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Foundi Gaba est parti

Ils étaient des milliers et des milliers, les personnes qui ont accompagné l’enseignant Aboubakar Miradji, alias Fundi GABA á sa dernière demeure ce lundi 9 aout 2010 á Moroni. La mort brusque de cet enseignant a choqué plus d’un, d’autant plus qu’il ne montrait pas de signe de maladie apparente. Fundi GABA a initié l’enseignement coranique et arabe á des générations entières d’enfants avec son compère Fundi Chabani dans le quartier de Mtsangani á Moroni, dans le quartier de Ribatu où il résidait, mais aussi dans les établissements privés tels que le Groupe Scolaire Foundi Abdoulhamid. Ces élèves ainsi que leurs parents lui ont ainsi rendu un vibrant hommage lors de ces funérailles. Fundi GABA, cet enseignant cordial et généreux, aimait les enfants et les enfants lui rendaient cet amour.

Il n’était pas seulement un enseignant d’école coranique, mais aussi un artiste et un sportif accomplis. Il a animé plusieurs madjliss et cérémonies religieuses avec ses amis, puisqu’il était un flûtiste avéré, reconnu de tous et un joueur compétent de tous les instruments des chants religieux. Membre de Tariqua Chadhuili, il ne ratait pas les manifestations religieuses de cette confrérie. Fundi GABA était aussi un sportif accompli, un basketteur hors pair qui a participé á la fameuse épopée de l’équipe de Basket bal qui a remporté la médaille d’or lors des jeux des îles de l’océan indien en 1979.

Il nous quitte subitement á 49 ans en laissant derrière lui 4 enfants. Le blog Lire la suite de cette entrée »

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Le message du Chef de l’Etat à la Nation à l’occasion de la fête nationale

Le message du Chef de l'Etat à la Nation à l'occasion de la fête nationale

Après les louanges à Allah et les salutations au Prophète, à sa famille et à ses compagnons, le Président de la République a adressé à la Nation un discours en langue nationale prononcée devant la nombresuse assistance réunie au Stade de Missiri à Mutsamudu-Anjouan, ce mardi 6 juillet 2010 (PREMIERE PARTIE) traduit du comorien par le Département Communication de la Présidence de l’Union des Comores)

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Honorables Ulémas,
Autorités de l’Etat
Guides communautaires
Excellence Messieurs les Représentants des organismes internationaux,
Honorables invités venus de l’étranger
Chers parents, Chers fières et s½urs, grands et petits et chers enfants,
Honorable assistance
Que Dieu vous assiste tous, vous protège, vous honore et fasse de vous ses meilleurs serviteurs dans ce monde qui vivront dans la paix, la sécurité et la stabilité dans ce monde et qui, quand ils reviendront vers Lui, qui hériteront de la demeure de la paix dans son paradis, incha-Allah.
Permettez-moi de m’adresser en langue étrangère à l’intention de nos hôtes qui ne comprennent pas notre langue avant de parler c½ur à c½ur avec vous. Après ces propos destinés à nos amis étrangers, arabes, turcs et d’autres nationalités encore et compte tenu du Lire la suite de cette entrée »
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Le message du Chef de l’Etat à la Nation à l’occasion de la fête nationale

Le message du Chef de l'Etat à la Nation à l'occasion de la fête nationale



Après les louanges à Allah et les salutations au Prophète, à sa famille et à ses compagnons, le Président de la République a adressé à la Nation un discours en langue nationale prononcée devant la nombresuse assistance réunie au Stade de Missiri à Mutsamudu-Anjouan, ce mardi 6 juillet 2010 (PREMIERE PARTIE) traduit du comorien par le Département Communication de la Présidence de l’Union des Comores)
- Honorables Ulémas,
- Autorités de l’Etat
- Guides communautaires
- Excellence Messieurs les Représentants des organismes internationaux,
- Honorables invités venus de l’étranger
- Chers parents, Chers fières et s½urs, grands et petits et chers enfants,
- Honorable assistance

Que Dieu vous assiste tous, vous protège, vous honore et fasse de vous ses meilleurs serviteurs dans ce monde qui vivront dans la paix, la sécurité et la stabilité dans ce monde et qui, quand ils reviendront vers Lui, qui hériteront de la demeure de la paix dans son paradis, incha-Allah.

Permettez-moi de m’adresser en langue étrangère à l’intention de nos hôtes qui ne comprennent pas notre langue avant de parler c½ur à c½ur avec vous. Après ces propos destinés à nos amis étrangers, arabes, turcs et d’autres nationalités encore et compte tenu du temps qui nous reste, parlons entre nous de l’événement qui nous réunit aujourd’hui.
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En pareil journée, il y a une question à la fois importante et redoutable qu’il convient de se poser. Quel est l’intérêt, dans le monde d’aujourd’hui, pour des hommes jadis sous la domination coloniale, d’accéder à leur indépendance ?

Ceux qui veulent comprendre, pourraient faire la comparaison entre nous qui avons opté pour l’indépendance et nos frères mahorais qui choisi de rester sous la colonisation.

Certes, à Mayotte, nos frères ont plus d’argent que nous et nous souhaitons qu’ils en aient davantage car ses retombées nous parviennent. Certes également, à la fin de chaque mois ils perçoivent leurs salaires. Certes enfin ils ont de meilleurs hôpitaux, suffisamment d’écoles pour leurs enfants, de meilleures routes que les nôtres et beaucoup d’argent qui circule dans l’ile de Mayotte.

Pour vous donner mes frères, un élément de comparaison, les recettes de l’Etat comoriens ajoutées aux aides extérieures, ne totalisent même pas 45 millions d’euros pour l’année 2009 alors que dans la même période, la somme d’argent destinée à Mayotte par la France s’élève à 740 millions d’euros avec une population de de 186.000 habitants contre près de 700.000 dans les trois autres iles. Il n’y a donc pas besoin d’entamer un débat là-dessus avec eux. Ils ont plus d’argent que nous.

Toutefois il ne faut pas observer seulement cet aspect du problème. Nous devons prier pour que nos frères mahorais aient plus de moyens financiers encore. D’ailleurs, ils devraient m’aimer car depuis que je suis là, ils bénéficient de plus de subventions qu’avant. Cependant, mes frères, à bien y regarder, vous vous rendrez compte, que nous jouissons de beaucoup de choses dont nos frères ne disposent pas étant sous domination coloniale. Notre indépendance nous a donné accès à bien des positions que nos frères n’ont pas.

Quand j’en parle, nos frères s’en irritent. Mais lorsque je dis que nous avons plus de 200 médecins comoriens contre moins de dix à Mayotte, ce n’est pas pour les dénigrer mais c’est la vérité.

J’en parle pour que vous comoriens compreniez qu’il est bien meilleur d’être indépendants.

Nous avons donc plus de 200 médecins comoriens grâce à notre indépendance. Combiens de nos enfants reviennent de Chine après leurs études, de pays d’Asie comme la Malaisie, l’Indonésie, le Pakistan et même le Bangladesh ? combien d’enfants ont fini leurs études dans les pays arabes, les pays européens, aux Etats-Unis, au Canada et en Australie ? Combiens sont dans les pays africains ? Sans notre indépendance, nos enfants n’auraient jamais eu accès à ces études.

Il est donc inexact de dire qu’il aurait mieux valu rester sous la colonisation.

Vous les jeunes, nés après 1975, demandez à vos parents et vos ainés comment était ce pays à cette époque. Mes frères, j’ai assisté à un match sur le terrain de Hombo en 1974 où jouait une équipe mahoraise. Si quelque chose a changé depuis dans ce stade, c’est peut-être le grillage.

Certes, nous n’avons pas d’argent pour construire les stades comme à Mayotte mais grâce à l’amitié que nous avons tissée, nous avons un nom aux Nations Unies, nous avons un drapeau connu dans le monde et un hymne national. Un Comorien peut monter à la tribune des Nations Unies et parler en votre nom. Un ressortissant comorien s’adressant au monde du haut de la tribune des Nations Unies ne peut aujourd’hui venir que de Ngazidja, Mwali ou Ndzouani. Aucun ressortissant mahorais ne peut y avoir accès jusqu’à ce qu’il vienne nous rejoindre.

Je vous dis tout cela mes frères pour infirmer l’argument selon lequel il aurait mieux valu rester sous domination coloniale. L’indépendance nous a apporté des bienfaits, une dignité et un honneur. Il y a aujourd’hui des frères ministres. Combiens sont députés, magistrats, ulémas dans la religion et dans les autres branches du savoir ? Si nous n’avions pas accédé à l’indépendance, jamais nous n’aurions eu cet honneur, cette dignité, ce savoir.

Mes frères, sans vouloir m’étaler sur ce point, il est important de rappeler tout cela en un jour pareil pour dire merci aux députés qui, ensemble avec le Président AHMED ABDALLAH ABDEREMANE ont proclamé l’indépendance en 1975 et leur exprimer notre reconnaissance et notre satisfaction pour leur acte.

Cela ne signifie pas qu’aujourd’hui où nous célébrons le 35ème anniversaire de cet événement, tout va pour le mieux. Loin de là. Je reconnais que dans la vie nationale depuis cette époque à nos jours, beaucoup de ce qui a été fait a été détruit. Toutefois, nous ne devons pas imputer la cause à notre indépendance. Demandons-nous plutôt comment remédier à cette situation.

De nombreux pays africains qui célèbrent leur cinquantième anniversaire aujourd’hui sont en deçà de nous en bien des domaines. Toutefois, tout en admettant que nous connaissons la pauvreté, l’ignorance et d’innombrables difficultés, que de nombreux comoriens n’ont pas accès à l’électricité et à l’eau potable, que des villages où il n’y a même pas d’infirmier ne sont pas accessibles par une route, nous ne devons pas en imputer la cause à l’indépendance.

Nous devons nous en prendre à nous même et sur la façon dont nous avons géré le pays. Si nous étions restés sous la colonisation, nous n’aurions jamais eu ni nos médecins, ni nos ingénieurs, ni nos magistrats, ni nos ulémas. Nous devons nous en prendre à ceux qui ont eu ou qui à gérer le pays y compris moi-même, même si les responsabilités sont plus à rechercher dans les bureaux.

Je le dis souvent mes frères, je ne peux à la fois être le président et en même temps le policier, le gendarme, le Cadi et le médecin. On me disant ce matin à Ngazidja qu’un des vedettes qui nous ont été offertes par la Turquie est déjà hors d’usage. Avant cela, le bateau de pêche offert par l’Iran a sombré et ce n’est que maintenant qu’on cherche à le réparer. Un des engins de terrassement en provenance des Emirats est déjà en panne. Et ainsi de suite.

Ainsi, je fais de mon mieux mais les bureaucrates, à commencer par les Ministres ont une grande responsabilité. Cela fait partie de ce qui doit être dit.

Mes frères, parmi les avantages de l’indépendance, il y a le réseau d’amitié que nous avons tissé. Ici même, à cette tribune, il y a des frères venus de Turquie avec un projet qui servira d’abord les plus démunis et dont je parlerai plus tard. Jusqu’ici, mes démarches ont plus bénéficié aux fonctionnaires et aux agents de l’Etat. Cette fois-ci, je compte servir les plus pauvres.

Egalement, au moment où je vous parle, une délégation libyenne est arrivé à Moroni et se rendra ici à Anjouan pour me rencontrer ce soir ou demain matin.

Mes frères, vous êtes au courant de ce que fait la Chine, les pays arabes, européens et d’autres qui nous avaient abandonnés et qui sont revenu comme le japon et l’Allemagne. Tout cela parce que nous sommes indépendants. Sans notre indépendance, nous n’aurions jamais vu eu ces relations. Les bonnes dispositions des ces pays amis, les égards dont nous sommes l’objet aujourd’hui sont le fruit de notre indépendance. Nous devons en rendre grâce à Dieu pour ces bienfaits sans omettre de désigner et dénoncer ceux qui ont failli à leurs responsabilités et ceux qui ont été chargé du gardiennage du bien commun et qui en sont devenu les voleurs.

En tout état de cause et alors que je m’adresse à tous les comoriens, qui me suivent en direct sur les ondes dans le pays et à l’extérieur, je voudrais leur dire que notre pays fait face à un meilleur avenir. Il y a ceux qui croient. On se passera de ceux qui n’y croient pas. Notre pays n’a jamais eu les bonnes perspectives qu’il a aujourd’hui. Vous en connaissez une partie.

Il y a les perspectives financières dont un enfant pourrait faire le calcul, notamment les 175 millions de dollars de la citoyenneté économique, les 540 millions de dollars de Doha, les 50 millions de dollars de l’Arabie Saoudite, les fonds annoncés par les instituions financières comme la BAD avec ses 10 millions d’euros, les perspective ouvertes après le satisfecit du FMI et de la banque Mondiale à l’égard des Comores avec la possibilité de l’effacement totale des 144 millions de dollars de la dette du pays qui constituera, une nouvelle renaissance.

D’autres bonnes nouvelles sont attendues dans les jours qui viennent mais j’en garde encore le secret par crainte des gens malintentionnés.

Tout cela dépendra de la contribution qui est attendu de la part de vous et que l’Afrique a décidé de promouvoir cette année : la paix, la sécurité et la stabilité.

source:beit salam

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DÉCÈS DE ABBAS DJOUSSOUF ( 1942-2010)

DÉCÈS DE ABBAS DJOUSSOUF ( 1942-2010)

Image d’archives
COMMUNIQUE LU A LA RADIO NATIONALE DES COMORES A 13H52.

C’est pour vous informer le décès de l’ancien Premier Ministre ABBAS DJOUSSOUF survenu ce dimanche à Maurice. L’enterrement aura lieu le mardi 15 juin 2010 à Moroni.

Paix à son âme et que Dieu lui accorde une place exceptionnelle à Son Paradis Incha Allah.

Nous présentons nos sincères condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à ses proches. INNA LILLAH WA INNA ILAYHI RAJIAOUNE. .. ( L’équipe Roinaka )

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