Articles avec le tag ‘pouvoir’

Libye – La mort de Kadhafi !

allowfullscreen="true"
allowscriptaccess="always"
>

Lire l’article sur sosdemocratiecomores.skyrock.com

N’oublions pas THOMAS SANKARA

N'oublions pas THOMAS SANKARA

L’intervention que devait faire Thomas Sankara à la réunion du 15 octobre 1987 au soir
 
Retrouvé par le journaliste Denis de Montgolfier (voir la présentation du livre où il a été publié à http://www.thomassankara.net/spip.php?article1134), que nous tenons à remercier ici, ce discours est de toute première importance.
Quelques rappels afin de bien analyser son contenu. La crise perdurait au sein du CNR. Sankara avait convoqué une réunion de l’OMR (Organisation des militaires révolutionnaires), le 15 octobre au soir où il devait prononcé ce discours. En effet peu de temps auparavant il avait demandé à tous les militaires de sortir de l’UCB, une organisation politique dans laquelle nombreux étaient ceux qui complotaient de la façon dont le décrit Thomas Sankara dans cette intervention.
Autre remarque, ce discours anéantit toute l’argumentation du Front Populaire qui consiste à dire que Thomas Sankara préparait l’assassinat de Blaise Compoaré et de ses amis. Nous aurions aimé pouvoir publier aussi la photo du texte Lire la suite de cette entrée »

MAYOTTE : Allocution de Mme Marie-Luce Penchard

Mesdames et Messieurs, mes chers compatriotes,
Depuis 18 jours, Mayotte vit au rythme d’une mobilisation sur le thème de la vie chère. 
Croyez bien, que je mesure les inquiétudes qui sont les vôtres. J’entends et je suis sensible aux attentes exprimées par toutes les mamans sur les prix des produits de première nécessité.
C’est vrai, je comprends les femmes mahoraises qui doivent déjà payer le taxi pour se rendre dans les magasins, qui voient le prix du riz, des mabawas et du gaz et qui se demandent comment elles vont faire à la fin du mois. J’ai bien conscience que le coût de la vie est au c½ur de vos préoccupations.

Bien sûr, ce n’est pas l’Etat qui fixe les prix des mabawas. Dans aucun département français l’Etat n’a un tel pouvoir. Mais j’ai souhaité que l’Etat soit l’artisan du dialogue. C’est pourquoi, tous les jours, j’ai demandé au Préfet de multiplier les initiatives, les rencontres, les tables rondes, pour qu’on obtienne des résultats.

/>Depuis le début, j’ai suivi les négociations. Un accord était sur le point d’être trouvé. Il a été rejeté.

J’ai donc pris la décision de venir à Mayotte. Parce que j’ai toujours été là avec vous, dans les moments de joie comme dans les moments difficiles. Parce que, tout simplement, j’aime Mayotte.

Je suis venue parce que je comprends les attentes. Je les comprends mais je n’accepte pas toute la violence que connaît Mayotte depuis plusieurs jours. Je ne reconnais pas Mayotte dans cette violence.

Mayotte c’est la France. Comme partout en France, les gens ont le droit de manifester, de ne pas être d’accord. Mais dans le calme et la dignité. 

J’en appelle aux mères de famille de Mayotte et je leur dis : protégez vos enfants, c’est la rentrée scolaire lundi, leur place est à l’école et pas dans la rue.

En disant cela, je pense à ce jeune garçon, gravement blessé en marge d’une manifestation, je pense à sa famille et à ses proches.

Et je veux dire aussi que ceux qui attisent le conflit et la violence portent une lourde responsabilité vis-à-vis des mahorais. Ils ont fait beaucoup de mal à l’image de Mayotte et à la compréhension de la départementalisation par nos compatriotes de métropole.

Quand je vois des responsables de premier plan participer à la fermeture forcée des magasins, je ne peux pas comprendre cette attitude qui conduit aujourd’hui les mahorais à manquer de tout.

Je veux aussi vous dire qu’un conflit qui dure, c’est une économie qui souffre. Croyez-moi, la crise aux Antilles en 2009 c’est au bout du compte 3000 chômeurs supplémentaires. 

Mesdames et Messieurs,
Vous avez massivement fait le choix de votre attachement à la République. Vous avez massivement fait le choix de la départementalisation. 

Six mois après l’accession au statut de département, que vous avez tant attendu, la départementalisation ne doit pas être mise en danger.

Entre les Mahorais et la République, entre les Mahorais et ce Gouvernement, ce n’est pas qu’un pacte qui a été scellé, c’est une parole qui a été donnée. 

Le Chef de l’Etat, Nicolas SARKOZY, avait pris un engagement, il a tenu parole : Mayotte est devenu le 101ème département français le 31 mars dernier. 

Depuis 2007 déjà, c’est votre vie quotidienne qui change. Nous avons mis en place la prestation pour la restauration scolaire, nous avons augmenté les aides pour les personnes âgées et les enfants handicapés. L’hôpital de Mamoudzou a été modernisé, un service des urgences a été créé. Le gouvernement consacre 140 millions d’euros pour construire de nouveaux collèges et lycées. Et nous avons permis l’arrivée des 9 chaînes de télévisions gratuites. Autant d’engagements, autant de promesses tenues.

Il reste beaucoup à faire, mais la voie est clairement tracée dans le pacte pour la départementalisation, pour mettre en ½uvre progressivement les mêmes droits que sur le territoire national.

La première des mesures, c’est la création du revenu de solidarité active, le RSA, qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2012. 

Ce sera aussi pour les artisans, les commerçants et les agriculteurs la création d’un régime de retraite.

Je vous annonce aussi que j’ai obtenu que l’allocation de rentrée scolaire soit revalorisée dès 2012. En 4 ans, l’allocation versée par enfant scolarisé dans le primaire sera totalement alignée sur la métropole. Elle passera de 108 à 285 euros. C’est une mesure importante pour les familles mahoraises.

Je vous le dis, la mise en ½uvre de la départementalisation, c’est la meilleure garantie d’une progression de votre pouvoir d’achat.

Le Gouvernement ne pourra pas porter ce travail tout seul. Nous avons besoin de l’avis des syndicats. Et il faut aussi que le Conseil Général agisse. Ne perdons pas de temps. C’est pourquoi, j’ai convié aujourd’hui les syndicats à Paris pour une conférence exceptionnelle sur les droits sociaux à Mayotte.

Tout ça n’est possible que si l’espérance et la confiance reviennent à Mayotte. 

Ceux qui, aujourd’hui, à l’approche d’échéances électorales, veulent vous faire croire que la départementalisation pourrait aller encore plus vite, ont pourtant voté à l’unanimité le 23 novembre dernier la transformation de Mayotte en Département, selon un calendrier progressif et adapté. Eux aussi, ils ont donné leur parole ! Et aujourd’hui ils vont faire croire qu’ils veulent aller plus vite. Comment les croire ?

Ce sont les mêmes qui, hier, vous promettaient à la veille des élections de faire de Mayotte un département et qui ne l’ont jamais fait  parce qu’ils s’empressaient le lendemain de l’élection d’oublier leurs promesses !

Je rappelle que le pacte pour la départementalisation vous engage tous, nous engage tous : le Gouvernement a été clair, il a dit ce qu’il ferait et il le fait.

La vérité, c’est qu’aucun gouvernement n’a autant fait pour Mayotte. L’Etat consacre chaque année à Mayotte plus de 700 millions d’euros, et il a augmenté cet effort malgré la crise mondiale.

La vérité, c’est qu’avec Nicolas SARKOZY ce gouvernement sera toujours aux côtés de Mayotte et les Mahorais. 

La vérité, c’est que nous avons dû nous mobiliser pour convaincre à Paris de transformer Mayotte en département : beaucoup nous disait que c’était trop tôt. Nous avons pourtant fait la départementalisation, car nous croyons à la volonté de changement des Mahorais. 

Mais nous sommes responsables et nous voulons préserver les équilibres économiques et sociaux de Mayotte. Nous croyons profondément au développement de Mayotte, aux hommes, aux femmes, surtout aux jeunes si nombreux de ce Territoire. Mayotte a des potentiels, il faut lui donner la possibilité de l’exploiter.

Non Mayotte n’est pas un département au rabais. Mais je me dois de vous dire la vérité, Mayotte ne se construira pas en un jour.

Mesdames et Messieurs,

Ce n’est pas de la départementalisation dont m’ont parlé aujourd’hui les femmes mahoraises que j’ai rencontrées, c’est du prix du riz et des mabawas, c’est de leurs difficultés à nourrir leur famille et à élever leurs enfants.

C’est de la vie chère dont m’ont parlé les syndicats et les associations que j’ai écoutés longuement cet après midi. 

C’est du niveau des prix dont nous avons discuté avec les patrons de la distribution que j’ai mis autour de la table toute à l’heure : je leur ai dit, dans un esprit de dialogue bien entendu, mais fermement : « je peux comprendre vos contraintes, mais vous devez aussi comprendre vraiment ce que vivent les Mahorais » !

J’ai écouté longuement, très attentivement. C’est maintenant l’heure des décisions. C’est maintenant l’heure où chacun, je dis bien chacun, sans exception, doit prendre ses responsabilités. 

L’Etat a des responsabilités et le Gouvernement les assumera. Aussi, voilà ce que je veux vous dire.

D’abord, je veux y voir clair en matière de prix. Je ne laisserai pas des abus intolérables peser sur le porte monnaie des Mahorais sans rien faire. 

Je vous annonce que j’ai demandé une enquête sur les marges pratiquées à Mayotte. Sur la base de ses résultats, je veillerai personnellement à ce que des mesures soient prises et s’il le faut que des sanctions soient prononcées.

Je vous annonce ensuite que le Gouvernement a décidé de réglementer à Mayotte le prix du gaz, comme l’Etat le fait dans les autres DOM.

Enfin, Il faut le dire : les baisses de prix déjà consenties au cours de la négociation sur les produits de première nécessité sont une avancée réelle dont vont bénéficier tous les mahorais. C’est un premier pas vers une vie moins chère. C’est votre victoire.

Mais il y a une situation d’urgence pour les familles les plus modestes. C’est pourquoi, j’ai décidé, pour ces familles, de soutenir une baisse supplémentaire par rapport aux prix négociés sur les 10 produits alimentaires de première nécessité et sur le gaz. 

Je vous annonce que les familles modestes qui gagnent moins de 600 euros par mois et qui sont inscrites à la CAF bénéficieront d’une réduction de 5¤ par produit et par mois. Cela permettra aux familles concernées d’avoir une nouvelle baisse de prix pour l’achat de ces produits.

14 000 foyers en bénéficieront, c’est-à-dire plus de 60 000 personnes. Le système restera en vigueur jusqu’au versement des trois premiers mois du RSA en mars prochain.

Voilà l’apport de l’Etat. Le gouvernement prend ses responsabilités.

Au Conseil général, en charge de la protection sociale et de l’enfance de prendre les siennes. Il serait logique que le Conseil général prévoit par exemple une aide supplémentaire par enfant pour les familles nombreuses.

Alors que l’Etat apporte une réponse concrète, personne ne comprendrait que le Conseil général, qui trouve encore les moyens de recruter 33 personnes, ne soit pas en mesure lui aussi de financer des réductions supplémentaires pour les familles. 

A l’issue de cette longue journée de travail et de dialogue, je crois pouvoir dire qu’avec ces propositions, les conditions sont réunies pour signer un accord et permettre que les familles bénéficient de ce dispositif dès le mois de novembre. Je demande donc au préfet de réunir dès demain les partenaires sociaux.

Voyez vous, Mesdames et messieurs, je ne suis pas venue à Mayotte pour prendre la place de quiconque autour de la table des négociations ou pour négocier à la place des Mahorais. Mais pour que l’Etat joue son rôle, comme il l’a toujours fait, pour décider au nom du Gouvernement et appeler chacun à agir de même et qu’ensemble, dans le dialogue, on obtienne des résultats.

Oui, je suis venue à Mayotte, Mesdames et messieurs, parce que l’histoire que nous avons commencé d’écrire ensemble, en faisant de Mayotte un département français à part entière, est une histoire de fierté, de confiance et de respect. 

Prendre ses responsabilités, comme le Gouvernement le fait ce soir, c’est être au rendez-vous de cette histoire de la parole donnée. Et les Mahoraises et les Mahorais savent qu’ils me trouveront toujours à leurs côtés pour défendre une cause juste et pour construire avec eux un avenir meilleur.

Vive la République ! Vive la France ! Et vive Mayotte au c½ur de la République française.

 
MAYOTTE le 14 octobre 2011

 
Source (sans la photo) : mayottehebdo.
 

Lire l’article sur wongo.skyrock.com

COMORES : LA CRC SERAIT- ELLE PRETE A BAISSER SA CULOTTE ?

COMORES : LA CRC SERAIT- ELLE PRETE A BAISSER SA CULOTTE ?

La CRC n’est plus prête de faire encore 5 ans dans l’opposition. Elle continuera sa politique d’Alfwariantou Malfwarian jusqu’à ce que son excellence Iki l’intégre dans sa mouvance présidentielle.


« On est fatigué de faire encore 5 ans dans l’opposition ». Cette petite phrase émane d’un membre du bureau exécutif de la Fédération de Ngazidja du Parti CRC. Quand il m’a parlé de cette histoire, j’ai fait semblant de ne l’avoir pas bien entendu et je lui ai demandé pardon et il a répété « Nous, parti CRC, on est fatigué de faire encore 5 ans dans l’opposition, on en avait déjà fait 5 ans avec notre ennemi Sambi, et ça suffit, on ne peut pas encore faire 5 ans avec Ikililou même si celui-ci est son dauphin ».
En l’écoutant j’ai eu l’impression que le parti d’Abdou Soef, Houmedi Msaidié et Boléro, n’attend qu’un petit geste de générosité du Président Ikililou pour abandonner ses principes d’un parti opposant historique à un Lire la suite de cette entrée »

COMORES : LA CRC SERAIT- ELLE PRETE A BAISSER SA CULOTTE?

COMORES : LA CRC SERAIT- ELLE PRETE A BAISSER SA CULOTTE?

CRC accueillie par Président Iki
 
La CRC n’est plus prête de faire encore 5 ans dans l’opposition. Elle continuera sa politique d’Alfwariantou Malfwarian jusqu’à ce que son excellence Iki l’intégre dans sa mouvance présidentielle
« On est fatigué de faire encore 5 ans dans l’opposition ». Cette petite phrase émane d’un membre du bureau exécutif de la Fédération de Ngazidja du Parti CRC. Quand il m’a parlé de cette histoire, j’ai fait semblant de ne l’avoir pas bien entendu et je lui ai demandé pardon et il a répété « Nous, parti CRC, on est fatigué de faire encore 5 ans dans l’opposition, on en avait déjà fait 5 ans avec notre ennemi Sambi, et ça suffit, on ne peut pas encore faire 5 ans avec Ikililou même si celui-ci est son dauphin ».
En l’écoutant j’ai eu l’impression que le parti d’Abdou Soef, Houmedi Msaidié et Boléro, n’attend qu’un petit geste de générosité du Président Ikililou pour abandonner ses principes d’un parti opposant historique Lire la suite de cette entrée »

Ikililou, l’Onu et Mayotte. Les inquiétudes du Comité Maore

A quelques jours du départ du chef de l’Etat aux Etats-Unis pour l’assemblé générale des Nations unies, le comité Maore a tenu une conférence de presse le mardi 13 septembre au restaurant Le Sélect pour manifester ses “inquiétudes“ sur la façon dont la question de Mayotte va être abordée à New York. Cette rencontre avec la presse a également permis à l’Ong de s’interroger sur l’approche du nouveau régime sur le sujet. Selon Idriss, Mohamed, principal animateur du comité Maore, “de 1975 à 1995, date de l’instauration du visa Balladur, vingt résolutions ont condamné l’occupation française sur l’île comorienne de Maore.

Le comité a vu le jour en 2005, sous le régime Azali. Nous avons travaillé difficilement. Durant le règne de Sambi, nous avons travaillé avec beaucoup plus de facilité et avec ce nouveau pouvoir, les choses s’annoncent difficiles. Nous avons cherché une audience auprès du chef de l’Etat, en vain. A l’heure actuelle, nous ignorons les dispositions prises par le gouvernement dans la perspective de cette assemblée générale. Etant donné que c’est la première Ag depuis la Lire la suite de cette entrée »

COMORES / DECLARATION DU COMITE MAORE : QUELLE STRATEGIE POUR AVANCER ?

COMORES / DECLARATION DU COMITE MAORE : QUELLE STRATEGIE POUR AVANCER ?

 
Les premiers 100 jours du nouveau président à la tête du pays sont écoulés. Une période, généralement reconnue comme susceptible de fournir des indications sur le nouveau pouvoir.Durant cette période, le Comité Maore a cherché à obtenir une audience auprès du Chef de l’Etat. En vain.


Nous continuons et nous continuerons à la solliciter. Notre orientation reste : l’unité de toute la nation derrière le Chef de l’Etat du moment, autour d’une stratégie à la fois réaliste et active.
Durant cette période, le Comité Maore a choisi de ne pas s’exprimer publiquement afin de ne pas gêner les nouvelles autorités. Et pourtant les questions se bousculaient. Notre déception fut énorme de voir l’incapacité de la diplomatie comorienne à obtenir une dénonciation ferme et vigoureuse de la France lors du sommet africain de Malabo, le premier sommet après la « départementalisation française » de l’île comorienne. La question n’a même pas été évoquée alors qu’elle Lire la suite de cette entrée »

COMORES : « Le secteur maritime n’est pas le seul à faire naufrage »

COMORES : « Le secteur maritime n'est pas le seul à faire naufrage »

Les leçons du naufrage du Madjriha

Après le Niyati Soifa en 1996, le Samson en 2004, le Moubarak en 2006, le Bateau île d’Anjouan en 2009, nous venons de connaître une énième tragédie avec le naufrage du Madjriha. Le temps du recueillement passé, arrive le temps des interrogations pour faire en sorte que notre pays ne continue à sombrer dans ce que le journaliste Madi Moindjié a qualifié de série noire dans ces colonnes.


Dans la foulée du drame, j’ai assisté è une interview du Ministre des Transports, sur te plateau de notre télévision nationale. Il a annoncé comme principale mesure, l’interdiction à tout bateau ne respectant pas les normes de flotter. C’est sans doute une très bonne mesure. Sauf qu’elle constitue incontestablement un aveu de responsabilité sur ce qui nous est arrivé. Inutile donc de chercher des bouc-émissaires. L’administration et le gouvernement sont responsables, ce qui ne signifie pas que l’on ne doit pas Lire la suite de cette entrée »

COMORES : « Le secteur maritime n’est pas le seul à faire naufrage »

COMORES : « Le secteur maritime n'est pas le seul à faire naufrage »

 

Les leçons du naufrage du Madjriha
 

Par Saandi Assoumani
 
 

Après le Niyati Soifa en 1996, le Samson en 2004, le Moubarak en 2006, le Bateau île d’Anjouan en 2009, nous venons de connaître une énième tragédie avec le naufrage du Madjriha. Le temps du recueillement passé, arrive le temps des interrogations pour faire en sorte que notre pays ne continue à sombrer dans ce que le journaliste Madi Moindjié a qualifié de série noire dans ces colonnes.
Dans la foulée du drame, j’ai assisté è une interview du Ministre des Transports, sur te plateau de notre télévision nationale. Il a annoncé comme principale mesure, l’interdiction à tout bateau ne respectant pas les normes de flotter. C’est sans doute une très bonne mesure. Sauf qu’elle constitue incontestablement un aveu de responsabilité sur ce qui nous est arrivé. Inutile donc de chercher des bouc-émissaires. L’administration et le gouvernement sont responsables, ce qui ne signifie Lire la suite de cette entrée »

Comores : Rupture consommée entre Orange et UNDC

«C’est clair, politiquement I’UNDC n’a plus de lien de coopération directe avec le mouvement Orange». En nous confiant ces propos hier, l’ancien ministre Said Abdallah Cheikh condamnait les « agissements » de l’une des principales forces de la majorité.
Pour M, Chekh Soilihi, qui s’est présenté comme le porte-parole du parti ayant porté Mohamed Taki Aboulkarirn au pouvoir, Orange doit clarifier sa position « être dedans ou dehors ».
A l’entendre, le mouvement Orange « n’a jamais réellement existé», mais, a-t-il révèle, «c’était une stratégie conçue par Kiki et moi pour renforcer et multiplier les chances de victoire de l’Undc dans les dernières échéances électorales ». Pour preuve, le  responsable de l’Undc confie que presque tous les élus qui se réclament aujourd’hui du mouvement Orange, seraient tous élus sous l’étiquète de l’Undc. « L’Undc réclame leur réintégration sinon ils s’excluent eux-mêmes, » avertit-il. Il a tenu à rappeler leur appartenance à la mouvance présidentielle même s’il «déplore» l’absence des assises et des structures politiques « capables de conduire la mouvance vers les défis à venir », L’Undc «soutient» donc les deux exécutifs, de l’union et de l’ile, mais demande avec insistance une «implication effective » de son parti dans la gestion des affaires de l’Etat. A la question de savoir si au bout du compte l’Undc n’est pas devenue un parti fictif qui se  repose sur ses anciens lauriers, il a répondu que c’est Lire la suite de cette entrée »

Suivez nous :
Twitter Facebook  RSS

http://www.wikio.fr
Annonces
Mots clés