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MAYOTTE – ANJOUAN: Les expulsions se sont multipliées “avec davantage de violence”

MAYOTTE - ANJOUAN: Les expulsions se sont multipliées “avec davantage de violence”

Peu après sa descente du bateau, Hadj, originaire de Ngazidja, ne s’est fait pas prier pour exprimer sa déception devant une caméra de l’Ortc-Anjouan : “Nous étions contents de la décision du gouvernement, même si nous devrions moisir un temps de plus au centre de rétention, c’est toutefois sûr qu’ils finiraient par nous relâcher. Par contre, avec ce revirement, j’ai constaté que les arrestations et les reconduites se font avec davantage de violence. Moi-même j’ai eu droit à des coups au moment de mon arrestation et pendant ma rétention. Un gendarme m’a dit au centre que cette fois nous devons payer cher car l’enveloppe de notre président a été gonflée”.

 

Le mardi 5 avril, soit cinq jours après que le gouvernement comorien ait consenti à suspendre l’obligation de détenir une pièce d’identité pour les personnes refoulées de Mayotte, un premier contingent de “clandestins”, autrement dit ces Comoriens originaires des îles indépendantes de l’archipel, entrés sans visa français à Mayotte, a été débarqué tôt le matin au port de Mutsamudu par les bateaux Maria Galanta et Princesse Caroline. Le premier en avait transportés cent quatre-vingt-dix-huit, et le deuxième cent quatre-vingt-seize.

Il fallait être sur place, les voir débarquer et recueillir leurs propos pour constater que la partie française n’a pas encore commencé à appliquer l’accord issu des réunions tenues du 24 au 31 Lire la suite de cette entrée »

Comores / France : tout ça pour ça…

Comores / France : tout ça pour ça...

Si la France dit comprendre le “souci de la partie comorienne de pouvoir contrôler les flux de passagers entre les îles”, elle préconise l’arrivée d’une “mission technique française” à Moroni pour “examiner les conditions d’organisation” d’une opération de biométrisation des Comoriens à Mayotte. L’on se demande l’utilité d’une telle mission et son rôle dans ce qui semble être un travail de routine pour tout Etat digne de ce nom. 

Si ce n’est pas une reculade, ça en a l’air ! Après une crise diplomatique de deux semaines, Moroni a finalement décidé de lever le pied. C’est, en tout cas, l’impression que l’on a à la lecture de l’accord signé entre les deux parties le 1er avril dernier. Le gouvernement comorien n’a obtenu ni la suspension du visa Balladur, source “de drames humains” comme le reconnait le document, ni un calendrier de sa suppression. La France a tout juste accepté “d’examiner toute mesure d’assouplissement des conditions d’octroi ou de délivrance du visa d’entrée à Mayotte”. L’accord ne mentionne aucune date, ce qui dénote une légèreté certaine des négociateurs comoriens. 
Mais, là où on se rince les yeux pour être sûr d’avoir bien lu, c’est lorsque, à défaut d’obtenir la suppression immédiate du visa Balladur, la partie comorienne propose que ce visa soit “délivré à l’arrivée sur le territoire”, à Mayotte. Il est des concessions que l’on devrait se garder de faire! Lire la suite de cette entrée »

Comores / France : tout ça pour ça…

Comores / France : tout ça pour ça...

Si la France dit comprendre le “souci de la partie comorienne de pouvoir contrôler les flux de passagers entre les îles”, elle préconise l’arrivée d’une “mission technique française” à Moroni pour “examiner les conditions d’organisation” d’une opération de biométrisation des Comoriens à Mayotte. L’on se demande l’utilité d’une telle mission et son rôle dans ce qui semble être un travail de routine pour tout Etat digne de ce nom.
Si ce n’est pas une reculade, ça en a l’air ! Après une crise diplomatique de deux semaines, Moroni a finalement décidé de lever le pied. C’est, en tout cas, l’impression que l’on a à la lecture de l’accord signé entre les deux parties le 1er avril dernier. Le gouvernement comorien n’a obtenu ni la suspension du visa Balladur, source “de drames humains” comme le reconnait le document, ni un calendrier de sa suppression. La France a tout juste accepté “d’examiner toute mesure d’assouplissement des conditions d’octroi ou de délivrance du visa d’entrée à Mayotte”. L’accord ne mentionne aucune date, ce qui dénote une légèreté certaine des négociateurs comoriens.
Mais, là où on se rince les yeux pour être sûr d’avoir bien lu, c’est lorsque, à défaut d’obtenir la suppression immédiate du visa Balladur, la partie comorienne propose que ce visa soit “délivré à l’arrivée sur le territoire”, à Mayotte. Il est des concessions que l’on devrait se Lire la suite de cette entrée »

Compte-rendu des réunions de concertation entre l’ambassade de France aux Comores et les représentants du gouvernement comorien tenues à Moroni les 24, 26 et 31 mars 2011

Compte-rendu des réunions de concertation entre l'ambassade de France aux Comores et les représentants du gouvernement comorien tenues à Moroni les 24, 26 et 31 mars 2011

Introduction
a/ Ces réunions avaient pour principal objectif d’examiner les voies et moyens de parvenir à un accord entre les deux parties sur l’application des mesures de sécurisation et de contrôle de la circulation des personnes et des biens décidées par le Gouvernement comorien.
b/ Elles ont porté sur trois points :
- les aspects sécuritaires
- les aspects humanitaires
- la question du visa d’entrée à Mayotte.

1/ Aspects sécuritaires

1.1. La partie comorienne a réitéré son souci de pouvoir contrôler les flux de passagers entre les îles. A cette fin, elle insiste sur la nécessité que tous les passagers puissent justifier de leur identité et, en ce qui concerne les Comoriens, de pouvoir, à travers leur biométrisation, procéder au contrôle de leur identité.
1.2. La partie française souscrit à cette volonté. A ce titre, elle a marqué son accord pour que les autorités comoriennes puissent procéder à une opération de biométrisation des Comoriens présents sur l’île de Mayotte. Aux fins de mise en place de cette biométrisation, une mission technique française sera envoyée courant avril à Moroni pour examiner avec la partie comorienne les conditions de son organisation.
1.3. La partie comorienne s’est quant à elle engagée à mener tous les efforts nécessaires Lire la suite de cette entrée »

Comores / France : Il faut une stratégie nationale, à propos de Mayotte

Le vice-président de l’assemblée nationale, Djaé Ahmada Chanfi, manifeste, dans l’interview qui suit, son indignation à propos du processus de départementalisation de l’île comorienne de Mayotte, appelant tous les Comoriens à L’unité.
 
• Comment analysez- vous ce processus de départementalisation de Mayotte ?
Je suis profondément indigne. Aux yeux de la France, les Comores n’existent pas, ce qui est un mépris à l’égard du droit français, du droit comorien et du droit international. Aucun texte ne peut justifier cette départementalisation. L’unité politique, historique et culturelle n’a jamais été remise en cause. Toutes les résolutions des Nations-unies ont condamné cette occupation illégale et ont reconnu l’appartenance de Mayotte dans le giron comorien. Mais la France fait fi de ses résolutions. Ce qui est regrettable pour ce pays considéré comme le défenseur des droits de l’homme.

• Le processus est engagé. Que doit-on faire alors ?
Il faut faire un bloc car nous allons vivre l’un des moments charnières de notre histoire. Les comoriens, partout où ils sont, doivent faire un front uni et dénoncer ce geste inamical de la France. On ne doit pas nous laisser faire. C’est notre droit légitime de défendre l’unité et l’intégrité de notre territoire. La France refuse l’entrée de la Turquie au sein de l’Union européenne, un pays limitrophe et continue à dire que Mayotte est française. C’est à la fois ridicule et paradoxal. Cette occupation est une attitude purement impérialiste qui n’honore pas la France mais le droit triomphera un Lire la suite de cette entrée »

Comores / France : Il faut une stratégie nationale, à propos de Mayotte

Comores / France : Il faut une stratégie nationale, à propos de Mayotte

 

Le vice-président de l’assemblée nationale, Djaé Ahmada Chanfi, manifeste, dans l’interview qui suit, son indignation à propos du processus de départementalisation de l’île comorienne de Mayotte, appelant tous les Comoriens à L’unité.
• Comment analysez- vous ce processus de départementalisation de Mayotte?
Je suis profondément indigne. Aux yeux de la France, les Comores n’existent pas, ce qui est un mépris à l’égard du droit français, du droit comorien et du droit international. Aucun texte ne peut justifier cette départementalisation. L’unité politique, historique et culturelle n’a jamais été remise en cause. Toutes les résolutions des Nations-unies ont condamné cette occupation illégale et ont reconnu l’appartenance de Mayotte dans le giron comorien. Mais la France fait fi de ses résolutions. Ce qui est regrettable pour ce pays considéré comme le défenseur des droits de l’homme.

• Le processus est engagé. Que doit-on faire alors?

Il faut faire un bloc car nous allons vivre l’un des moments charnières de notre histoire. Les comoriens, partout où ils sont, doivent faire un front uni et dénoncer ce geste inamical de la France. On ne doit pas nous laisser faire. C’est notre droit légitime de défendre l’unité et l’intégrité de notre territoire. La France refuse l’entrée de la Turquie au sein de l’Union européenne, un pays limitrophe et continue à dire que Mayotte est française. C’est à Lire la suite de cette entrée »

Madagascar : LOTHAR est extradé vers les Comores occupées

Madagascar : LOTHAR est extradé vers les Comores occupées

Ahmed Lothar footballeur anjouanais arrêté à Madagascar à l’issu d’un match de football a été extradé vers Mayotte cet après-midi (lundi 7 mars 2011) escorté par deux militaires, à la suite d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui par l’administration coloniale à Mayotte. Il est accusé par l’administration occupante d’être un passeur de clandestins. 

Lors de son séjour à Madagascar, le président comorien Sambi avait demandé qu’il soit extradé vers Moroni (Grande-Comore). Sa demande a été rejetée sans aucune explication alors qu’endroit international, Mayotte est une île comorienne. 
Cependant, Madagascar peut se dire à juste raison, qu’en acceptant d’accueillir les refoulés de Mayotte comme des clandestins, l’Etat comorien viole lui aussi le droit international et sa propre constitution. 
Lothar dormira ce soir à la prison de Majicavo à côté de sa maman accusée d’aide à l’entrée et séjour irrégulier à Mayotte.

Baraka Inzouddine Publié le 7 mars 2011
http://wongo.skyrock.com/
 

Lire l’article sur sosdemocratiecomores.skyrock.com

Madagascar : LOTHAR est extradé vers les Comores occupées

Ahmed Lothar footballeur anjouanais arrêté à Madagascar à l’issu d’un match de football a été extradé vers Mayotte cet après-midi (lundi 7 mars 2011) escorté par deux militaires, à la suite d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui par l’administration coloniale à Mayotte. Il est accusé par l’administration occupante d’être un passeur de clandestins.
Lors de son séjour à Madagascar, le président comorien Sambi avait demandé qu’il soit extradé vers Moroni (Grande-Comore). Sa demande a été rejetée sans aucune explication alors qu’en droit international, Mayotte est une île comorienne.
Cependant, Madagascar peut se dire à juste raison, qu’en acceptant d’accueillir les refoulés de Mayotte comme des clandestins, l’Etat comorien viole lui aussi le droit international et sa propre constitution.
Lothar dormira ce soir à la prison de Majicavo à côté de sa maman accusée d’aide à l’entrée et séjour irrégulier à Mayotte.

Baraka Inzouddine
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Le Président de l’Union des Comores s’est entretenu avec le Chef de la diplomatie malgache.

Le Chef de la diplomatie malgache a reconnu l’erreur de la demande d’extradition des autorités françaises

Au lendemain de sa visite officielle à Madagascar, le Président de la République a reçu le Ministre malgache des Affaires Etrangères, le Vice-Amiral d’Escadre RAMAROSON Hyppolite à qui il a réaffirmé la ferme volonté du Gouvernement comorien de renforcer la coopération bilatérale et de soutenir les efforts de dialogue en cours dans la Grande Ile, entre acteurs politiques malgaches.
Le Chef de l’Etat comorien a souhaité que, dans le cadre de la coopération bilatérale, Madagascar contribue davantage à la formation des étudiants comoriens dans les domaines de la magistrature, de la marine et dans le domaine militaire, notamment en facilitant l’entrée de ses étudiants à l’Ecole Nationale de Magistrature et des Greffes, à l’Ecole Nationale d’Enseignement Maritime ainsi que dans les académies malgaches.
Le Président de l’Union des Comores a également souhaité que la République malgache facilite l’obtention des visas aux étudiants comoriens et permette à ceux qui suivent leurs études dans les instituts privées, qui constituent le plus grand nombre, de bénéficier des mêmes droits et avantages que ceux qui fréquentent les universités.
Le Chef de l’Etat comorien a enfin réaffirmé sa disponibilité et son engagement, à contribuer à la réussite du dialogue inter-malgache en cours.
Quant à la question de la demande d’extradition des autorités françaises, à l’encontre d’un ressortissant comorien incarcéré à Madagascar, SEM Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI a rappelé la position ferme des autorités comoriennes : la souveraineté des Comores sur Mayotte Lire la suite de cette entrée »

Le MIREX indigné par l’indignation de l’ Association France Comores

Le MIREX indigné par l'indignation de l' Association France Comores

Droit de réponse accordé au ministère des Relations extérieures
Le ministère des Relations extérieures (Mirex) nous a fait parvenir le texte suivant dont il nous a demandé la publication intégrale en guise de droit de réponse à un article paru dans notre édition du 28 janvier sous le titre « Association France Comores Indignée »
Le ministère des Relations extérieures et de la Coopération comme tout ministère des Affaires étrangères du monde ½uvre pour construire, tisser, dynamiser des bonnes relations d’amitié et de coopération entre les Etats et les peuples.
Une telle dynamique me saurait être atteinte que par un principe sacro-saint et de droit à savoir : avoir des droits et des obligations. Et qu’à travers un autre principe, celui de la réciprocité, les Etats s’offrent des modes de comportements multiformes.
A ce titre, le Mirex ne peut que se féliciter de la réaction de l’Association France Comores Echange dont les préoccupations s’inscrivent dans ce cadre et s’interroger sur la réaction d’un tiers sur l’octroi d’un privilège.
En revanche, l’Union des Comores demeure attachée à son hospitalité et à la quiétude que le Mirex véhicule et défend.
Le Mirex ne saurait en aucun moment prôner pour une politique discriminatoire mais n’accepterait pas aussi que la personnalité des institutions comoriennes ne soit considérée.
C’est pourquoi le Mirex Lire la suite de cette entrée »
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