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Comores : La guerre des polices a repris

Un véhicule de police « pris en otage » ou « récupéré », c’est selon l’institution (île ou Union) où l’on se trouve, des rixes entre policiers et des arrestations, voici le déroulement d’une journée mouvementée « des polices ». Une fois de plus, les hommes en uniforme sous les ordres du pouvoir central et ceux qui sont gérés par l’île de Ngazidja, sont entrés en opposition. Des incidents qui réveillent encore une fois le conflit des compétences qui oppose depuis la nuit des temps Unionistes et insulaires.
Tout a commencé par des arrestations aux abords de Chindini. Une imposante délégation de l’opposition a voulu se rendre à Mohéli par vedette, pour assister à une cérémonie religieuse de la « Convergence nationale pour mai 2010 ». Mais elle est arrêtée par la police et conduite manu militari à Moroni avant d’être relâchée quelques heures plus tard. Selon l’officier Nassuf Kayssane, chef adjoint du commissariat central de Moroni, « ce groupe est arrêté sur des instructions de la hiérarchie. C’est pour des raisons de sécurité qu’ils sont interpellés ».
Une autre source policière indique que « l’opposition est interdite de voyage car les Djapawa ne sont pas des moyens de transport en commun. Ils ont un seul usage, celui de la pêche ». Ces membres influents de l’opposition sont laissés libres quelques heures après mais cette arrestation est restée au travers de la gorge. Les éléments de la Lire la suite de cette entrée »
La guerre des polices a repris
Le dernier affrontement entre les polices des deux bords remonte au 2 octobre dernier. Ce jour là , les flics restés fidèles á l’exécutif de Ngazidja avaient attaqué le Commissariat central de Moroni contrôlé par la police nationale sous les ordres du Ministre de l’intérieur de l’Union pour hisser le drapeau de l’île et tabassé au passage les flics qui étaient de garde. Le coup a été minutieusement préparé pour coïncider avec la sortie des fidèles des mosquées de vendredi de la capitale. Les flics de deux bords s’étaient bagarrés comme des vulgaires voyous au sein même du Commissariat central et il fallait l’intervention de la gendarmerie pour que la bataille rangée soit arrêtée. Les policiers á l’origine de ces affrontements ont passé quelques jours en prison avant d’être relâchés.
Cette énième altercation entre les flics, censés assurer notre sécurité, met á nue encore une fois, l’incompétence de nos dirigeants á régler Lire la suite de cette entrée »
Le chef de l’exécutif de Ngazidja s’élève contre un pouvoir autocratique
Abdouloihabi qui persiste à refuser l’appellation de « gouverneur », cite notamment la révision de la loi fondamentale, la guerre des polices, la main mise des administrations préfectorales par le ministre de l’intérieur, la convocation du collège électoral pour les législatives et d’autres actes politiques qui, aux yeux de l’autorité de l’île, ont terni l’image du pays. Le pouvoir central est accusé d’agir agi « sans état d’âme, ni respect des lois ». Un discours bilan qui prend vite les allures d’un véritable procès contre le régime du président Sambi, et qui appelle à la Resistance.
La crise sociale et politique dit-il en substance que le pays traverse actuellement sont les résultats de la stratégie adoptée par le président Sambi dont le seul dessein serait « de s’éterniser au pouvoir » et ce, ajoute le chef de l’exécutif, en bafouant la constitution du 23 décembre 2001 ! Lire la suite de cette entrée »
La Mafia comorienne, moins visible, est plus dangereuse que la Cosa Nostra
AL Capone, Lucky Luciano, Vito Genovese, Tommaso Buscetta, Salvatore Riina, Bernardo Provenzano, John Gotti, Vito Corleone, Frank Costello, des noms célèbres de la Mafia italienne.
La police des polices, Interpol….commence déjà à répertorier des noms aux consonances familières, des identités de nos terroirs…Aboudou Mroipvili, Halima Bacar, Hassane Mhamadi, Abou Mlamali, Malide….
Fensso exagère ?
Une comparaison, vous fera sursauter…Si la mafia comorienne, n’en ai pas encore aux trafics d’êtres humains, elle n’en est pas encore loin…La plus criminelle des trafics des »désespérés » se déroule sous nos yeux, tous les jours.
Des embarcations de fortune les transportent vers Mayotte, enrichissant des groupes maffieux biens installés dans les îles avec des ramifications institutionnelles connues à Moroni, Mitsamiouli, Mutsamdu, Domoni, Fomboni et à Mayotte. Des dizaines d’enfants, des femmes enceintes, de jeunes pleins d’espoir, meurent dans des conditions atroces, tous les mois, noyés…..dans l’indifférence coupable, en payant en plus des droits de passage à une mort certaine de 200 euros. Une fortune.
Les groupes maffieux comoriens font plus de morts que toutes les organisations criminelles recensées en Italie telles que la Camorra de Naples, la Cosa Nostra de Sicile, Ndrangheta de Calabre, la Sacra Unita dans les Pouilles et la Stidda en Sicile.
Les activités de la Maffia comorienne recouvrent depuis toujours deux grands secteurs : La mainmise totale des DOUANES et du FISC, et comme en Italie, le VOTO DI SCAMBIO, autrement dit »LE VOTE D’ECHANGE » pour achat de consensus électoral contre les faveurs accordées à une partie de l’électorat.
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En pleine période électorale, les commerçants font la queue pour affirmer leur soutien électoral et financier, en échange d’un avantage douanier ultérieure quelconque. Aujourd’hui, on aligne des candidats indépendants, parfois inconnus et qui gagnent ou en passe de gagner…en distribuant de l’argent….aux électeurs….au grand jour.
La Mafia des douanes coiffée par une direction collégiale occulte limitait ses activités dans la taxation au rabais et le dédouanement frauduleux des marchandises. Elle tend aujourd’hui à développer une stratégie dangereuse d’infiltration de la société civile et des institutions politiques.
La pratique est devenue la règle : racketter avant dédouanement. Des commerçants importateurs de ciment, de riz de luxe, de matériaux de construction, d’alcool, de cigarettes, déposent des sommes importantes dans le circuit de la Mafia douanière. On mise dans la certitude de gagner plus.
Une fois la marchandise arrivée, la taxe douanière est divisée en en quatre parties (1 million divisé par 4). Une partie est soustraite de la taxe (250.000 fr) que devrait payée le commerçant en récompense pour sa participation à l’opération mafieuse, une partie (250.000 fr) revient au chef de la Douane, une partie (250.000 fr) aux différents intervenants douaniers et la quatrième partie (250.000 fr) rentre dans les caisses de l’Etat. Cette équation toute simple est la base de la tarification douanière…et de l’enrichissement illicite.
Pour maintenir le système, les statistiques douanières sont manipulées à outrance et le système douanier informatisé ne voit que du feu, les éléments enregistrés sont viciés à la source…
Et comme ailleurs, la loi est la même : »Je ne vois pas, je n’entends pas, je ne parle pas. »
Ce n’est pas parce que les mafieux de la douane ont peur des représailles. Non. Encore moins de la justice. Pouwah ! Simplement parce que les moins loties aujourd’hui espèrent un jour accéder à la hiérarchie le plus élevée pour racketter à leur tour. Le silence complice.
La deuxième filière est la filière de la drogue, plus dynamique et plus cruel. Il s’appuie sur le vaste réseau du commerce informel, pour écouler la marchandise… Les brouettes, les tables qui s’alignent sont devenues les guichets ouverts 24 heures sur 24.
Alors que les frontières comoriennes sont une passoire…les trafiquants n’hésitent pas encore à faire passer la marchandise aux douanes et à se faire chopper quelquefois.
La dernière activité criminelle reste la contrefaçon des billets. Si nos billets de banque sont infalsifiables, les criminels écoulent leurs faux billets dans les marchés publics pénalisant les plus pauvres, en leur donnant en échange de leurs marchandises et parfois de leurs billets propres, de la monnaie de singe.
Mais la Mafia la plus dangereuse est celle qui nous vienne de l’extérieur. Le vote sur la citoyenneté économique est l’exemple le plus frappant d’une Mafia qui agit au grand jour…avec la complicité du pouvoir.
L’Etat dit disposer de 175 millions de dollars, parce qu’elle a déjà gaspillé les 25 millions sur les 200 millions promis. Aucune trace de cet argent utilisé, aucun document signé sur la disponibilité de cette somme ou de sa provenance…
Il en est de même de la licence que l’Etat a accordé à la société CGH. Pas un rond dans les caisses de l’Etat alors que les bénéficiaires, Kiwan et compagnie ont revendu la licence à plus d’un (35 millions de dollars) pour engager des travaux au rabais de ports d’embarcation de passagers.
Tout gouvernement s’engage à lutter contre la corruption. Sambi avait annoncé un mot d’ordre et un chiffre »Tolérance Zéro », pour n’obtenir au finish que la note Zéro en matière de lutte conte la corruption.
Les fuites des capitaux, les placements financiers à l’étranger échappent au fisc. Cet argent liquide subtilisé dans les services financiers et les sociétés d’Etat, court-circuitent le circuit bancaire comorien. Interpol, la police des polices, centralisent les informations, facilite la coopération internationale en la matière, mais le gouvernement comorien ne sollicite jamais sa collaboration, de peur de voir ses membres se faire coincer eux mêmes !
Et ce n’est que la partie immergée de l’Iceberg ?
Source : Fensso
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