. Et l’Homme au turban de déclarer qu’il a « ressuscité des gens pour leur confier de grosses responsabilité, des Hommes qui sortent du néant ». «Et par hasard, poursuit le religieux politicien, ce sont ces gens qui ont le plus trahi en se rendant coupable d’abus de confiance ». Fixant ses yeux sur l’assistance constituée de diplomates, d’autorités politiques et de notables, le président de la république Lire la suite de cette entrée »

Le président a besoin de nous…..

Le président a besoin de nous.....

Le président a besoin de nous…..

Fensso se fait un devoir de psychanalyser le discours du président adressé à la nation à l’occasion de l’Ide El Fitr. Une phrase m’a terrifié. Le président dit :

« j’ai donné le pouvoir à des gens que j’ai sorti de leur trou sans les connaître ni leur rien demander d’autre que leur patriotisme. Je mets au défi quiconque pour prouver que j’ai préféré un membre de ma famille dans le partage des responsabilités ou dans les nominations. Or, je détiens aujourd’hui le record des hommes politiques les plus trahis. J’ai fait confiance à des gens qui ne le méritaient pas. Ceux qui ont failli par le passé ne doivent pas être élus. »

En indexant son entourage, tout en renouvelant sa confiance à chaque changement de gouvernement, le président présente une psychose chronique, qui se distingue par une dissociation, une déstructuration de sa personnalité. Il a comme le pense le suisse Bleuler, l’« esprit coupé en deux » et présente assurément les symptômes d’une maladie grave que je ne citerai pas.

Le président revient sur le sujet de la trahison, pour la quatrième fois au cours de son mandat. A coup sûr, le président a besoin d’une psychanalyste pour qu’il consente à donner des noms, au risque de disqualifier le vice-président Ikililou qu’il a désigné comme dauphin.

Le Lire la suite de cette entrée »

Sambi porte plainte contre ses collaborateurs

Sambi porte plainte contre ses collaborateurs

Détrompez-vous ce n’est pas devant nos tribunaux, ni devant une autre juridiction internationale, ou devant une instance de la justice des Hommes que le chef de l’Etat comorien porte plainte. Mais c’est devant Dieu lui-même que Sambi a fait recours. Comme il ne nécessite pas beaucoup de paperasse, ni une procédure particulière pour faire cette plainte, le président de la république s’est directement adressé à la justice divine pour lui demander de châtier ceux de ses collaborateurs qui se seront rendus coupables de « trahison ».
Il a fait cette annonce lors de la remise des centrales électriques à la Ma-mwé. « J’implore Dieu et je sais que lorsque je l’implore, il exhausse toujours mes v½ux. Celui ou celle de mes collaborateurs qui me trahi, ou trahi l’intérêt de la nation, Dieu va le dévoiler aux yeux de tout le monde », déclare l’homme en turban. Après avoir répété la même phrase plusieurs fois, le président « Oustadh » [maitre] assure devant presque tous son entourage que « il arrivera des choses à certains de mes collaborateurs qui les feront penser à moi ».

Le locataire de Beit-Salam a lancé cette plainte après avoir remarqué que certains de ses lieutenants « dorment beaucoup alors que d’autres font sciemment du mal au pays ». Qu’ils se dévoilent. Le président de la république a évoqué à titre d’exemple le projet Habitat qui ne bouge pas alors que tous les moyens sont Lire la suite de cette entrée »

Lettre ouverte à Monsieur le Gouverneur de l’île d’Anjouan.

Lettre ouverte à Monsieur le Gouverneur de l'île d'Anjouan.

Enfin après quelques mois de formation de la doctrine chiite en Iran, Monsieur « Nkemba blanc au trou béant » a-t-il pu convaincre le gouverneur et le numéro 1 des oulémas à Anjouan ? C’est tout comme monsieur le gouverneur, car le fait de se montrer en toute aisance et sans complexe dans la lucarne de votre télévision – RTN – la semaine dernière le prouve. Du moins, cela faisait partie de la stratégie des adeptes du chiisme de voir un jour, passer dans un média de masse, même si leur soit disant guide n’a pu convaincre heureusement que ceux qui l’on permis à s’exhiber devant un audimat qui ne croit en rien de ce qu’il disait. Objectif atteint donc pour lui, qui voulait prouver que le chiisme existe et qu’il est reconnu par le pouvoir actuel.Il est de ma notoriété et de ma responsabilité de vous informer Monsieur le gouverneur, que vous venez de commettre une erreur monumentale. De permettre une doctrine dont le credo est d’humilier l’école sunnite de surcroit dominante aux Comores et qui profèrent des mensonges et calomnies aux khalifas et au concept tracé par le prophète Mouhammad (paix à son âme). Une chose est certaine. L’histoire vous jugera car vous venez d’ouvrir une porte fermée par les pouvoirs qui vous ont précédés. Je vous rappelle Monsieur le Lire la suite de cette entrée »

ON VA DIRE, IL ETAIT UNE FOIS

ON VA DIRE, IL ETAIT UNE FOIS


[align=center]« Wussiku wa mwaba drabo kohomo husha »
On va dire, il était une fois…

Plombé par les frasques de ses anciens et nouveaux ministres, ces compagnons de fortune et son bilan dérisoire, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi se retrouve face au spectre de l’échec.

Il y avait, au moment de son élection en 2006, quelque chose de magique chez l`homme au turban vert, nommé l`Ayatollah non Khomeiny. Son âge, son énergie, sa volonté de rupture, sa boulimie de réformes et un discours séduisant bâti sur des valeurs, comme le travail, l`éducation, la santé, et surtout éradiquer la pauvreté coûte que coûte et des promesses, comme la «République irréprochable».

Après l’interminable torpeur de l`ère séparatiste, le pays semblait enfin prête pour le grand saut, pour des ajustements de son train de vie douloureux et néanmoins plébiscités. Une nouvelle constitution est en place, un représentant de l`Etat élu démocratiquement, des nouveaux marchés colossaux se présentent, un développement économique qui se stabilise, des projets en cours, … instantanément les pépins politiques ne manquent pas, la débrouille a l`africaine est toujours présente, mais le pays marche a quatre pattes.

En respectant la constitution et les vertus de tous les comoriens, la charte de l`honneur et le code de la franchise abdiquent l`esprit ouvert, le régime change sans démagogie, que ca soit a la poutine ou a la chiraquie. Le régime crcien est bel et bien parti, les hommes Lire la suite de cette entrée »

COMORES : 35 ans déjà!

COMORES : 35 ans déjà!

LE BILLET DE BABOU

D’autres dirons 35 ans enfin ! Cela dépend de quel bout de la lorgnette on regarde les fruits de l’indépendance. Certes, 35 ans est un âge mature pour un homme mais pas pour les institutions d’un pays, surtout si celles-ci n’ont jamais pu suivre leur croissance normale à cause des actes inamicaux de “notre ami de toujours” et principal partenaire au développement. Comme par hasard, l’un des rares chefs d’Etat qui a pu donner l’espoir d’un développement économique crédible est “l’homme au turban” qui est élu envers et contre le souhait de notre “cher ami” en question, malgré les “ringa*” petits et grands qu’on lui fait à chaque levée du soleil.
Si on revient sur l’histoire mouvementée de notre déclaration d’indépendance, on constate à quel point notre “cher ami” est capable de pièges linguistiques et législatifs, parfois même d’actions brutales et criminelles, pour obtenir ce qu’il veut à savoir le maintien de Mayotte sous son contrôle pour des intérêts géostratégiques évidents et de portée planétaire. La leçon à tirer est qu’il faut à présent conquérir notre indépendance mentale et spirituelle pour atteindre enfin la vraie indépendance : l’indépendance économique.

Babou des îles

Source : Al-watwan N° 1585 du jeudi 7 juillet 2010

Commentaire Wongo :
*Ringa veut dire judo. On peut le traduire ici par coup tordu

Lire l’article sur wongo.skyrock.com

Encore une fois, « lebotsi no mtapalo »


Saint Just : ?’ On veut bien être rigoriste en principes, lorsqu’on détruit un mauvais gouvernement. Mais il est rare que, si l’on vient à gouverner soi-même, on ne rejette bientôt ces mêmes principes pour y substituer sa volonté. »
Les îles de la lune viennent de rentrer dans une de leurs jeux préférés: la combinazione politico-politique autour d’un document élaboré par « la communauté internationale ». Il est un fait que le pays n’est jamais sorti de la logique des sultans batailleurs. Une logique du pouvoir pour le pouvoir plus qu’autre chose. Le pouvoir est devenu en quelque sorte, un  grand mariage. Il faut que chacun y passe et reçoive le turban sur la tête et soit sultan à la place du sultan, le temps qu’un autre vienne y prendre la place. Les discours pompeux récités ici ou là, n’ont qu’une valeur symbolique et sont destinés essentiellement à usage externe.
Les vrais discours, ce sont des non-dits que les spécialistes savent décoder et tirer les dividendes le moment venu. Il faut se rendre à l’évidence que tout est devenu une question d’opportunité et de génie dans l’opportunisme, ajouteront les mauvaises langues.

Au moment où l’on va aligner les listes des candidats pour les prochaines échéances électorales, on pourra mesurer que la pléthore de candidats révèlera, une fois de plus, le caractère folklorique que nous donnons aux instruments de la gouvernance démocratique. Trente cinq ans après la proclamation de l’indépendance, nous pataugeons dans la mare. Les nouveaux sultans batailleurs ont encore de beaux jours Lire la suite de cette entrée »

LE SOMMET DE L’EASBRIG DANS LA TOURMENTE

LE SOMMET DE L'EASBRIG DANS LA TOURMENTE

Le sommet de l’Easbrig dans la tourmente

Les travaux préparatoires du sommet des chefs d’Etats des pays membres de l’Eastern african standbby brigad (Easbrig) ont débuté ce mercredi matin à Moroni dans l’incertitude et dans la tourmente. Les événements politiques de ces dernières quarante huit heures partout dans l’archipel suite à la loi controversée votée par les supporters de Sambi rallongeant son mandat de 18 mois, laissent entendre que ce sommet pourrait être perturbé.
Le premier sommet des chefs d’Etats de l’Afrique de l’est instituée par l’Union africaine pour le maintien de la paix, est présidé depuis sa création en 2008 pour un mandat de deux ans par les Comores, doit passer le témoin de la présidence à la République de Djibouti pour les deux prochaines années.

Mais la tension à Moheli fait encore réfléchir aux participants à ce sommet. Les pays membres accusent le pouvoir comorien de ne pas donner le bon exemple en matière de paix et c’est la panique à bord du navire Sambi.
Les participants à ce sommet craignent que la situation se détériore ce qui est certain et doivent se réunir pour prendre une décision. La rencontre de l’envoyé spécial de l’Union africaine aux Comores avec le président Abdouloihab et l’opposition, inquiète nos partenaires et la sonnette d’alarme est tirée. Mais Sambi n’entend pas reculer et pour ses proches, la prolongation est faite et tant pis pour la Communauté internationale.
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Dans les rangs de l’armée nationale de développement, les yeux sont braqués à Beit Salam pour percevoir les 12 mois de salaire, une enveloppe que le président libyen aurait donnée à Sambi lors de sa participation au Maoulid nabaoui à Tripoli.

A Kandani, les avis divergent quant à cette enveloppe qui selon des militaires excédés par le mensonge de Sambi disent que l’argent se trouve dans son turban. Certains déclarent que c’est un cadeau empoisonné pour corrompre l’armée afin qu’elle ferme les yeux et laisser Sambi semer le désordre dans notre pays et valider son projet de président à vie. D’autres disent que c’est du mensonge mais l’argent serait prélevé dans les comptes de Comores Telecom pour corrompre l’armée. Et la question que les patriotes de l’armée se posent pourquoi aujourd’hui, pourquoi pas hier et pourquoi pas les autres ? Une question qui reste sans réponse mais qui monte d’écran au sein de l’armée.

La nomination d’un ancien bras droit de Bob Denard aux commandements de la FCD à Kandani, perturbe l’institution et tout craint. Marginalisé et isolé dans les grandes décisions de l’armée, le Général salimou s’est replié dans un silence inquiétant et soutenu par les hauts gradés de Ngazidja et Moheli, une situation voulue par Dossar et sambi, pour verser du sang sur le sol comorien.

Les conseillers de Sambi lui ont suggéré de ne pas verser les 12 mois de salaires, en attendant que l’armée s’engage par écrit et quitte même à prêter serment sur le coran de mater celles et ceux qui oseront s’opposer à la prolongation du mandat du président. Et surtout s’engager à finir avec ceux qui veulent perturber l’arrivée aux Comores des chefs d’états dans le cadre du sommet de l’Easbrig.

Mais ceux qui connaissent le goût très avancé de Sambi sur l’argent frais ont du mal à croire que ces pauvres militaires réduits en mendiants toucheront 12 mois de salaire. Et comme disait l’autre, qui vivra verra.
Dans le souci de préserver l’image de notre pays, connu pour son hospitalité à l’égard de nos hôtes, l’opinion comorienne exhorte les participants à ce sommet d’être prudents car Sambi ne nous a pas laissé le choix après son coup d’état constitutionnel qu’il vient d’opérer.

Maoulida Idjihadi (comores )

Lire l’article sur http://ridja.centerblog.net/988-LE-SOMMET-DE-L-EASBRIG-DANS-LA-TOURMENTE

Maore, un vendredi dans la barge ou… Ce qu’ils ne pourront jamais détruire

C’était quelques jours après la visite duprésident Sarkozy à Mayotte. Exactement le vendredi qui a suivi le lundi de son arrivée “triomphale”. Ce vendredi soir, il y a eu aussi une arrivée triomphale, pas aussi importante que celle de Nicolas Sarkozy, mais révélatrice des liens profonds qui existent entre les habitants de l’archipel et que les Français ont beaucoup de mal à comprendre.
Ce vendredi soir, vers 19h, à la montée de la barge, il y avait de l’animation. Une vraie animation. De loin, les voix des femmes se mêlaient d’une manière frénétique à celles des hommes. En s’approchant, on s’apercevait que les chanteurs-danseurs accédaient tous à la barge par le côté droit et en file indienne. Ils avançaient lentement en mettant leurs corps au rythme de leurs chants. Les hommes devant, les femmes derrière, comme d’habitude. Les kofia et djuba rivalisaient avec les saluva et le shiromani. Un vieillard était devant eux, soutenu par deux vigoureux gaillards, de peur qu’il ne tombe. Il était, lui aussi vêtu des habits traditionnels des quatre îles : kandzu, djuba et turban. Tout ce beau monde prît place dans la partie inférieure de la barge. Les mzungu s’approchaient par curiosité, certains prenaient quelques photos puis allaient s’installer à l’étage supérieur, sauf une maman et sa petite fille qui sont restées et qui continuaient de prendre des photos.
Dans la partie inférieure, on se serait cru dans une mosquée, puisque les chants et les danses avaient redoublé et le dayira avait pris forme avec des hommes et Lire la suite de cette entrée »

MAORE, UN VENDREDI DANS LA BARGE OU… CE QU’ILS NE POURRONT JAMAIS DETRUIRE

MAORE, UN VENDREDI DANS LA BARGE OU... CE QU'ILS NE POURRONT JAMAIS DETRUIRE

C’était quelques jours après la visite duprésident Sarkozy à Mayotte. Exactement le vendredi qui a suivi le lundi de son arrivée “triomphale”. Ce vendredi soir, il y a eu aussi une arrivée triomphale, pas aussi importante que celle de Nicolas Sarkozy, mais révélatrice des liens profonds qui existent entre les habitants de l’archipel et que les Français ont beaucoup de mal à comprendre.
Ce vendredi soir, vers 19h, à la montée de la barge, il y avait de l’animation. Une vraie animation. De loin, les voix des femmes se mêlaient d’une manière frénétique à celles des hommes. En s’approchant, on s’apercevait que les chanteurs-danseurs accédaient tous à la barge par le côté droit et en file indienne. Ils avançaient lentement en mettant leurs corps au rythme de leurs chants. Les hommes devant, les femmes derrière, comme d’habitude. Les kofia et djuba rivalisaient avec les saluva et le shiromani. Un vieillard était devant eux, soutenu par deux vigoureux gaillards, de peur qu’il ne tombe. Il était, lui aussi vêtu des habits traditionnels des quatre îles : kandzu, djuba et turban. Tout ce beau monde prît place dans la partie inférieure de la barge. Les mzungu s’approchaient par curiosité, certains prenaient quelques photos puis allaient s’installer à l’étage supérieur, sauf une maman et sa petite fille qui sont restées et qui continuaient de prendre des photos.
Dans la partie inférieure, on se serait cru Lire la suite de cette entrée »
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