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Le président Sambi brosse un bilan mitigé des OMD
Dans son discours prononcé à New York lundi à l’occasion de la Réunion de Haut niveau sur les OMD, le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a fait un bilan plutôt mitigé. Comme ses homologues qui se sont succédés à la tribune, le chef de l’Etat comorien reconnait que « la plupart des fléaux que nous avons identifiés en l’an 2000 n’ont toujours pas été éradiqués et certains d’entre eux se sont même amplifiés ».
Prenant l’exemple de son pays, le président Sambi a indiqué « des succès remarquables » obtenus dans certains domaines alors que dans d’autres l’on observe beaucoup de retard. C’est le cas pour l’Education primaire et la Santé des enfants, avec un taux net de scolarisation dans le primaire passé de 63% à 76% entre 1991 et 2008, tandis que le taux d’achèvement du cycle primaire est passé de 41% à 57%, durant la même période.
En matière de santé, le pays a progressé, en réalisant des taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans de 130 à 66 pour mille naissances vivantes, entre 1991 et 2007, et celui concernant les enfants de moins d’un an est passé de 86 à 49 pour mille. Optimiste, le numéro un comorien garde un « grand espoir d’atteindre les cibles » fixés à l’horizon 2015, à condition de bénéficier d’un minimum d’appui de nos Lire la suite de cette entrée »
Allocution du Chef de l’Etat à l’occasion de la Réunion de Haut niveau sur les OMD
le 20 septembre 2010
• Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;
• Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies ;
• Honorable assistance ;
• Mesdames et Messieurs,
Les efforts entrepris individuellement et collectivement par nos pays pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement ont permis des avancées dans de nombreux domaines.
Toutefois, la plupart des fléaux que nous avons identifiés en l’an 2000 n’ont toujours pas été éradiqués et certains d’entre eux se sont même amplifiés. C’est dire l’ampleur des défis que nous avons à relever d’ici l’an 2015.
/>A l’instar des autres pays, mon pays, l’Union des Comores a enregistré des succès remarquables pour certains des Objectifs du Millénaire, en dépit de la conjoncture économique et financière difficile qu’il connaît, notamment le manque de ressources et plus particulièrement l’absence d’un budget d’investissement. Mais elle accuse, aussi, beaucoup de retard pour d’autres.
Ainsi, pour l’Education primaire et la Santé des enfants, tous les espoirs sont permis : le taux net de scolarisation dans le primaire est passé de 63 pour cent à 76 pour cent entre 1991 et 2008 tandis que le taux d’achèvement du cycle primaire est passé de 41 pour cent à 57 pour cent, durant la même période.
De même les taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est passé de 130 à 66 pour mille naissances vivantes, entre 1991 et 2007 et celui concernant les enfants de moins d’un an est passé de 86 à 49 pour mille.
Nous avons grand espoir d’atteindre les cibles concernées ici, avec un minimum d’appui de nos partenaires.
A l’inverse, il nous sera très difficile d’atteindre les cibles relatives à l’Emploi et à l’Environnement. En effet, mon pays a accusé trop de retard dans ces domaines et la mise en ½uvre des politiques et stratégies se heurtent à d’énormes problèmes de financement et de capacités institutionnelles. Toutefois, nous continuons à redoubler d’efforts en vue de relever ces défis.
Excellences ; Mesdames et Messieurs,
Notre planète est en proie à une dérive climatique d’une gravité exceptionnelle. Ce constat a été déjà fait à Rio de Janeiro, il y a dix sept ans.
Nous devons donc saisir l’opportunité de cette forte mobilisation qui témoigne d’une volonté commune d’agir en faveur d’une planète viable et plus propre, pour faire les compromis nécessaires en vue de parvenir à une position susceptible de sauver le monde notamment les Petits Etats Insulaires menacés d’être submergés sous l’effet de l’élévation du niveau de la mer.
Dans le cas de mon pays, la montée du niveau des eaux marines à l’horizon 2025 pourrait entraîner le déplacement d’une grande partie de la population ainsi que la destruction de certaines de nos infrastructures économiques.
En ce qui concerne l’eau, les prévisions effectuées en 2003 indiquent que les disponibilités en eau par habitant seront réduites du fait de l’assèchement de 63 rivières sur les 75 recensées en 1960, dans l’ensemble des îles.
Par ailleurs, nous avons observé depuis ces trente dernières années une augmentation de la température annuelle moyenne de un degré Celsius.
Cette augmentation a eu des effets néfastes sur le développement socioéconomique avec l’amplification et l’expansion du paludisme et d’autres maladies à transmissions vectorielles.
Il aurait également des impacts potentiellement dramatiques sur la sécurité et le tourisme qui représentent un des secteurs de croissance économique du pays.
Je voudrais rappeler que l’Union des Comores regorge d’immenses potentialités en ressources hydroélectriques, solaires, éoliennes et géothermiques.
Aussi, un soutien financier et technologique pour leur mise en valeur lui permettrait non seulement de participer à l’effort global d’atténuation mais aussi d’améliorer le bien-être économique et social de la population comorienne.
Mesdames et Messieurs ; Honorable assistance,
Le bilan mitigé de la mise en ½uvre des OMD découle, à mon sens, en grande partie d’un financement inadéquat du développement. Les pays les plus démunies et les plus vulnérables ont souvent un accès très limité à l’aide publique au développement.
L’évaluation des coûts des besoins pour la réalisation des OMD menée dans les pays en développement, sur recommandation de notre Sommet de 2005, a abouti à l’adoption par ces pays de plans de développement très ambitieux qui se révèlent financièrement non soutenable, faute d’un appui internationale approprié.
Dans ces conditions, pour le cas de l’Union des Comores, qui dispose de ressources intérieures limitées, ces programmes destinés à accélérer la réalisation des OMD apparaissent ainsi surréalistes.
Nous sommes, par conséquent, entrain de prioriser nos ambitions, dans le cadre du plan d’action de notre stratégie de développement, basée sur la réalisation des OMD.
Je voudrais, pour terminer, Excellences, Mesdames et Messieurs, dire le plein espoir que nous nourrissons de voir ce Sommet aboutir à un succès historique pour que vivent le multilatéralisme et la solidarité internationale.
- Vive la coopération internationale,
Vive la solidarité internationale.
Je vous remercie
http://www.beit-salam.km/
http://www.unmultimedia.org/tv/webcast/
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COMORES : Un climat de terreur règne à Mayotte

Le camion bleu de la traverse le marché de Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte. Il embarque sur la barge en direction de Petite terre, face à Mayotte, où se trouve le centre de rétention administrative. Dans le camion grillagé, encadrés par des gendarmes armés, tee-shirt, lunettes noires et pantalon de treillis, deux femmes en boubous colorés et trois hommes, le regard vide vont être expulsés.
Un spectacle quotidien auquel plus personne ne prête attention. « Ils partent aujourd’hui, ils vont revenir demain ! », plaisante cette marchande d’oranges. Rien ne distingue ces clandestins comoriens des Mahorais (habitants de Mayotte) dont ils partagent depuis des siècles la même histoire, la même langue, la même culture. Sauf qu’ils ne sont pas nés sur la bonne île. Leurs destins se sont séparés lorsque les Mahorais ont décidé de rester français par référendum en 1974 tandis que les trois autres îles des Comores (Anjouan, Mohéli, Grande Comore) optaient pour l’indépendance.
Mais ce rattachement de Mayotte à la France n’a jamais été entériné par l’Onu et le déséquilibre économique qu’il a généré entre les îles suscite une forte immigration. Cette situation fait paradoxalement des Comoriens Lire la suite de cette entrée »
Proclamation des résultats du BAC et du BEPC HIER AUX COMORES

Les résultats du 1er groupe du BEPC et du baccalauréat au niveau de Ngazidja ont été proclamés ce mercredi 4 aout 2010 au Lycée Said Mohamed Cheikh, après plusieurs minutes de négociation avec les Syndicats des enseignants qui avaient bloqué la proclamation de ces résultats pour faire pression au Chef de l’Etat afin qu’il puisse promulguer la loi portant sur leur nouveau statut. D’ailleurs l’intersyndicale menace de boycotter les épreuves du 2e groupe. Un chantage de plus qui n’honore pas nos enseignants.
Sur 5034 candidats inscrits aux examens du BEPC, 442, soit 8, 94 % ont été déclarés définitivement admis et 786, soit 15, 89, % des candidats sont autorisés á passer les épreuves du second groupe. Concernant le baccalauréat, sur les 6522 candidats inscrits, 926 soit 14 % sont définitivement admis tandis que 1812 candidats, qui représentent 28 % sont autorisés á passer les épreuves du 2nd groupe. Ces résultats démontrent encore une fois, la faible rentabilité de notre système éducatif. Bien que les séries littéraires, notamment la série A4 dominent le secondaire du second cycle, celles-ci enregistrent les résultats les plus bas, 10 % d’admis au 1er tour contre 48 % d’admis au 1er tour pour la série C.
Encore une fois ces résultats doivent interpeller les autorités, les enseignants pour qu’ils entament une réflexion profonde pour apporter des solutions adéquates au système éducatif. Les grèves á Lire la suite de cette entrée »
Proclamation des résultats du BAC et du BEPC
Les résultats du 1er groupe du BEPC et du baccalauréat au niveau de Ngazidja ont été proclamés ce mercredi 4 aout 2010 au Lycée Said Mohamed Cheikh, après plusieurs minutes de négociation avec les Syndicats des enseignants qui avaient bloqué la proclamation de ces résultats pour faire pression au Chef de l’Etat afin qu’il puisse promulguer la loi portant sur leur nouveau statut. D’ailleurs l’intersyndicale menace de boycotter les épreuves du 2e groupe. Un chantage de plus qui n’honore pas nos enseignants.
Sur 5034 candidats inscrits aux examens du BEPC, 442, soit 8, 94 % ont été déclarés définitivement admis et 786, soit 15, 89, % des candidats sont autorisés á passer les épreuves du second groupe. Concernant le baccalauréat, sur les 6522 candidats inscrits, 926 soit 14 % sont définitivement admis tandis que 1812 candidats, qui représentent 28 % sont autorisés á passer les épreuves du 2nd groupe. Ces résultats démontrent encore une fois, la faible rentabilité de notre système éducatif. Bien que les séries littéraires, notamment la série A4 dominent le secondaire du second cycle, celles-ci enregistrent les résultats les plus bas, 10 % d’admis au 1er tour contre 48 % d’admis au 1er tour pour la série C.
Encore une fois ces résultats doivent interpeller les autorités, les enseignants pour qu’ils entament une réflexion profonde pour apporter des solutions adéquates au système éducatif. Les grèves á répétition qui prennent en otage les élèves, contribuent pour une bonne partie, á Lire la suite de cette entrée »
Liberté pour Saïd Larifou

Cet après midi s’est tenu un appel pour la libération de Saïd Larifou, retenu aux Comores depuis bientôt trois mois, organisé par l’association de l’Amicale des Amis de l’Afrique. Un appel pour dénoncer la retenue et les conditions de vie de Saïd Larifou qui est aujourd’hui dans l’impossibilité de quitter le territoire des Comores.
Aujourd’hui se tenait, à l’initiative de l’association de l’Amicale des Amis de l’Afrique, un appel pour la libération de Saïd Larifou, retenu maintenant depuis près de trois mois aux Comores. Une situation que dénonce Samuel Mouen, président de l’association, qui rappelle que "Saïd Larifou est retenue contre son grès aux Comores, on ne lui reproche rien mais il ne peut pas quitter le territoire. A chaque fois qu’il essaye d’embarquer dans un avion, il est retenu par les forces de l’ordre".
Un appel aux institutions et hommes politiques
"C’est une atteinte aux droits de l’homme, une grave violation et une atteinte flagrante aux valeurs démocratique" lance Samuel Mouen. Pour l’association il est important de pouvoir mobiliser les institutions, les hommes politiques, les citoyens pour faire prendre conscience de la gravité de la situation, "j’appelle les députés et sénateurs réunionnais à se mobiliser en demandant au gouvernement d’intervenir pour pouvoir faire évoluer la situation de Saïd Larifou" tout en rappelant "qu’il est ressortissant français, père de deux enfants et qu’il exerce le métier d’avocat ici, à la Réunion". Samuel Mouen nous Lire la suite de cette entrée »
COMORES : Quelle souveraineté ?
Il me semble qu’il faudrait commencer par bien mettre en relief le peu de nationalisme de la classe politique comorienne. Les intérêts partisans ont toujours primé sur l’intérêt national. D’où son incapacité à s’unir sur les grandes questions nationales, et sa tendance à ne voir dans l’appareil d’Etat qu’une machine de pouvoir (non respect des institutions et des lois, clientélisme, corruption à grande échelle, …). N’est-il pas significatif de voir certains de ses plus vieux représentants, ceux qui devraient se situer au dessus de la mêlée, s’embourber jusqu’au cou dans les tranchées du combat partisan ? Comment cette classe politique pourrait-elle dès lors parvenir à régler les grandes crises nationales ?
On l’a vu au moment de l’indépendance. Aveuglés par leurs affrontements autour du pouvoir, PASOCO, PEC, RDPC, UMMA-MRANDA, d’un coté et de l’autre les "verts" d’Ahmed Abdallah, ignorèrent le danger séparatiste. Au lieu de rechercher des compromis pour s’unir et faire face à la France, les verts crurent pouvoir passer en force et imposer leurs intérêts comme ils en avaient l’habitude tandis que l’opposition s’est mise au service d’une France irritée par les prises de position d’Ahmed Abdallah sur la loi française du 3 juillet 1975. Résultat moins d’un mois après la Lire la suite de cette entrée »
Quelle souveraineté ?
A mon avis il faudrait dépasser les arrières pensées que chacun devienne derrière la revendication « souverainiste » et engager un débat sérieux sur l’indépendance du pays. Ce serait certainement la meilleure façon de célébrer le 6 juillet.
Il me semble qu’il faudrait commencer par bien mettre en relief le peu de nationalisme de la classe politique comorienne. Les intérêts partisans ont toujours primé sur l’intérêt national. D’où son incapacité à s’unir sur les grandes questions nationales, et sa tendance à ne voir dans l’appareil d’Etat qu’une machine de pouvoir (non respect des institutions et des lois, clientélisme, corruption à grande échelle, …). N’est-il pas significatif de voir certains de ses plus vieux représentants, ceux qui devraient se situer au dessus de la mêlée, s’embourber jusqu’au cou dans les tranchées du combat partisan ? Comment cette classe politique pourrait-elle dès lors parvenir à régler les grandes crises nationales ?
On l’a vu au moment de l’indépendance. Aveuglés par leurs affrontements autour du pouvoir, PASOCO, PEC, RDPC, UMMA-MRANDA, d’un coté et de l’autre les « verts » d’Ahmed Abdallah, ignorèrent le danger séparatiste. Au lieu de rechercher des compromis pour s’unir et faire face à la France, les verts crurent pouvoir passer en force et imposer leurs intérêts comme ils en avaient l’habitude tandis que l’opposition s’est mise au service d’une France irritée par les prises de position d’Ahmed Abdallah sur la loi française du 3 juillet 1975. Résultat moins d’un mois après la proclamation unilatérale de l’indépendance, l’opposition s’emparait du pouvoir ouvrant la porte du pays au mercenaire Bob Denard et inaugurant l’ère dévastateur des putschs fomentés à partir de l’étranger, ce qui devait induire un autre trait de notre « classe politique » : le regard toujours tourné vers l’étranger. La France triompha sur tous les tableaux : pouvoir s’appuyant sur ses mercenaires dans la partie dite indépendante et maintien direct à Mayotte.
On l’a encore vu en 1997 avec la crise à Ndzuani ! Face à un vrai danger de dislocation du pays, les dirigeants de premier plan du pays, du pouvoir et de l’opposition, n’ont même pas cherché à s’unir pour contrer le séparatisme. Les enjeux de pouvoir primèrent, ils conduisirent au coup d’Etat d’Azali en avril 1998 et au Nouvel Ensemble Comorien avec un nouveau drapeau comme si on changeait de pays et pas simplement de Constitution.
Et que dire de notre « classe politique » face à la question de l’île comorienne de Mayotte. Lamentable, honteux. Comment comprendre et accepter que sur cette grande question nationale, la classe politique ne se soit jamais unie pour défendre l’intégrité territoriale du pays ? Pire encore comment tolérer que la plupart, pour ne pas dire tous, des dirigeants de premier plan du pays ont à un moment ou à un autre fait allégeance au pays qui occupe Mayotte ? Certains considèrent même le soutien de la France comme un atout entre leurs mains et s’en gargarisent. Les jeunes loups qui surgissent inscrivent leurs actions dans ce sillage. Summum de la honte, le pays qui nous balkanise, qui est responsable de la mort de plusieurs milliers de nos ressortissants, est officiellement érigé en pays ami, le premier pays ami nous assène-t-on. Ses ambassadeurs se comportent chez nous comme les dignes continuateurs de l’administration coloniale, faisant même des tournées dans les régions du pays, parlant même de proximité avec les masses, sans qu’aucun représentant de l’Etat n’ait rien à y redire. Notre nation est traînée dans la boue par ses dirigeants de tous les bords, et en conséquence peine à s’affirmer.
Notre nation doit donc être d’autant plus reconnaissante à l’Union Africaine qui est à son chevet depuis 1997 et qui malgré les interférences françaises joue un rôle globalement positif. Si le Nouvel Ensemble Comorien créé pose tant de problème avec sa Constitution ubuesque et son nouveau drapeau, la responsabilité principale doit être endossée par la partie comorienne qui a cautionné le projet, même à reculons, et a conduit le peuple à l’adopter. Ceux qui mettent en épingle les échecs de l’Union Africaine devraient au moins se souvenir des élections présidentielles transparentes de 2002 et du débarquement à Ndzuani contre les séparatistes. En fait l’Union Africaine est encore là à la fin du mandat de Sambi comme il était là à la fin du mandat d’Azali.
Il faudra donc attendre une nouvelle race de dirigeants pour assurer réellement la souveraineté de notre pays, petit pays insulaire et pauvre, dans les conditions d’un monde globalisé. Les patriotes qui n’ont pas tourné le dos au combat se doivent s’y pencher et l’éclairer.
Pour l’heure il s’agit de faire respecter et appliquer l’accord au forceps obtenu par l’Union Africaine, batailler pour des élections transparentes et espérer que le pays rompra avec le passé calamiteux des dirigeants corrompus et sans âme patriotique.
IDRISS MOHAMED CHANFI 01/07/2010
Comores / Programme de Coopération Décentralisée (PCD) :65 millions pour financer trois projets à Ngazidja
Moroni, vendredi 12 mars 2010 (HZK-Presse) – Trois projets exclusivement à Ngazidja seront subventionnés par le Programme de Coopération Décentralisée (PCD). Ce sont des projets de l’équipe sportive Elan club de Mitsoudjé, de la commune de Mdé et l’Organisation du patronat comorien (OPACO) qui vont bénéficier de cette aide qui est estimé à 65 millions de nos francs. La cérémonie de signature a eu lieu ce jeudi dans la mi-journée à Hôtel Les Arcades de Moroni, en présence d’une forte délégation représentant des associations, des communes, du secteur privé, des syndicats et de la société civile.
Selon Yves CHUNLEAU qui a présidé cette séance, « cette fois-ci, ce sont 16 projets qui ont bénéficié du financement et 16 bons autres projets sont dans la liste d’attente. C’est Mohéli qui a remporté le gros lot avec 8 projets subventionnés à hauteur de 123 millions, tandis qu’Anjouan bénéficie de 5 projets avec 50 millions et 3 trois à Ngazidja avec 65 millions ». Ce Régisseur du PCD s’est visiblement réjoui de l’intérêt apporté à leur appel par les porteurs de projets en répondant massivement. « Ce n’est pas comme le 1er appel », déclare-t-il. Il ajoute que « nous finançons 90% et les bénéficiaires déboursent le 10% de participation ».
Ce sont au total 250 millions francs comoriens que les organisations de la société civile, des communes des ONG et autres associations vont bénéficier dans l’ensemble des trois îles, suite à un appel de proposition lancé par le Lire la suite de cette entrée »
PAU. Les deux étudiantes comoriennes menacées d’expulsion ont repris leurs cours
«Oh ! Vous êtes là ! On se sentait complètement désemparés ». Il est 10 heures du matin, lundi, dans l’un des couloirs de l’Université de Pau et des pays de l’Adour, quand une étudiante se jette dans les bras de Sitti, sa camarade comorienne.
La jeune fille fond en larmes, avant d’enlacer également Liuizine, tout sourire. L’émotion est intense parmi les quelques jeunes gens présents.
Voici peu de temps encore, ces deux jeunes filles étaient enfermées dans un centre de rétention parisien, redoutant d’être expulsées de France. Dans quelques minutes, elles vont retrouver leur salle de cours sous les applaudissements d’une vingtaine d’étudiants. Et reprendre leur vie universitaire comme si rien ne s’était passé, ou presque. Car elles l’avouent, la peur d’être à nouveau arrêtées continue à leur nouer le ventre à chaque instant.
Solidarité
La semaine vécue par ces deux jeunes femmes, nées aux Comores mais élevées à Mayotte, a été psychologiquement terrible.
Interpellées le 25 janvier à Pau parce qu’elles étaient en situation irrégulière, Sitti, 24 ans, et Liuizine, 21 ans, se sont retrouvées dans le centre de rétention de l’île de la Cité, à Paris. « Il y avait là des Asiatiques, des Africains, des gens Lire la suite de cette entrée »







