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Libye : Le sang du lion et le festin des rats

Libye : Le sang du lion et le festin des rats

Syrte ou la Stalingrad du désert, aura résisté de tout son sang contre la barbarie céleste de l’OTAN et ses mercenaires indigènes. Au milieu de ruines fumantes de la ville martyre, un lion est mort. Un lion qui, de son vivant comme dans sa trépas, aura rendu sa fierté à sa patrie, à son peuple, à son continent et à tous les damnés de la terre.

 

 

Autour de son corps agonisant, tels des rats affamés, les barbares du CNT et de l’OTAN se sont disputés des lambeaux de sa noble chair.
« C’est nous qui l’avons achevé » clament les rats du Shape et de l’Elysée.
« Non, c’est nous. » rétorquent les rats indigènes.
Le corps lacéré de Kadhafi, c’est la Libye lacérée, donnée en pâtures à l’OTAN et au CNT.
La Libye de Kadhafi était un pays fier. Ses citoyens ne devaient pas quémander l’aumône à la porte des seigneurs européens.
La Libye de Kadhafi était Lire la suite de cette entrée »

COMORES /Mayotte se bat pour ne pas être un département « au rabais »

COMORES /Mayotte se bat pour ne pas être un département « au rabais »

Depuis plus de trois semaines l’île de Mayotte, nouveau département français, connaît des affrontements sans précédent. En ligne de mire pour les manifestants, la baisse des prix d’une dizaine de produits de consommation courante et le besoin d’être considérés comme des citoyens français à part entière.
 
Barrages improvisés
 
Chaque village de brousse s’organise comme il peut. Si les syndicalistes mènent les négociations en haut lieu, dans la rue les syndicats passent au second plan.
 
La population mahoraise s’est appropriée la lutte contre la vie chère. Depuis trois semaines maintenant, ce petit caillou du milieu du canal du Mozambique situé entre l’Afrique et Madagascar vit au rythme des heurts. Boutiques fermées. Administrations désertées. C’est toute une économie qui se retrouve au ralenti dans ce département français tout neuf.
 
Le mouvement a débuté le 27 septembre à l’initiative de la CGT Mayotte et de la CFDT.
 
 
 
Galets et cocktails Molotov
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FO et la CFE-CGC ont rejoint la table des négociations par la suite. La tension a augmenté, particulièrement la semaine dernière avec des affrontements à coups de galets et de cocktails Molotov. Samedi soir, les négociations ont une nouvelle fois échoué.
 
Ce que veulent les syndicats ? Ils demandent la baisse des prix de produits de consommation courante. Un petit tour dans les rayons du Jumbo score de Kawéni au nord de Mamoudzou suffit pour voir que quelque chose cloche. Acheter des produits laitiers est un luxe.
 
La cuisse de poulet est même devenue le symbole de cette lutte. Les dix kilos sont à 27 euros à Mayotte « quand il faut compter 17 euros aux Comores » note Rivo Rakotondravelo, représentant du syndicat enseignant SNUIPP. Son organisation a fait le choix de ne pas participer au mouvement. Parce que le problème est ailleurs. « Il faut parler de pouvoir d’achat. De travail », estime-t-il.
 
La fin de la collectivité départementale de Mayotte était pourtant porteuse de tous les espoirs. Des attentes qui ont été accentuées par la déclaration de Nicolas Sarkozy le 18 janvier 2010 lors de ses v½ux à l’Outre-mer :
 
« Vous êtes Français depuis 1841, bien longtemps avant Nice et La Savoie. Mayotte, c’est la France ! Mayotte est française, et elle le restera. »
 
 
 
Un smic diminué de 15%, pas de RSA
 
Mais voilà, les Mahorais estiment qu’ils sont des Français de seconde zone. Ils pensent ne pas être considérés comme les habitants de la Creuse par exemple. On est loin du « département moukaka », le département entier voulu par le député Modem Abdoulatifou Aly. Le smic ne représente que 85% du smic métropolitain soit 1 069,77 euros. En 2003, il était à 499 euros. Il n’y a pas de RMI à Mayotte. Et les allocations familiales sont nettement inférieures à ce qui se pratique sur d’autres territoires ultra-marins.
 
A titre de comparaison, une famille avec cinq enfants percevra 582,80 euros par mois sur l’île voisine de La Réunion contre 140 euros à Mayotte. Il existe aussi un fossé pour l’allocation de rentrée scolaire : 275 euros pour un enfant à La Réunion et 103 euros à Mayotte.
 
La départementalisation devait apporter son lot d’aides et permettre une augmentation du pouvoir d’achat. A terme, peut-être. Mais dans l’immédiat aucune évolution nette. L’Etat a souhaité aller progressivement pour « accompagner le développement économique de l’île », explique-t-on en préfecture. Ainsi le RSA, l’allocation de logement social ou de parent isolé ne seront perçues que dès l’année prochaine. Mais elles ne représenteront que 25% des prestations versées dans un département français classique. Voilà qui énerve et pousse de nombreux Mahorais à parler de « département au rabais ».
 
Rivo Rakotondravelo note :
 
« Nous n’avons pas d’attente par rapport à la départementalisation. C’est la réalité. On est Français ou on ne l’est pas. Le problème c’est que nous sommes toujours dans une situation néocoloniale avec d’un côté les grands distributeurs qui sont des m’zungus [métropolitains, ndlr] et en face des Mahorais. Dans les syndicalistes, il y a même des petits commerçants qui demandent la baisse des prix. On parle souvent de productions locales. Des tomates de Mayotte qui sont chères. Mais les gens qui vendent les tomates les vendent à des prix élevés pour pouvoir ensuite s’acheter du poulet hors de prix. »
 
Il serait tentant de faire le parallèle avec la crise survenue aux Antilles en 2009. Mais un Mahorais sourit :
 
« Il a fallu cinquante ans pour que les Antillais se soulèvent. Nous, ça fait six mois que nous sommes un département et on se bat déjà contre la vie chère. »
 
« Mayotte est à genou, le préfet demande la police »
 
En marge de ces manifestations il y a une tension propice aux dérapages. Ainsi les violences ont causé des blessés. Des renforts de police sont donc arrivés, notamment de La Réunion, ce qui fait dire à Rivo Rakotondravelo :
 
« Mayotte est à genou et le préfet demande la police au lieu de mettre la pression sur les cinq personnes qui font la pluie et le beau temps sur l’île. »
 
Ce lundi matin, des manifestants ont demandé la fermeture du bureau de la préfecture chargé d’étudier les dossiers des étrangers venus en nombre de l’île voisine et cousine d’Anjouan, boucs émissaires désignés, à l’origine de tous les maux de Mayotte. Un manifestant explique que « cette action visait juste à mobiliser les employés de bureaux ». Peut-être. Mais des propos tenus dans la manifestation étaient tout autre :
 
« L’Etat s’occupe des Anjouanais avant de s’occuper des Mahorais. »
 
Déjà en mars 2008, lors de l’arrivée à Mayotte de Mohamed Bacar, Président chassé d’Anjouan, des marches avaient été organisées pour demander l’expulsion des sans-papier. Pour une fois, l’Etat n’avait pas attendu les manifestations pour répondre favorablement au désir de la population.
 
 
Nicolas Goinard
Journaliste
 
Source : rue89.com 
 
Publié le 10 octobre 2011

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MAYOTTE : La vie chère, un prétexte pour en découdre ?

MAYOTTE : La vie chère, un prétexte pour en découdre ?

Ce lundi matin, tôt dans la matinée, les manifestants étaient déjà présents et motivés sur la place de la République. Alors que les réunions devront se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine, la rue maintient la pression. Timidement et calmement, les gens venus de tout Mayotte se sont rassemblés tandis qu’à 9h, les syndicalistes étaient reçus par le préfet. Au fur des heures qui passaient, une partie des manifestants est partie vers Kawéni, pour vérifier qu’aucun magasin n’était ouvert. Pendant ce temps à Mamoudzou, des nouvelles têtes sont venues gonfler les rangs. Des banderoles ont été affichés un peu partout sur le rondpoint de la barge, ainsi qu’à la place de la République :"Mayotte, monopole, inégalité, apartheid, mêmes statuts, droits et prix", pouvait-on lire.
En milieu de journée, les manifestants ont décidé de partir vers Kawéni, et comme on pouvait s’y attendre, arrivés au carrefour, ils ont fait des tours du rondpoint SFR. Mais les manifestants bloquant la libre circulation des véhicules, ils ont été sommés de quitter ce passage stratégique. Et évidemment, cela s’est fini par un chargement de la police contre les Lire la suite de cette entrée »

MAYOTTE : La vie chère, un prétexte pour en découdre ?

MAYOTTE : La vie chère, un prétexte pour en découdre ?

Ce lundi matin, tôt dans la matinée, les manifestants étaient déjà présents et motivés sur la place de la République. Alors que les réunions devront se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine, la rue maintient la pression. Timidement et calmement, les gens venus de tout Mayotte se sont rassemblés tandis qu’à 9h, les syndicalistes étaient reçus par le préfet. Au fur des heures qui passaient, une partie des manifestants est partie vers Kawéni, pour vérifier qu’aucun magasin n’était ouvert. Pendant ce temps à Mamoudzou, des nouvelles têtes sont venues gonfler les rangs. Des banderoles ont été affichés un peu partout sur le rondpoint de la barge, ainsi qu’à la place de la République :"Mayotte, monopole, inégalité, apartheid, mêmes statuts, droits et prix", pouvait-on lire. 
En milieu de journée, les manifestants ont décidé de partir vers Kawéni, et comme on pouvait s’y attendre, arrivés au carrefour, ils ont fait des tours du rondpoint SFR. Mais les manifestants bloquant la libre circulation des véhicules, ils ont été sommés de quitter ce passage stratégique. Et évidemment, cela s’est fini par un chargement de la police Lire la suite de cette entrée »

MOUVEMENTS SOCIAUX : »Malmené par la Gendarmerie, Ibrahim ABOUBACAR exige le départ du Préfet »

MOUVEMENTS SOCIAUX :

Une délégation d’une trentaine de Maires, adjoints aux Maires et conseillers municipaux ont rejoint le mouvement de grève générale. Ils accompagnaient Samedi matin les manifestants dans leur marche, avec escorte de gendarmes trop rapprochée, pour la fermeture du magasin Jumbo score.
 
Les politiques rejoignent ouvertement de mouvement
Crédit photo : A.L./Malango

En tête de cortège, deux Ibrahim : Ibrahim BOINAHÉRY, Président de l’Association des Maires et Ibrahim ABOUBACAR, 1er Vice-Président du Conseil Général. Ils réfutent toute récupération politique : « nous descendons dans la rue car les négociations sont dans l’impasse » signale Ibrahim ABOUBACAR. Ils ont un but ce Samedi matin : accompagner les manifestants dans la fermeture de la grande surface JUMBO SCORE, gorgée de monde dès 8h30. Le supermarché avait déjà commencé à évacuer les consommateurs dès l’annonce de l’arrivée des manifestants.
La présence une nouvelle fois massive des camions de gendarmes a irrité maires et manifestants qui ne faisaient que défiler et qui Lire la suite de cette entrée »

COMORES /ECONOMIE MARITIME : QUAND UN ORGANISME ONUSIEN LABELLISE LE PORT D’ANJOUAN

COMORES /ECONOMIE MARITIME : QUAND UN ORGANISME ONUSIEN LABELLISE LE PORT D'ANJOUAN

Leur coefficient de corrélation n’est sans doute pas évident. Pourtant, les évènements de ces derniers temps à priori aux antipodes, font même écho, au-delà d’un même son de cloche. De la réouverture de l’Ecole de Pêche d’Anjouan à la délimitation des frontières maritimes Comoriennes, en passant par la distinction toute récente attribuée au port d’Anjouan par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), une branche pendant longtemps reléguée en second plan est en train de faire émersion. A un point ou l’on ne peut plus l’ignorer : l’économie maritime. De ces évènements, un en particulier, prélude des autres est d’une importance capitale : la frontière maritime.

En effet, la mise en place d’un cadre légal délimitant l’ensemble du territoire Comorien, lato sensu, lui assignant clairement des limites intangibles, confère de facto une souveraineté – jusque là tacite – sur un patrimoine éminemment stratégique.
La géographie des Comores a, depuis toujours, présenté des enjeux économiques majeurs. Pendant longtemps néanmoins, Lire la suite de cette entrée »

COMORES /ECONOMIE MARITIME : QUAND UN ORGANISME ONUSIEN LABELLISE LE PORT D’ANJOUAN

COMORES /ECONOMIE MARITIME : QUAND UN ORGANISME ONUSIEN LABELLISE LE PORT D'ANJOUAN

Leur coefficient de corrélation n’est sans doute pas évident. Pourtant, les événements de ces derniers temps à priori aux antipodes, font même écho, au-delà d’un même son de cloche. De la réouverture de l’Ecole de Pêche d’Anjouan à la délimitation des frontières maritimes Comoriennes, en passant par la distinction toute récente attribuée au port d’Anjouan par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), une branche pendant longtemps reléguée en second plan est en train de faire émersion. A un point ou l’on ne peut plus l’ignorer : l’économie maritime. De ces événements, un en particulier, prélude des autres est d’une importance capitale : la frontière maritime.
En effet, la mise en place d’un cadre légal délimitant l’ensemble du territoire Comorien, lato sensu, lui assignant clairement des limites intangibles, confère de facto une souveraineté – jusque là tacite – sur un patrimoine éminemment stratégique.
La géographie des Comores a, depuis toujours, présenté des enjeux économiques Lire la suite de cette entrée »

MAYOTTE : Couac sur le jour de l’Aïd

MAYOTTE : Couac sur le jour de l'Aïd

Quel sera le jour de l’Aïd ? Lundi soir, on a cru avoir une réponse quand, sur les ondes d’une radio locale, Mohamed Hachim, l’ancien grand cadi de Mayotte, a annoncé que la lune a été vue à Majunga. Surprise de cette annonce tardive, la population s’y soumet et au milieu de la nuit, farines, oeufs, viandes… étaient sur la table de travail. Gâteaux et sambosas cuisaient jusqu’au petit matin. Et là, grande surprise, quand la voix du même cadi annonce que ça n’est pas l’Aïd. Il a donc fallu jeûner encore une dernière fois ce mardi. 
Tant pis pour ceux qui ont cuisiné toute la nuit : il va falloir aller au travail… "Mais qu’est-ce qu’il nous a fait le cadi ?", se sont lamenté les gens, en partant tardivement au travail, après avoir déjeuné pour certains. Les écoles et les entreprises ont ainsi enregistré des retards. On ne sait pas où donner de la tête… Chaque année, alors que partout dans le monde, le jour de l’Aïd est connu à l’avance, à Mayotte, on fonctionne encore avec un système d’un autre temps. Lire la suite de cette entrée »

JEUX DES ÎLES Un choix cornélien

FOOTBALL – Déjà qualifiée pour les demi-finales, la Réunion veut poursuivre sur sa lancée contre Mayotte…. au risque de qualifier Madagascar.
Il y a quatre ans, c’était la Réunion qui était dans cette situation. Accrochée par les Comores (1-1) puis par Madagascar (0-0), elle avait obtenu son salut au prix d’une victoire des Barea sur les Comores (2-0) lors de dernier match de la poule. L’éthique avait été préservée. L’équipe de la Grande-ÃŽle aimerait bien que le tenant du trophée lui rende la pareille aujourd’hui, même si les données sont beaucoup plus complexes.
A Tananarive, il aurait fallu un nul avec des buts pour éliminer la Réunion. Un accord entre les deux formations se serait alors vu comme le nez au milieu de la figure. Là, à Victoria, Mahorais et Réunionnais ont l’embarras du choix. Une victoire mahoraise, un nul voire même une défaite 3-2 de Mayotte éliminerait le sérieux prétendant au titre malgache des huitièmes JIOI. “Sincèrement, je n’y crois plus”, avait avoué Mosa, le sélectionneur des Barea à l’issue de sa défaite de samedi. Probablement parce que Lire la suite de cette entrée »

COMORES / Mayotte, la plus grande pouponnière de France

COMORES / Mayotte, la plus grande pouponnière de France

« Un braillard vient de naître sur le sol français, comme la première chance de sa vie. Une promesse au berceau, du moins l’espère sa mère, qui a bravé tous les dangers, fait la traversée clandestinement sur un vilain bateau depuis les Comores ou parfois Madagascar pour venir accoucher à Mayotte, ce nouveau département au milieu de l’océan Indien. Elle sortira de l’hôpital avec un joli bébé et, presque aussi précieux, une feuille de papier : un extrait d’acte de naissance de la République. »
« Mayotte est ainsi devenue la plus grande pouponnière de France. Ce nouveau département au milieu de l’océan Indien enregistre 8 000 naissances par an, pour une population officielle de 186 000 habitants. Cent deux sages-femmes et sept gynécologues sont occupés à plus que plein-temps. A lui seul, l’hôpital de Mamoudzou, doté depuis 2000 d’une nouvelle maternité ultramoderne, a enregistré, en 2010, 4 270 nouveau-nés. … »
 
Lu dans 
Le conseil de sécurité,
Ayant examiné la demande d’admission à l’organisation des nations unies Lire la suite de cette entrée »

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