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MAYOTTE : IL Y A UN OS DANS L’AGE DU SUSPECT
Lorsqu’un étranger en situation irrégulière est intercepté et jugé pour quelque motif que ce soit, il arrive parfois que son âge pose problème: pour la police, il est majeur, alors que lui affirme le contraire. Evidemment, les peines encourues ne sont pas les mêmes dans un cas comme dans l’autre, La réponse à cette question est donc primordiale, et la justice ordonne, le cas échéant, de procéder à une radio du poignet.
Sur le modèle d’une population caucasienne
En utilisant par la suite l’Atlas de Greulich et Pyle, les spécialistes sont sensés pouvoir déterminer l’âge de l’individu. “censés”, car en réalité, le résultat issu de cette étude est loin d’être une certitude. “Dans 10% des cas, il est impossible de déterminer si la personne est mineure ou majeure”, reconnaît la sénatrice Isabelle Debré dans un rapport sur les mineurs étrangers en France. Et ce taux de 10% pourrait bien être en réalité largement supérieur, surtout à Mayotte où les moyens sont limités et la population spécifique à la région. Or, cet ‘Atlas” qui sert d’unique modèle a été élaboré au début du XX siècle, mais surtout, a été dressé à partir d’une population caucasienne… Autrement dit, personne ne peut certifier que cette méthode soit réellement efficace et juste pour la population comorienne…
Quand bien Lire la suite de cette entrée »
Mayotte : charcutage colonial

En 1841, la France place les îles de Mayotte, qui font partie géographiquement de l’archipel des Comores, sous son « protectorat » et récupère ainsi un port stratégique important. En 1892, l’ensemble des Comores, dont Mayotte, devient la colonie « Mayotte et dépendances » qui sera rattachée à la colonie de Madagascar. Les révoltes de 1915 et 1940 seront vite réprimées. En 1958, les Comores accèdent au statut de territoire d’Outre-mer.
Face à la volonté d’indépendance qui s’exprime de plus en plus fort, le gouvernement français organise un référendum et s’engage à respecter l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores, conformément au droit international qui impose le respect des frontières issues de la colonisation. En même temps, ses représentants sur place attisent les contradictions entre les îles. Le 22 décembre 1974, 96 % des Comoriens choisissent l’indépendance mais, à Mayotte, 64 % y sont opposés. Le gouvernement revient alors sur ses engagements et les Comores, qui proclament leur indépendance en 1975, sont amputées, de fait, d’une partie de leur territoire.
Malgré les condamnations répétées de l’ONU et de l’Organisation de l’unité africaine, l’impérialisme français, sous des statuts divers, intégrera de plus en plus Mayotte dans le cadre de la République française tout en menant une double politique. A Mayotte, où il maintient un niveau de vie supérieur aux autres îles, mais Lire la suite de cette entrée »
La fête du litchi : valoriser la production en mettant en place des moyens de production
La région de Bambao ya djuwu a célébré pour la troisième année consécutive, la journée dédiée à la culture du litchi, hier dans la localité de Mkazi. Cette fête en l’honneur du litchi a été organisée par l’Association objectif Comores (Aoc) dans le but de promouvoir la production et l’exportation de ce fruit.
Après les discours des officiels, la fête du litchi a été marquée par la dégustation et la vente à demi-tarif du prix du kilogramme du litchi. Sur les différents stands montés au sein du foyer du village, où a eu lieu la fête, les vendeuses exposaient sur les étalages les meilleures qualités des litchis pour attirer l’attention des éventuels acheteurs. Les fruits destinés à la dégustation étaient servis sur des plateaux et les personnes invitées pouvaient goûter librement.
A Mkazi on pratique la culture du litchi depuis de longues années. C’est un travail difficile qui demande beaucoup de temps.
“Malheureusement, avec la crise, nous n’arrivons pas à vendre à un bon prix. Et quand on sait que les fruits qui sont cueillis pourrissent s’ils ne sont pas écoulés en quelques heures”, s’est inquiétée une vendeuse. “Il est urgent que l’Etat assiste les agriculteurs. Nous avions la vanille, maintenant personne n’en parle. Il ne nous reste, donc, que les litchis. La mise en place de moyens de conservation valoriserait notre production et amorcera Lire la suite de cette entrée »
La miraculée du crash des Comores raconte son histoire dans un livre
L’histoire du jour
« Bahia, 13 ans, miraculée du vol des Comores. » C’est le titre d’un livre à paraître en janvier. Vous aurez peut-être reconnu l’histoire de Bahia Bakari, jeune fille seule rescapée du vol Paris-Marseille-Moroni de la compagnie Yemenia. L’avion s’était écrasé le 30 juin dernier au large des Comores. Après une escale à Sanaa, au Yémen, les passagers avaient débarqué d’un A330 récent pour embarquer à bord d’un A310 vieux de 19 ans, interdit sur le territoire français.
Le livre racontera l’histoire de l’adolescente. A l’époque, elle avait 12 ans. « On nous a dit que nous allions atterrir, et je me suis retrouvé dans l’eau, se souvient-elle. J’entendais des femmes qui appelaient à l’aide. » Elle se rappelle tout juste avoir ressenti une décharge électrique avant de se retrouver dans la mer, où elle s’est accrochée des heures durant à un débris avant d’être repêchée par les secours. Sa mère, qui était dans le vol, n’a pas eu cette chance.
Aujourd’hui, Bahia est rentrée en région parisienne où elle vit avec son père et ses frères et s½ur. Elle a même repris l’école. Mais avant de rentrer chez elle, elle a dû passer 21 jours à l’hôpital Trousseau, dans la capitale, où elle a subi une opération de chirurgie maxillo-faciale et cutanée.
Les causes de l’accident, le plus grave de l’histoire des Comores, n’ont toujours pas été élucidées. La plupart des victimes étaient Lire la suite de cette entrée »





