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Affaire SAGC : Un conflit d?intérêt bien apparant
On aurait pu raisonnablement penser que toute tentative d’exproprier la famille Abbass Djoussouf des locaux de la SAGC allait être empêchée et étouffée par monsieur Ali Djoussouf, demi-frère du premier et directeur du service des affaires foncières et domaniales de Ngazidja. On aurait pu lui reprocher légitimement de favoritisme à l’égard de la famille de son frère décédé il n’y a pas si longtemps.
Mais non seulement, il n’a pas agi pour rétablir la justice dans cette affaire qualifiée de « sordide » par certains, mais il se trouve au cœur de cette tourmente juridico-foncière.
C’est lui, en tant que directeur du service du domaine et frère de l’ancien ministre, qui aurait mis en place tout un montage administratif pour faire tomber les locaux de la SAGC dans le domaine privé de Ngazidja. Et pourtant, c’est avec l’autorisation de son frère défunt qu’il a pu installer un commerce sur la propriété litigieuse.
Aujourd’hui, puisqu’on lui demande d’abandonner la jouissance des lieux aux ayants droit, il fomente un scénario « convaincant » pour exproprier la famille Abass Djoussouf. Et le comble dans cette histoire, c’est l’écoute attentive qu’il reçoit des autorités, notamment judiciaires et de ses supérieurs hiérarchiques.
Soit M. Ali Djoussouf a raison et que les locaux de la SAGC appartiennent à l’Etat. Mais à ce moment-là, le directeur du service du domaine s’est délibérément tu pour continuer à jouir de la parcelle où il a installé son containeur. Ce qui lui Lire la suite de cette entrée »
Les héritiers d’Abbas Djoussouf parlent d’un « abus de pouvoir »
Alors que le juge des référés du tribunal de Moroni devrait rendre sa décision, samedi dernier, celle-ci est reportée, pour la deuxième fois, prolongeant, ainsi, l’attente des héritiers d’Abbas Djoussouf. La propriété de la SAGC acquis en 1994 par cet ancien premier ministre, mort récemment, est au c½ur d’un litige foncier. La direction des impôts de l’île de Ngazidja et le service des affaires foncières et domaniales de l’île, au sein duquel travaille, Ali Djoussouf (Abi), demi-frère d’Abbas, remettraient en cause la propriété de l’ancien premier ministre sur la SAGC et l’acte de vente du domaine lui-même.
Ils réclament en même temps le paiement de 46,8 millions de francs au titre des taxes de propriété. Où se trouve l’erreur ? Et pourtant, Naïla Abbas assure que leur domaine est en règle au niveau des impôts. « Nous n’avons aucune taxe à verser. C’est de la pure invention, un montage », a-t-elle indiqué lors d’un point de presse au foyer des femmes de Moroni entourée de son frère Nichad, de son mari Fahmy Thabit et Abdéremane Ahmed Koudra. « De toute façon, on ne peut pas exproprier quelqu’un parce qu’il n’a pas payé des impôts », croit savoir Abderemane Ahmed Koudra.
Tout serait parti de la sollicitation des enfants Lire la suite de cette entrée »




