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Les deuxièmes assises sur la décentralisation se tiendront le 16 septembre
« L’objectif de ces assises est d’établir un bilan du processus de décentralisation en Union des Comores et définir les perspectives à l’horizon 2012 », précisent les organisateurs à travers des prospectus distribués dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur cet événement. Une première table ronde sur cette question fondamentale pour le développement économique du pays, était organisée en avril 2008. Il s’agit, donc, cette fois, d’ « évoluer par rapport à ce qui a été retenue en 2008 », a indiqué Saendou Djazila, le ministre en charge de la fonction publique, des réformes institutionnelles et de la décentralisation, lors d’une conférence de presse à l’hôtel Le Moroni.
« Le processus est déclenché. Mais, malheureusement le cadre institutionnel n’est pas encore mis en place », a-t-il poursuivi. Ainsi, il manque « l’ossature institutionnelle », selon les mots du ministre, pour pouvoir accompagner le processus de décentralisation du pays. Il va falloir adopter, entre autres, la loi cadre sur la décentralisation/ déconcentration, une loi relative à l’élection des conseillers municipaux, etc… « Tous ces textes seront soumis à l’Assemblée nationale pour adoption à l’issue des assises », a assuré Saendou Djazila.
Les tables rondes Lire la suite de cette entrée »
SOCIOLOGIE ELECTORALE ET PARTIS POLITIQUES
Rappel historique.
Les partis politiques sont un phénomène très récent aux Comores. C’est à partir de 1946 que deux tendances politiques se manifestent sur la scène politique : les « Verts » et les « Blancs » dirigés respectivement par Said Mohamed Cheikh et le Prince Said IBRAHIM. La couleur importait beaucoup, vu qu’une bonne partie du corps électoral était analphabète. La naissance de ces deux tendances politiques est l’une des conséquences de la constitution française du 27 octobre 1946, qui donne la qualité de citoyen français aux anciens sujets africains. Ils obtiennent le droit de vote et une représentation dans les assemblées politiques françaises. C’est ainsi que D. G. LAVROFF écrivait : « La création des partis politiques en Afrique Noire est en liaison avec l’introduction du suffrage dans la vie politique des territoires ; ils devenaient nécessaires à partir du moment où les Africains se voyaient attribuer le droit de vote ».
Les deux formations politiques personnifiées par Said Mohamed Cheikh et Said IBRAHIM se disputèrent le siège de député au parlement français. Le parti « Vert » de Said Mohamed Cheikh était proche de l’UDSR de Mr. François MITTERRAND et René PLEVEN, tandis que le parti « Blanc » de Said IBRAHIM représentait le RPF à Moroni. Mais les « Verts » et les « Blancs » n’avaient de parti que de nom. Aucune de ces deux tendances n’avait ni de statut, ni de programme politique. Elles se bornaient à faire de la propagande pendant les périodes électorales. Le rapport de force sera nettement en faveur de Lire la suite de cette entrée »




