Articles avec le tag ‘journal officiel’

Pas d’indexation pour Les fonctionnaires de Mayotte

Pas d'indexation pour Les fonctionnaires de Mayotte

Le 17 juin dernier, le sénateur de Mayotte Soibahadine Ibrahim Ramadani avait publié une question dans le journal officiel du Sénat concernant la revendication d’indexation des salaires de la fonction publique territoriale, menée par les instituteurs de l’île. La réponse de la ministre de l’Outremer Marie-Luce Penchard n’a été publiée que le 26 août dernier, et ne diffère pas des propos qu’avait tenus le secrétaire d’Etat à la fonction publique au Sénat lorsqu’il avait été interrogé par le sénateur Adrien Giraud. Voici l’intégralité de la réponse de la ministre.

« Pour les fonctionnaires, la loi de programme pour l’Outremer du 21juillet 2003 a permis de mettre en place un important dispositif d’intégration des agents publies exerçant à Mayotte dans les trois fonctions publiques. Ce processus, qui doit être achevé au plus tard le 31 décembre 2010, s’est traduit par la publication de plus d’une trentaine de décrets en Conseil d’Etat. Les agents intégrés par cette voie ont pu voir leur situation sensiblement améliorée tant en termes de garanties d’emploi que de niveau de rémunération et d’évolution de carrière.
Cette amélioration a bien évidemment concerné, dès 2005, le corps des instituteurs de la fonction publique de l’Etat recrutés à Mayotte, créé par décret du 14 février 2005. Il convient, en outre, de préciser que, dans le cadre de ce processus, des dispositions d’amélioration ont été prises par décret du Lire la suite de cette entrée »

CENTRE DE RETENTION ADMINISTRATIVE DE PAMANDZI (MAYOTTE) : UN METRE CARRE PAR ETRANGER RETENU

Conformément à la loi du 30 octobre 2007 qui a institué le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), quatre contrôleurs se sont rendus inopinément à Mayotte du 26 mai au 4 juin 2009, notamment pour visiter le centre de rétention administrative (CRA) et la maison d’arrêt de Majicavo. Constatant de graves manquements à la réglementation et qualifiant d’indignes les conditions de vie des personnes retenues et détenues, ils ont émis de nombreuses recommandations aux autorités, parues au Journal officiel du 25 juillet 2010.

Cette semaine, nous nous penchons sur le rapport relatif au CRA de Pamandzi. Extrême promiscuité des retenus, absence totale d’information sur leurs droits, hygiène déplorable: le constat est affligeant et les conditions d’accueil indignes de notre République.
Après le rapport sans ambages de la Commission de déontologie de la sécurité (CNDS) qui avait condamné en 2008 “ l’organisation du centre qui engendre une zone de non-droit, où le déni de dignité est accepté par la puissance publique à l’encontre de personnes en situation précaire” (voir MH n°427), le fonctionnement du CRA est cette fois-ci épinglé par le CGLPL, qui vient de rendre public son rapport d’une visite surprise effectuée il y a un peu plus d’un an. A travers 27 observations et 1 3 recommandations, le CGLPL Jean- Marie Delarue dresse à nouveau un constat très alarmant des conditions de vie des retenus et dénonce de nombreuses infractions à la réglementation.
En premier lieu, le Contrôleur général critique Lire la suite de cette entrée »

Pas d’indexation pour les fonctionnaires de Mayotte

Pas d'indexation pour les fonctionnaires de Mayotte

Le 17 juin dernier, le sénateur de Mayotte Soibahadine Ibrahim Ramadani avait publié une question dans le journal officiel du Sénat concernant la revendication d’indexation des salaires de la fonction publique territoriale, menée par les instituteurs de l’île. La réponse de la ministre de l’Outremer Marie-Luce Penchard n’a été publiée que le 26 août dernier, et ne diffère pas des propos qu’avait tenu le secrétaire d’Etat à la fonction publique au Sénat lorsqu’il avait été interrogé par le sénateur Adrien Giraud. Voici l’intégralité de la réponse de la ministre :"Pour les fonctionnaires, la loi de programme pour l’outre-mer du 21 juillet 2003 a permis de mettre en place un important dispositif d’intégration des agents publics exerçant à Mayotte dans les trois fonctions publiques. Ce processus, qui doit être achevé au plus tard le 31 décembre 2010, s’est traduit par la publication de plus d’une trentaine de décrets en Conseil d’État. Les agents intégrés par cette voie ont pu voir leur situation sensiblement améliorée tant en termes de garanties d’emploi que de niveau de rémunération et d’évolution de carrière. Cette amélioration a bien évidemment concerné, dès 2005, le corps des instituteurs de la fonction publique de l’État recrutés à Mayotte, créé par décret du 14 février 2005. Il convient, en outre, de préciser que, dans le cadre de ce processus, des dispositions d’amélioration ont été prises par décret du 4 septembre 2006 au bénéfice Lire la suite de cette entrée »

Les comoriens de Mayotte sont-ils des êtres humains ?

Les comoriens de Mayotte sont-ils des êtres humains ?

En clôturant l’université d’été de La Rochelle, le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry a dénoncé les expulsions "indignes" de Roms, estimant qu’elles étaient juridiquement infondées. Elle a accusé Nicolas Sarkozy et le gouvernement d’"abaisser la République" en jouant sur les "peurs irrationnelles". "Ce sont des hommes, des êtres humains: ils doivent être traités comme des hommes".Pendant ce temps-là, à 10 000 km de La Rochelle, à Mayotte la France se rend coupable de “ déplacement forcé de population ”, donc de crimes contre l’humanité. En droit international Mayotte est une île comorienne occupée par une puissance étrangère (voir la résolution onusienne n°3385 (xxx)). Près d’une trentaine de résolutions des Nations – Unies condamnent explicitement la France et la somme de restituer Mayotte à l’Etat comorien, comme celle adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 21 octobre 1976 portant le numéro n°31/4 qui rejette « toute législation étrangère tendant à légaliser une quelconque présence coloniale française en territoire comorien de Mayotte » et qui « condamne énergiquement la présence française à Mayotte qui constitue une violation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République indépendante des Comores ».Malgré ces résolutions onusiennes, la France fait la sourde oreille et expulse les comoriens non mahorais de Mayotte dans des conditions jugées indignes de la république. Le rapport du Contrôleur des lieux de privation de Lire la suite de cette entrée »

Le nouveau Gouvernement de l’ Ile Autonome de Ngazidja

Le nouveau Gouvernement de l' Ile Autonome de Ngazidja

UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement
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ILE AUTONOME DE NGAZIDJA
Honneur – Solidarité – Développement
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PRESIDENCE DE L’ILE

Moroni, le 14 aout 2010

DECRET N° 10- 22 / PIAN
Relatif Au Gouvernement de l’Ile Autonome de Ngazidja

LE PRESIDENT

VU la Constitution de l’Union des Comores du 23 Décembre 2001, révisée par la loi référendaire le décret N° 09-066/PR du 23 mai 2009 ;
VU la loi fondamentale de l’Ile Autonome de Ngazidja du 7 avril 2002.
VU L’Arrêt N° 07-034/CC du 26 juin 2007 ;

DECRETE :

Article 1er : Sont nommés membres du Gouvernement de l’ l’Ile Autonome de Ngazidja les personnes dont les noms suivent :

Ministre de la sécurité, de la protection civile, de la reforme des collectivités locales, de la communication et des affaires islamiques, porte parole du Gouvernement : Monsieur Djoumoi Said Abadallah

Ministre de l’éducation primaire et secondaire, de la formation professionnelle et technique, de l a culture, de la jeunesse, des sports et de la promotion du genre : Mme Sitti Said Hassane

Ministre des Finances, du Budget, du Plan, de l’économie, du commerce des postes et des télécommunications Monsieur José Chakira Nourdine Abodo

Ministre de la fonction publique , du développement institutionnel, de la coopération décentralisé et de la diaspora : Monsieur Ahmed Ali Youssouf

Ministre Lire la suite de cette entrée »

L?accès aux textes dans notre pays

Ce mercredi 19 mai, en rentrant au bureau tard dans l’après midi, après une longue réunion, nous trouvons un mot du Procureur de la République avec la mention « Très Urgent ». Notre sang a fait plus d’un tour. Qu’est ce nous avons fait pour que nous soyons recherché par le Procureur ? En fait, il a souhaité que nous lui rappelions rapidement. Chose que nous avons faite dans les minutes qui suivent. Et à notre grande surprise, nous n’avions rien á nous reprocher, le Procureur voudrait juste un document, et plus exactement un code pour les besoins de son travail du lendemain. Nous nous débrouillons pour chercher dans nos archives le code pour lui adresser dans la nuit à son bureau. Nous vous rencontrons cette anecdote pour vous démontrer les limites du fonctionnement de notre administration. Elle fonctionne dans l’opacité et dans l’irrespect des textes qui régissent ce pays. Ces derniers ne sont pas connus et nos autorités ne se donnent pas la peine de rechercher ou de respecter les textes qui sont en vigueur. Jusqu’à présent, la plupart des textes législatifs et réglementaires ne sont pas accessibles à la population et plus particulièrement aux fonctionnaires, magistrats techniciens, élus, chercheurs, étudiants, opérateurs économiques chargés d’élaborer, d’appliquer, d’interpréter ou vulgariser ces textes, en dépit du développement considérable des nouvelles technologies de l’information. Cette situation regrettable pour notre pays, résulte d’une part, de la disparition, sous la période révolutionnaire d’Ali Soilihi, de tous les documents officiels et, en particulier, de Lire la suite de cette entrée »

Une réforme inachevée : la justice pour mineurs


Si plusieurs juridictions spécialisées prévues par la loi de 2005 sur l’organisation judiciaire n’ont pas encore été mis en place (Tribunaux de commerce) ou l’ont été imparfaitement (le Tribunal du travail de Moroni siège à juge unique sans assesseur professionnel), un effort réel a été fait pour définir un cadre légal pour la justice des mineurs et la protection de l’enfance ; cependant en la matière l’effectivité de la réforme entreprise demeure problématique

Les mineurs en conflit avec la loi présentent un profil pénal spécifique centré autour de trois types essentiels d’infraction : les agressions sexuelles, les coups et blessures volontaires ainsi que les vols simples.
Par ailleurs, les mineurs qui requièrent des mesures de protection sont le plus souvent des enfants victimes de violences et de mauvais traitements divers ou des enfants abandonnés ; on trouve même aujourd’hui dans les îles notamment à Anjouan, des enfants des rues dont les parents sont partis sur l’île de Mayotte…
La justice pour mineurs est régie par les lois adoptées le 31 décembre 2005 n.05-020/AU relative à l’organisation transitoire des juridictions pour mineurs et n.02-021/AU relative à la protection de l’enfance et à la répression de la délinquance juvénile (cf. textes de ces lois in Journal Officiel de février 2006)
La loi n.05-020/AU met en place au sein de chaque TPI une chambre pour enfants dénommée « Tribunal pour mineurs »composée d’un juge des enfants (président) assisté de deux assesseurs choisis par le Ministre de la Justice sur proposition Lire la suite de cette entrée »

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