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European Court of Human Rights News – MAYOTTE
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INTERCULTUREL FRANCOPHONIES N° 19: LES COMORES: UNE LITTÉRATURE EN ARCHIPEL

Le n° 19, juin-juillet 2011, de la revue semestrielle sur les cultures et littératures nationales d’expression française Interculturel Francophonies, publiée par l’Alliance Française de Lecce et dirigée par Andrea Calì (Università del Salento, Lecce), est consacré à la littérature comorienne. Cette livraison (384 pp. ISBN 9788895343105) sur Les Comores: une littérature en archipel,a été coordonnée par Jean-Luc Raharimanana et Magali Nirina Marson.
Présentation
Archipel confiné dans le lointain et le silence, les Comores connaissent depuis plus d’une décennie un bouillonnement littéraire que peu d’universitaires et de critiques ont remarqué. Les Comores constituent pourtant l’une des cultures les plus anciennes de l’Océan Indien.Komor…ou les quatre lunes, archipel connu des navigateurs arabes et chinois, lieu de passage obligé des premiers migrants malgaches, c’est un territoire mythique qui a développé une riche culture orale, et depuis peu une littérature écrite foisonnante. Une littérature en partition (la littérature comorienne des trois îles indépendantes et la littérature mahorienne, celle de Mayotte restée sous la République Française), une littérature où le Lire la suite de cette entrée »
COMORES : La production du racisme à Mayotte par l’Etat français
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Les mineurs isolés, victimes par ricochet de la « lutte contre les clandestins »
souvient Roukia, 16 ans. Leur mère venait d’être arrêtée, c’était il y a deux
mois. Et puis, il a "quelque temps", ce fut le tour de leur père, le seul Ã
gagner de l’argent, en vendant des vêtements.
 Depuis, la grand-mère maternelle qui loge dans le banga mitoyen "demande de
l’aide aux voisins" pour nourrir les enfants, âgés de 9 mois à 18 ans, tous
nés à Mayotte sauf l’aîné.
 Mais dans le bidonville du "Plateau", aux ruelles boueuses ravinées par les
pluies, la solidarité a ses limites, quand elle doit durer.
 Roukia et son aîné Kamal partent le matin le ventre vide, la collation
distribuée à 11HOO au collège et au lycée fait souvent office d’unique repas.
 Le jeune homme a eu son père la veille au téléphone. "Il m’a dit qu’ils
voulaient revenir", lâche-t-il. "S’ils reviennent en kwassa (barque utilisée
par les passeurs entre Anjouan et Mayotte, ndlr), ça nous fait peur, des gens
meurent souvent" lors de Lire la suite de cette entrée »
OCEAN INDIEN : Pour les Mahorais, le temps du retour a sonné
La collectivité départementale de Mayotte deviendra officiellement le 31 mars le cent unième département de France et son cinquième département d’outre-mer (DOM), avec une formule de départementalisation “progressive et adaptée” s’étalant sur plusieurs années. La réforme statutaire, très attendue, donne des idées à la diaspora mahoraise. Pour nombre “d’expatriés”, le 101e département laisse entrevoir un avenir meilleur… Du coup, le rêve de rentrer au pays devient une évidence pour beaucoup d’entre eux. “Le retour est enclenché. C’est une tendance. A La Réunion, comme en métropole, on souhaite rentrer pour développer notre île”, affirme Andinani Said Ali, chargé de mission à la cohésion sociale près la délégation de Mayotte à La Réunion. Les statistiques ethniques étant illégales, difficile de savoir combien de personnes mahoraises vivent à La Réunion. Selon la délégation de Mayotte, entre 30 000 et 40 000 Mahorais vivraient à La Réunion. Un chiffre moyen, un tantinet supérieur aux 12 000 individus avancés par L’Insee et un brin inférieur aux 60 000 personnes dénombrées par la Fédération des Association de Mayotte. Fin 2010, un rapport du Conseil Economique et Social de La Réunion (CESR) et de l’Insee, a affirmé que la migration des Mahorais ne progressait pas. “La plupart des migrants présents en 1999 ont quitté La Réunion, soit pour retourner à Mayotte, soit Lire la suite de cette entrée »
OCEAN INDIEN : Pour les Mahorais, le temps du retour a sonné
La collectivité départementale de Mayotte deviendra officiellement le 31 mars le cent unième département de France et son cinquième département d’outre-mer (DOM), avec une formule de départementalisation “progressive et adaptée” s’étalant sur plusieurs années. La réforme statutaire, très attendue, donne des idées à la diaspora mahoraise. Pour nombre “d’expatriés”, le 101e département laisse entrevoir un avenir meilleur… Du coup, le rêve de rentrer au pays devient une évidence pour beaucoup d’entre eux. “Le retour est enclenché. C’est une tendance. A La Réunion, comme en métropole, on souhaite rentrer pour développer notre île”, affirme Andinani Said Ali, chargé de mission à la cohésion sociale près la délégation de Mayotte à La Réunion. Les statistiques ethniques étant illégales, difficile de savoir combien de personnes mahoraises vivent à La Réunion. Selon la délégation de Mayotte, entre 30 000 et 40 000 Mahorais vivraient à La Réunion. Un chiffre moyen, un tantinet supérieur aux 12 000 individus avancés par L’Insee et un brin inférieur aux 60 000 personnes dénombrées par la Fédération des Association de Mayotte. Fin 2010, un rapport du Conseil Economique et Social de La Réunion (CESR) et de l’Insee, a affirmé que la migration des Mahorais ne progressait pas. “La plupart des migrants présents en 1999 ont Lire la suite de cette entrée »
Comores: “Mayotte reste bien comorienne!”, affirme le ministre des AE
Le gouvernement a réaffirmé, par la voix du ministre des Relations extérieures, les démarches initiées pour matérialiser la « comorienneté » de Mayotte.
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“Nous nous débattons pour une inscription de cette question aux Nations Unies. Nous avons saisi le comité de 7 pour le réactiver”, a indiqué Fahmi Saïd Ibrahim, dans un entretien avec nos confrères de La Gazette des Comores.
Le chef de la diplomatie comorienne pense que “c’est de notre devoir de défendre l’intérêt des Comores” avant d’ajouter qu’il “faut que nos amis français sachent qu’en défendant les Comores, on n’est pas antifrançais. Nous ne faisons que remplir les obligations que les Comoriens nous ont confiées”.
Le ministre Fahmi voudrait, cependant, “trouver un modus vivendi tout en espérant que la France observera les décisions des Nations Unies”. Pour le moment, “nous avons d’excellentes relations avec la France”, a soutenu le ministre. « (…) Chacun est dans le rôle qui est le sien et défend ses positions”,a-t-il affirmé.
Sur le terrain, plusieurs organisations se sont unies pour organiser ce mercredi 23 février un grand rassemblement à Mayotte “en mémoire aux milliers de victimes en mer”. “Depuis 1995, plusieurs milliers de personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre les côtes mahoraises. Se souvenir d’eux, c’est aussi revendiquer la fin d’une hécatombe”, remarquent les associations.
L’ensemble des associations qui, à Mayotte, s’occupent des migrants et particulièrement ceux Lire la suite de cette entrée »
COMORES : La Ligue des Droits de l’Homme déplore la chasse aux migrants à Mayotte
Mayotte : Appel à signature et à soutien à la manifestation du 23 février 2011 contre les politiques migratoires criminelles et assassines menées à Mayotte et à travers le monde
Sur cette quatrième île de l’archipel des Comores (dont l’occupation française reste toujours contestée par l’Onu et l’Ua) où vivent près de 200.000 âmes, ce ne sont pas moins de 26.405 personnes dont 6.405 enfants qui ont été expulsés cette année, soit près de 13% de la population de l’île!
Les organisations et citoyens organisateurs de la manifestation du 23 février 2011 à Mayotte “En mémoire aux victimes en mer“ souhaitent inviter les associations qui souhaitent soutenir ou même signer l’appel à mobilisation lancé par notre collectif sur les politiques migratoires criminelles et assassines menées à Mayotte et à travers le monde. Ces politiques, outre la criminalisation des migrants, sont devenues meurtrières. La création en 1995 à Mayotte du “visa Balladur“ a coûté la vie à plus de 10.000 personnes dans ce bras de mer de 70 km, faisant de cette partie du monde le plus grand cimetière marin du monde.
Sur cette quatrième île de l’archipel des Comores (dont l’occupation française reste toujours contestée par l’Onu et l’Ua) où vivent près de 200.000 âmes, ce ne sont pas moins de 26.405 personnes dont 6.405 enfants qui ont été expulsés cette année, soit près de 13% de la population de l’île! L’île compterait également plus de 45.000 Lire la suite de cette entrée »










