Articles avec le tag ‘lutte contre’

COMORES : RASSEMBLEMENT DEVANT LE CRA DE MAYOTTE, LE 18 DECEMBRE

COMORES : RASSEMBLEMENT DEVANT LE CRA DE MAYOTTE, LE 18 DECEMBRE

Mayotte (photo Wongo)

    Le 18 décembre prochain sera la journée internationale des migrants.
Aujourd’hui c’est plus de 200 millions de personnes que les Nations Unies considèrent comme « migrants », c’est -à- dire qui vivent ou travaillent hors de leur pays d’origine depuis plus d’un an.
 
    Malgré la richesse que constituent ces échanges , les gouvernements de certains pays sont de plus en plus hostiles aux migrants et à leur famille. Ainsi  ils n’hésitent pas à violer les droits fondamentaux des individus et notamment leur droit à la libre circulation. Après avoir exploité pendant des années cette main d’½uvre, les gouvernements des pays la stigmatise Lire la suite de cette entrée »
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Que devient le mot d’ordre « Mayotte, c’est la France » ?

Que devient le mot d'ordre « Mayotte, c'est la France » ?

 
Céline TABOU

 

Envoyé par Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer, Denis Robin, ex-préfet de Mayotte durant la campagne de la départementalisation, ne parvient pas à convaincre l’Intersyndicale et les associations qui manifestent contre la vie chère depuis six semaines.
 
En 2010, Nicolas Sarkozy a attesté « Mayotte, c’est la France » pour féliciter le processus de départementalisation de Mayotte. Devenue en avril dernier, après plusieurs consultations de la population, le 101ème département français, et le cinquième Département d’Outre-mer, Mayotte est en droit d’exiger l’égalité sociale.
Loin des préoccupations de fonds et des promesses de développement durable du département mahorais, le médiateur Denis Robin s’est centré sur« les discussions sur les prix des trois produits restant au centre du conflit contre la vie chère (la viande de b½uf, le gaz, le sable) ». Invitée à la première séance de négociations sous l’égide du médiateur à Mayotte, le 8 novembre, l’Intersyndicale a quitté la table après quelques heures, pour contester la présence du syndicat Lire la suite de cette entrée »
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COMORES / Projet habitat : Hassane Hamadi demande à être entendu par la justice

COMORES / Projet habitat : Hassane Hamadi demande à être entendu par la justice

 
L’ancien ministre des Finances, Hassane Hamadi, demande à être entendu au sujet des fonds accordés à l’Union des Comores par le Royaume d’Arabie Saoudite qui devaient financer le projet phare de l’ancien chef de l’Etat, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, à savoir la lutte contre l’habitat insalubre. 

M Hamadi s’exprimait hier au cours d’un point de presse à Moroni. Il reconnaît avoir reçu «une mallette de 2 millions de dollars » des mains de l’ancien président au lendemain de l’arrivée d’un prince du royaume à Moroni, soit 740 millions de francs comoriens.  Mais, à l’entendre, «l’argent a été viré immédiatement dans le compte spécial TR0011 à la Banque centrale.» 
«Seul le ministre des Finances, sur ordre du président, avait la possibilité de faire des mouvements » dans ce compte, a affirmé l’ancien ministre, «J’ai bien reçu les 2 millions de dollars, j’ai mis en place un mécanisme spécial de décaissement. Seul le ministre des Finances avait, sur la base d’une décharge, la possibilité d’ordonner tout décaissement après autorisation du président », a-t-il expliqué. 
 
Pour rappel, la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) demande la  lumière sur l’utilisation de ces fonds et a décidé de porter plainte Lire la suite de cette entrée »
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MAYOTTE : « Est-ce que Les Mahorais payent ou non le juste prix ? »

MAYOTTE :

Le médiateur Stanislas Martin est arrivé à Mayotte ce lundi matin et s’attachera à répondre à cette question par ses analyses et ses relevés. Il assistait hier après-midi à la réunion de l’Observatoire des prix en compagnie de différents protagonistes : le patronat, la préfecture, les syndicats et le conseil général. L’intersyndicale en lutte contre la vie chère est la dernière à être arrivée à la Dieccte et avait d’ores et déjà fait comprendre que si le médiateur n’était pas là pour les négociations, ils ne resteraient pas à la réunion. Et effectivement, c’est ce qui est arrivé. A peine entrés dans la salle de réunion, Riffay Hamidouni, de l’Ascoma, en est ressorti offusqué car le syndicat FO était "surreprésenté". Hamidou Madi M’colo, le secrétaire général de la Force ouvrière, signataire d’un protocole d’accord sur les prix, était lui aussi autour de la table. Après ce premier incident, moins de 10 minutes se sont écoulées avant que l’intersyndicale ne prenne la porte de sortie, en même temps que le préfet Thomas Degos. Il était prévu que ce dernier n’assiste pas à Lire la suite de cette entrée »
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COMORES : Révoltes à Mayotte

COMORES : Révoltes à Mayotte

 

La population de Mayotte, territoire sous domination de l’Etat français situé dans l’archipel des Comores, mène depuis trois semaines une lutte très dure ponctuée de manifestations, de grèves, d’émeutes et d’occupation d’usines et de commerces, jusqu’à la paralysie actuelle de l’île. Le mouvement avait débuté le 27 septembre dernier à l’initiative des syndicats mais a depuis largement dépassé les directions syndicales et s’est étendu pour devenir un mouvement de masse dont les revendications s’articulent autour de la baisse du prix des produits de première nécessité. Mais au-delà de la lutte contre la vie chère, c’est bien d’emprise coloniale française dont il est en question à travers la lutte des mahorais.
Les mahorais vivent un régime de quasi-apartheid économique, leurs moyens de subsistance traditionnels (agriculture vivrière, pêche côtière et hauturière) ayant été laminés par la globalisation, entraînant une dépendance toujours croissante vis-à-vis de la France, encore accentuée par la départementalisation récente. La vie chère est entretenue par le monopole de grands groupes capitalistes Lire la suite de cette entrée »
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COMORES : DECLARATION SUR LES LUTTES CONTRE LA VIE CHERE A MAYOTTE

COMORES : DECLARATION SUR LES LUTTES CONTRE LA VIE CHERE A MAYOTTE

Cela fait plus de quinze jours que les maorais s’insurgent contre les dures conditions d’existence qu’ils connaissent. Les manifestations sont devenues une « grève quasi générale qui rassemblent régulièrement plusieurs milliers de personnes » (Philippe Leymarie dans son article du 06/10/2010 « la révolution des mabawas »). Les affrontements entre les manifestants se multiplient et la brutalité des policiers éclate au grand jour. L’Etat français a lancé des blindés contre des manifestants pacifiques, usent et abusent de leurs flash-balls, ces armes supposées inoffensives qui tirées à bout portant n’en restent pas moins extrêmement dangereuses : un enfant de neuf ans a ainsi perdu un ½il obligeant l’Etat français à mettre un gendarme en examen. La situation s’est sensiblement aggravée, des élus maorais, contraints de se solidariser avec le mouvement de protestation se sont faits molestés. La grève a pris un tour politique avec la revendication du départ du Préfet français officiant à Mayotte et l’émergence de slogans anticolonialistes.
 
/>Le Comité Maore 

• Se solidarise pleinement avec les maorais en lutte pour l’amélioration de leurs conditions d’existence. 
• Observe que très peu de français de France prennent part au mouvement de protestation, ce qui traduit une réalité économique et sociale typiquement coloniale. Et il faut souligner que la séparation Mzungu – Baco crée une société bipolarisée rappelant à maints égards l’apartheid.
• Estime que la lutte contre la vie chère est au fond une vive protestation contre un droit commun français inapplicable à Mayotte. La France et ses affidés maorais ont vendu des illusions à des maorais qui ne percevaient pas bien dans quelle galère, ils allaient s’embarquer. Car, pour prendre un exemple, les lois françaises sur la propriété des terrains et des maisons familiales abouti à dépouiller les maorais au profit d’immigrés français.
• Affirme avec force que même si la situation des simples gens à Maore est meilleure que dans les autres îles du pays, les destinées du peuple de l’Archipel ne connaîtront un sort enviable que dans l’unité et la prospérité de tous.
• S’étonne de la trop faible couverture de la révolte des maorais par les médias nationaux, en premier lieu les médias d’Etat et invite à changer cet état de fait.
• Demande à ceux qui ont les rennes de l’Etat comorien à manifester une profonde et large solidarité envers nos compatriotes maorais.
• Rappelle avec insistance que l’orientation « UN ETAT DEUX ADMINISTRATIONS » offre un cadre raisonnable de négociation entre toutes les parties prenantes pour autant que la France rompe avec sa position extrémiste consistant à imposer par la force son fait accompli et concède à discuter du fond de la question de l’île comorienne de Mayotte

Le Comité Maore
Moroni le 13 octobre 2011
source (sans la photo) : blogidris

Lire l’article sur sosdemocratiecomores.skyrock.com

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COMORES : DECLARATION SUR LES LUTTES CONTRE LA VIE CHERE A MAYOTTE

COMORES : DECLARATION SUR LES LUTTES CONTRE LA VIE CHERE A MAYOTTE

Cela fait plus de quinze jours que les maorais s’insurgent contre les dures conditions d’existence qu’ils connaissent. Les manifestations sont devenues une « grève quasi générale qui rassemblent régulièrement plusieurs milliers de personnes » (Philippe Leymarie dans son article du 06/10/2010 « la révolution des mabawas »). Les affrontements entre les manifestants se multiplient et la brutalité des policiers éclate au grand jour. L’Etat français a lancé des blindés contre des manifestants pacifiques, usent et abusent de leurs flash-balls, ces armes supposées inoffensives qui tirées à bout portant n’en restent pas moins extrêmement dangereuses : un enfant de neuf ans a ainsi perdu un ½il obligeant l’Etat français à mettre un gendarme en examen. La situation s’est sensiblement aggravée, des élus maorais, contraints de se solidariser avec le mouvement de protestation se sont faits molestés. La grève a pris un tour politique avec la revendication du départ du Préfet français officiant à Mayotte et l’émergence de Lire la suite de cette entrée »
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Comores – L’Union des Comores s’engage à coopérer dans la lutte contre la pêche illicite

Comores - L'Union des Comores s'engage à coopérer dans la lutte contre la pêche illicite

Une commission mixte s’est tenue à Moroni, du 6 au 8 octobre, dans le cadre des Accords de Partenariat Pêche entre l’Union des Comores et l’Union Européenne. L’Union des Comores a pris « de fermes engagements » pour s’associer à l’union europeenne pour lutter contre la peche illicite, non reportee et non reglementee (INN).
 
Interpellée par l’Union Européenne à propos de deux navires comoriens dont les activités de pêche sont présumées INN (illicite, non reportée et non règlementée) dans les eaux du Sénégal, l’Union des Comores a immédiatement réagi.
Le ministre comorien des transports a adressé un courrier au concessionnaire basé à Sharjah aux Emirats Arabes Unis pour lui ordonner de retirer immédiatement les navires présumés INN de la liste des navires battant pavillon comorien. «En aucun cas le Gouvernement de l’Union des Comores ne cautionnera de telles pratiques» a-t-il ajouté.
Mohamed Halifa, Délégué chargé de l’agriculture et de la pêche auprès de la vice présidence en Lire la suite de cette entrée »

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COMORES /Mayotte se bat pour ne pas être un département « au rabais »

COMORES /Mayotte se bat pour ne pas être un département « au rabais »

Depuis plus de trois semaines l’île de Mayotte, nouveau département français, connaît des affrontements sans précédent. En ligne de mire pour les manifestants, la baisse des prix d’une dizaine de produits de consommation courante et le besoin d’être considérés comme des citoyens français à part entière.
 
Barrages improvisés
 
Chaque village de brousse s’organise comme il peut. Si les syndicalistes mènent les négociations en haut lieu, dans la rue les syndicats passent au second plan.
 
La population mahoraise s’est appropriée la lutte contre la vie chère. Depuis trois semaines maintenant, ce petit caillou du milieu du canal du Mozambique situé entre l’Afrique et Madagascar vit au rythme des heurts. Boutiques fermées. Administrations désertées. C’est toute une économie qui se retrouve au ralenti dans ce département français tout neuf.
 
Le mouvement a débuté le 27 septembre à l’initiative de la CGT Mayotte et de la CFDT.
 
 
 
Galets et cocktails Molotov
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FO et la CFE-CGC ont rejoint la table des négociations par la suite. La tension a augmenté, particulièrement la semaine dernière avec des affrontements à coups de galets et de cocktails Molotov. Samedi soir, les négociations ont une nouvelle fois échoué.
 
Ce que veulent les syndicats ? Ils demandent la baisse des prix de produits de consommation courante. Un petit tour dans les rayons du Jumbo score de Kawéni au nord de Mamoudzou suffit pour voir que quelque chose cloche. Acheter des produits laitiers est un luxe.
 
La cuisse de poulet est même devenue le symbole de cette lutte. Les dix kilos sont à 27 euros à Mayotte « quand il faut compter 17 euros aux Comores » note Rivo Rakotondravelo, représentant du syndicat enseignant SNUIPP. Son organisation a fait le choix de ne pas participer au mouvement. Parce que le problème est ailleurs. « Il faut parler de pouvoir d’achat. De travail », estime-t-il.
 
La fin de la collectivité départementale de Mayotte était pourtant porteuse de tous les espoirs. Des attentes qui ont été accentuées par la déclaration de Nicolas Sarkozy le 18 janvier 2010 lors de ses v½ux à l’Outre-mer :
 
« Vous êtes Français depuis 1841, bien longtemps avant Nice et La Savoie. Mayotte, c’est la France ! Mayotte est française, et elle le restera. »
 
 
 
Un smic diminué de 15%, pas de RSA
 
Mais voilà, les Mahorais estiment qu’ils sont des Français de seconde zone. Ils pensent ne pas être considérés comme les habitants de la Creuse par exemple. On est loin du « département moukaka », le département entier voulu par le député Modem Abdoulatifou Aly. Le smic ne représente que 85% du smic métropolitain soit 1 069,77 euros. En 2003, il était à 499 euros. Il n’y a pas de RMI à Mayotte. Et les allocations familiales sont nettement inférieures à ce qui se pratique sur d’autres territoires ultra-marins.
 
A titre de comparaison, une famille avec cinq enfants percevra 582,80 euros par mois sur l’île voisine de La Réunion contre 140 euros à Mayotte. Il existe aussi un fossé pour l’allocation de rentrée scolaire : 275 euros pour un enfant à La Réunion et 103 euros à Mayotte.
 
La départementalisation devait apporter son lot d’aides et permettre une augmentation du pouvoir d’achat. A terme, peut-être. Mais dans l’immédiat aucune évolution nette. L’Etat a souhaité aller progressivement pour « accompagner le développement économique de l’île », explique-t-on en préfecture. Ainsi le RSA, l’allocation de logement social ou de parent isolé ne seront perçues que dès l’année prochaine. Mais elles ne représenteront que 25% des prestations versées dans un département français classique. Voilà qui énerve et pousse de nombreux Mahorais à parler de « département au rabais ».
 
Rivo Rakotondravelo note :
 
« Nous n’avons pas d’attente par rapport à la départementalisation. C’est la réalité. On est Français ou on ne l’est pas. Le problème c’est que nous sommes toujours dans une situation néocoloniale avec d’un côté les grands distributeurs qui sont des m’zungus [métropolitains, ndlr] et en face des Mahorais. Dans les syndicalistes, il y a même des petits commerçants qui demandent la baisse des prix. On parle souvent de productions locales. Des tomates de Mayotte qui sont chères. Mais les gens qui vendent les tomates les vendent à des prix élevés pour pouvoir ensuite s’acheter du poulet hors de prix. »
 
Il serait tentant de faire le parallèle avec la crise survenue aux Antilles en 2009. Mais un Mahorais sourit :
 
« Il a fallu cinquante ans pour que les Antillais se soulèvent. Nous, ça fait six mois que nous sommes un département et on se bat déjà contre la vie chère. »
 
« Mayotte est à genou, le préfet demande la police »
 
En marge de ces manifestations il y a une tension propice aux dérapages. Ainsi les violences ont causé des blessés. Des renforts de police sont donc arrivés, notamment de La Réunion, ce qui fait dire à Rivo Rakotondravelo :
 
« Mayotte est à genou et le préfet demande la police au lieu de mettre la pression sur les cinq personnes qui font la pluie et le beau temps sur l’île. »
 
Ce lundi matin, des manifestants ont demandé la fermeture du bureau de la préfecture chargé d’étudier les dossiers des étrangers venus en nombre de l’île voisine et cousine d’Anjouan, boucs émissaires désignés, à l’origine de tous les maux de Mayotte. Un manifestant explique que « cette action visait juste à mobiliser les employés de bureaux ». Peut-être. Mais des propos tenus dans la manifestation étaient tout autre :
 
« L’Etat s’occupe des Anjouanais avant de s’occuper des Mahorais. »
 
Déjà en mars 2008, lors de l’arrivée à Mayotte de Mohamed Bacar, Président chassé d’Anjouan, des marches avaient été organisées pour demander l’expulsion des sans-papier. Pour une fois, l’Etat n’avait pas attendu les manifestations pour répondre favorablement au désir de la population.
 
 
Nicolas Goinard
Journaliste
 
Source : rue89.com 
 
Publié le 10 octobre 2011

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COMORES /Mayotte se bat pour ne pas être un département « au rabais »

COMORES /Mayotte se bat pour ne pas être un département « au rabais »

 

Nicolas Sarkozy et la secrétaire d’Etat à l’outre-mer Marie-Luce Penchard, salués par les Mahorais à l’aéroport de Mamoudzou, le 18 janvier 2010 (Philippe Wojazer/Reuters)

 
 
Nicolas Goinard
Journaliste
 
 

Depuis plus de trois semaines l’île de Mayotte, nouveau département français, connaît des affrontements sans précédent. En ligne de mire pour les manifestants, la baisse des prix d’une dizaine de produits de consommation courante et le besoin d’être considérés comme des citoyens français à part entière.
 
Barrages improvisés

Chaque village de brousse s’organise comme il peut. Si les syndicalistes mènent les négociations en haut lieu, dans la rue les syndicats passent au second plan.
La population mahoraise s’est appropriée la lutte contre la vie chère. Depuis trois semaines maintenant, ce petit caillou du milieu du canal du Mozambique situé entre l’Afrique et Madagascar vit au rythme des heurts. Boutiques fermées. Administrations désertées. C’est toute Lire la suite de cette entrée »
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