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Les héritiers d’Abbas Djoussouf parlent d’un « abus de pouvoir »
Alors que le juge des référés du tribunal de Moroni devrait rendre sa décision, samedi dernier, celle-ci est reportée, pour la deuxième fois, prolongeant, ainsi, l’attente des héritiers d’Abbas Djoussouf. La propriété de la SAGC acquis en 1994 par cet ancien premier ministre, mort récemment, est au c½ur d’un litige foncier. La direction des impôts de l’île de Ngazidja et le service des affaires foncières et domaniales de l’île, au sein duquel travaille, Ali Djoussouf (Abi), demi-frère d’Abbas, remettraient en cause la propriété de l’ancien premier ministre sur la SAGC et l’acte de vente du domaine lui-même.
Ils réclament en même temps le paiement de 46,8 millions de francs au titre des taxes de propriété. Où se trouve l’erreur ? Et pourtant, Naïla Abbas assure que leur domaine est en règle au niveau des impôts. « Nous n’avons aucune taxe à verser. C’est de la pure invention, un montage », a-t-elle indiqué lors d’un point de presse au foyer des femmes de Moroni entourée de son frère Nichad, de son mari Fahmy Thabit et Abdéremane Ahmed Koudra. « De toute façon, on ne peut pas exproprier quelqu’un parce qu’il n’a pas payé des impôts », croit savoir Abderemane Ahmed Koudra.
Tout serait parti de la sollicitation des enfants Lire la suite de cette entrée »
SAGC : Une affaire sordide
Qui a dit que la vie serait mieux si les monstres restaient d’abominables monstres… Car qui aurait pensé que ses airs paisibles et sa légendaire discrétion dissimulaient un Janus plus cruel que Néron.
Les choses évidentes sont parfois les plus difficiles à démontrer. Les faits. L’affaire est au départ des plus banales. Novembre 2009, Ali Djoussouf demande à son Abbas Djoussouf (déjà sérieusement affecté par la maladie) l’autorisation d’installer un container à usage commercial sur le site de la SAGC. Abbas donna son accord – verbal – avec l’assentiment de ses enfants; tout en lui signifiant de pas entreprendre des travaux en dur en prévision d’aménagements prévus dans des délais assez courts. Ce dont il accepta.
Mais lorsqu’en février 2010 on lui demanda de libérer la parcelle, Abi – qui avait prolongé le container d’une structure en béton, opposa un refus catégorique. Toutes les médiations (des proches, des notables, le maire de la Lire la suite de cette entrée »




