Articles avec le tag ‘horizon’
Pour que rugisse en fin le cri d?une jeunesse sacrifiée
La jeunesse comorienne figure en bonne place sur les tableaux de chasse de nos dirigeants. Elle a porté les plus ambitieux d’entre eux au pouvoir et constitue une réserve de militants à bon prix en ces temps d’incertitude. La crise économique produisant son effet sur des milliers de jeunes chômeurs sans horizon, corrompre les forces les plus vives est aisé pour le plus ballot de nos hommes politiques. Il suffit de promettre.
Une intervention express pour un visa made in France, une bourse pour une formation non choisie dans un pays frère, un stage sans perspectives dans une société d’Etat ou encore un poste de fonctionnaire dans une administration fantôme.
Que ne raconte-t-on aux plus jeunes pour les embarquer dans des fictions sans issue où le droit d’aînesse devient synonyme de manipulation, d’instrumentalisation ou de mise au pas? En son temps, Ali Soilihi avait su faire sensation, en positionnant une certaine jeunesse aux postes clés de la révolution. Tirait-il leçon de la révolte des jeunes lycéens de janvier 1968 ? Peut-être n’en retenait-il que l’essentiel, à savoir que tôt ou tard cette jeunesse allait finir par mordre dans la toge du notable sans sommation. Un scénario qui ne trouve plus d’écho dans la dramaturgie sociale actuelle.
De fait, cette jeunesse des années 2000 ne nous change guère du citoyen d’un pays déconstruit. Les aînés ayant démissionné face aux réalités oppressantes du quotidien, les jeunes se contentent Lire la suite de cette entrée »
COMORES : Le dilemme de Sambi
Sambi n’avait jamais fait mystère de son intention de prolonger son séjour à Beit-Salam bien au-delà du bail légal du 26 mai dernier. L’idée avait été lancée presque simultanément que le débat sur les modifications constitutionnelles, soit plus d’un an avant l’échéance normale du mandat. Le vice-président ldi Nadhoim, le vice-président de l’Assemblée fédérale Djaé Ahamada avaient fixé l’horizon 2015. Après le référendum constitutionnel de mai 2009. M. Dossar, à l’époque, directeur de Cabinet du chef de l’Etat, légitima le quinquennat. Il a fallu l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle du 8 mai 2010, soit 18 jours Lire la suite de cette entrée »
COMORES : Face à un chaos prévisible, agir dans l’urgence
Depuis une trentaine d’années, notre pays traine, avec un tintamarre assourdissant, toutes les crises sociales, économiques, financières, institutionnelles et politiques. L’élite au pouvoir reste sourde à tous les cris de désespoir et brille par son incapacité à apporter des débuts de solutions. L’intelligentsia du pays se révèle incapable de provoquer des débats, d’apporter un éclairage sur les enjeux de développement, de façonner une opinion nationale. Bon nombre d’entre nous affichons une faculté naturelle d’empiler les crises, les unes sur des autres, de ressasser les mêmes recettes, de collectionner les échecs.
Tout le monde joue un jeu dangereux : faire semblant Lire la suite de cette entrée »
Coopération Comores/Unicef: Le programme de l’Unicef aux Comores revu à mi-parcours
VISION COMORES 2030 par IKILILOU Dhoinine
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Y. Moussa: « On a l’impression que le gouvernement a rendu les armes »
Aujourd’hui, face à une telle question, on est désarçonné. Ce qui saute aux yeux, ce que les perspectives sont moins prometteuses qu’elles ne l’étaient jusqu’ici. On a l’impression que l’horizon est bouché, que la France a gagné. Les Mahorais estiment que le problème est déjà tranché. Les gens s’aperçoivent que les autorités comoriennes ont renoncé à revendiquer l’appartenance de Mayotte à l’archipel. Les documents signés par l’ex-président Azali Assoumani reconnaissant qu’il y a deux entités, c’est-à -dire l’Union des Comores d’une part, Lire la suite de cette entrée »
Le contentieux de l’Ile comorienne de Mayotte: « On a l’impression que le gouvernement a rendu les armes » Youssouf Moussa
Les cheveux poivre-sel, la démarche lente et le verbe toujours haut, Youssouf Moussa n’a pas perdu de sa pugnacité, même si on l’entend moins ces dernières années sur la question de Mayotte. Alors que ses camarades de combat ont fini par succomber aux sirènes de la puissance coloniale, ce »militant professionnel » du Front démocratique (Fd) comme il se définit lui-même, n’a encore rien renié de ses convictions. A ceux qui le trouvent moins mordant qu’il ne l’était jusqu’ici, Moussa a une explication : »Aujourd’hui, pour faire de la politique, il faut disposer de moyens ». Mais, il se dit surtout affligé par les tergiversations des autorités comoriennes qui »semblent avoir rendu les armes ». Au lendemain de l’assemblée générale des Nations unies, votre magazine est allé à la rencontre de cet homme exceptionnel, grand débatteur devant l’eternel et ancien professeur de mathématiques.
Trente-cinq ans après la séparation de Mayotte du reste de l’archipel, quel regard portez-vous sur ce contentieux territorial entre Moroni et Paris ?
Aujourd’hui, face à une telle question, on est désarçonné. Ce qui saute aux yeux, ce que les perspectives sont moins prometteuses qu’elles ne l’étaient jusqu’ici. On a l’impression que l’horizon est bouché, que la France a gagné. Les Lire la suite de cette entrée »
Y. Moussa: « On a l’impression que le gouvernement a rendu les armes »
Trente-cinq ans après la séparation de Mayotte du reste de l’archipel, quel regard portez-vous sur ce contentieux territorial entre Moroni et Paris ?
Aujourd’hui, face à une telle question, on est désarçonné. Ce qui saute aux yeux, ce que les perspectives sont moins prometteuses qu’elles ne l’étaient jusqu’ici. On a l’impression que l’horizon est bouché, que la France a gagné. Les Mahorais estiment que le problème est déjà tranché. Les gens s’aperçoivent que les autorités comoriennes ont renoncé à revendiquer l’appartenance de Mayotte à l’archipel. Les documents signés par l’ex-président Azali Assoumani reconnaissant qu’il y a deux entités, c’est-à -dire l’Union des Comores d’une part, et Mayotte d’autre part, sont là pour le Lire la suite de cette entrée »
Le Comité Maore après le discours du président à L’Onu : “Un discours qui doit être salué et servir d’arme pour dénoncer la France”
Samedi dernier, le Comité Maore a convié la presse pour un tour d’horizon sur l’actualité nationale, avec pour point d’orgue la question de l’île Comorienne de Mayotte. Commentant le discours du chef de l’Etat à l’Onu et les accords militaires signés par le ministre Fahmi Said Ibrahim, le principal animateur du Cm, Idriss Mohamed, a déclaré : “Il y a eu dans l’histoire des Comores deux grands discours prononcés par des chef d’Etat, celui prononcé par le président Saïd Mohamed Djanffar, en 1976, au moment de l’entrée de notre pays à l’Onu, et celui-ci prononcé par le président Sambi le 24 septembre à l’Onu”. “Nous avons soutenu ce discours et nous étions au palais du peuple jeudi pour accueillir le président Sambi. C’est un discours qui doit être salué par tout le pays et servir d’arme pour dénoncer la France”. Selon Idriss, ce discours a permis de “faire un pas en avant par le fait que la France a été clairement dénoncée comme menant une politique de grande puissance qui ne respecte pas la Charte de l’Onu. Il ne s’agissait pas de notions vagues sur les droits des Comores, mais on a bien cité et indexé la France. Deuxièmement, il a souligné le crime contre l’humanité commis par la France contre notre Lire la suite de cette entrée »
Le Comité Maore après le discours du président à L’Onu : “Un discours qui doit être salué et servir d’arme pour dénoncer la France”

Samedi dernier, le Comité Maore a convié la presse pour un tour d’horizon sur l’actualité nationale, avec pour point d’orgue la question de l’île Comorienne de Mayotte. Commentant le discours du chef de l’Etat à l’Onu et les accords militaires signés par le ministre Fahmi Said Ibrahim, le principal animateur du Cm, Idriss Mohamed, a déclaré : “Il y a eu dans l’histoire des Comores deux grands discours prononcés par des chef d’Etat, celui prononcé par le président Saïd Mohamed Djanffar, en 1976, au moment de l’entrée de notre pays à l’Onu, et celui-ci prononcé par le président Sambi le 24 septembre à l’Onu”. “Nous avons soutenu ce discours et nous étions au palais du peuple jeudi pour accueillir le président Sambi. C’est un discours qui doit être salué par tout le pays et servir d’arme pour dénoncer la France”. Selon Idriss, ce discours a permis de “faire un pas en avant par le fait que la France a été clairement dénoncée comme menant une politique de grande puissance qui ne respecte pas la Charte de l’Onu. Il ne s’agissait pas de notions vagues sur les droits des Comores, mais on a bien cité et indexé la France. Deuxièmement, il a souligné le crime contre l’humanité commis par la France contre notre pays. Justement, ce point n’a jamais Lire la suite de cette entrée »








