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La révision de l’état civil, un enfer pavé de bonnes intentions
"La religion musulmane est orale: Allah connaît ses enfants et n’a pas
besoin de papiers, contrairement à Marianne", résume René Dosière, député
apparenté PS, co-auteur d’un rapport d’information sur la départementalisation
de Mayotte en 2009.
Une Commission de révision de l’état civil (CREC) a été créée en 2000 et a
travaillé cahin-caha jusqu’en 2009, avec peu de moyens et des règles beaucoup
trop pointues au vu de la situation: un état civil tenu de manière aléatoire
par les cadis, ces juges musulmans garants du droit local et coutumier, un
climat tropical et des conditions de vie précaires qui ne permettent pas une
conservation des documents.
Arrivé en 2009, Paul Baudoin, président du tribunal supérieur d’appel de
Mayotte, a pris la tête de la CREC et "réduit de manière drastique les pièces
exigées" pour avoir de nouveaux documents officiels.
"On n’est pas naïf, on a dû régulariser des clandestins dans la masse",
reconnaît M. Baudoin.
Mais il y avait urgence, "sans état civil, on ne peut pas organiser une
société", fait-il valoir, et le futur département en a besoin pour pouvoir
introduire progressivement à partir de 2012 Lire la suite de cette entrée »
Les greffiers du tribunal de Moroni poursuivent leur mouvement de grève
Les greffiers du tribunal de Moroni ont déclenché depuis lundi matin, une grève pour des revendications liées à leur situation salariale et des indemnités de logements et de responsabilités. Pour essayer de casser ce mouvement qui revient une deuxième fois en l’espace de trois mois pour les mêmes revendications, les hautes autorités judiciaires auraient engagé des stagiaires pour travailler à la place des greffiers en grève.
Une attitude dont les auxiliaires des juges dénoncent vigoureusement. « Dans les règles judiciaires, les actes des magistrats sont nuls quand ces derniers travaillent sans greffiers. Et nous demandons nos droits», indique une greffière qui a préféré garder l’anonymat. Selon elle, « nous avons envoyé un préavis auprès des autorités compétentes, et nous n’avons pas eu de réponse. Le délai étant dépassé, on a décidé de déclencher cette grève».
Ce lundi même, les greffiers ont informé la situation au président de la République par un courrier. «On a envoyé un courrier au chef de l’Etat demandant un rendez vous et jusqu’à maintenant nous n’avons pas de réponse », a lancé un autre greffier, parlant au nom du collectif.
Suite à la grève, le ministre de la justice a émis une réquisition demandant une greffière d’instruction de reprendre son travail. L’assemblée générale du collectif a Lire la suite de cette entrée »
« Nous ne lâcherons jamais Mayotte… »
« Nous espérons que la France acceptera le dialogue au sujet de la question de Mayotte, car, c’est le seul moyen qui nous permettra de trouver une solution à ce différend », ainsi s’est exprimé Fahmi Saïd Ibrahim, le ministre des relations extérieures qui a tenu une conférence de presse hier, pour dresser un premier bilan de son action depuis qu’il est à la tête de la diplomatie comorienne.
Le ministre a, d’emblée, rappelé la proposition « un Etat, deux administrations » faite l’année dernière par le président Sambi à la tribune des Nations Unies comme solution à ce contentieux qui dure depuis 34 ans entre l’Etat comorien et la France. Et lui de regretter le fait que « la France n’a pas encore donné une réponse par rapport à cette offre du gouvernement comorien ». Une attitude qui a suscité l’étonnement du ministre car, a-t-il dit, « la France a adopté cette même formule avec Maurice sur les Tromelins ».
Le chef de la diplomatie comorienne a souhaité que « les autres Etats vont nous soutenir pour faire respecter les résolutions de l’Onu au sujet de Lire la suite de cette entrée »
Salaires : Fomboni sous les coups des “six”!
Un retraité de l’Education nationale a carrément arrosé tout son voisinage du quartier de Mabahoni à Fomboni.
Et les gestes de générosité sont légion. Même Abdoul Halime, cet instituteur qui habituellement pour arrondir des fins de mois difficiles joue les taximen à bord d’un véhicule de dix places faisant le trajet Fomboni Djoiezi. Pour fêter l’événement, celui que ces proches surnomment affectueusement “Marilo” a conduit deux jours durant son minibus en faisant payer à ses passagers…0 franc! Un employé de la caisse de retraites n’en revient pas.
Habitué à recevoir les lamentations des “mal traités” eh… pardon, des “retraités”, avoue être revenu à la maison avec les poches pleines de pourboires d’un montant qui avoisine les 25.000 francs dans la seule journée du 5 mai.
Devant ce débordement de joie qui se lit sur tous les visages, fonctionnaires ou pas, les Sambistes de l’île refont du poil de la bête, à l’exemple d’un certain Madi Azihar. Celui-ci pendant des années, gros bras et grande gueule à la solde de Fazul et qui est passé armes et bagages Lire la suite de cette entrée »
COMMUNIQUE DE MONSIEUR DJAANFAR SALIM ALLAOUI Ex- Vice Premier Ministre du Gouvernement d’Union Nationale de Transition (G.U.N.T 2002 Ex- Ministre de l’Intérieur – Ile Autonome d’Anjouan
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Le dialogue inclusif aux Comores est au point mort. Après une première manche à la mi-avril rondement verrouillée par le Président Sambi, qui s’est d’ailleurs soldée par un constat d’échec, le malaise politique principalement, demeure patent.
Nombreux étaient les Comoriens à espérer une sortie de crise apaisée qui satisfasse toutes les parties sur la redéfinition d’un nouveau calendrier électoral mais c’était sans compter sur les tours de magie du Président Sambi, d’autres observateurs très avisés avaient quant à eux émis des sérieuses réserves dans les chances de succès de ces travaux inter-institutionnels.
Depuis peu, les chancelleries accréditées à Moroni sont entrées en scène pour essayer de faire renouer les fils du dialogue entre les différents protagonistes ; institutionnels et opposition, mais aucune date de reprise des négociations n’a été communiquée à ce jour lorsqu’on sait que le temps joue contre les Comores.
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En effet, il faut reconnaitre que tant dans le format des délégations appelées à prendre part aux pourparlers que dans la formulation du contenu de l’ordre du jour lui-même, des manquements flagrants laissaient apparaitre tous les prémices d’un fiasco annoncé. Tel fût d’ailleurs le cas.
La conjoncture politique du moment porte les germes d’une situation Comoro- comorienne sous haute tension et sans rien présager de la suite, cette situation marquée par une précarité dominante et un manque de visibilité délibérément entretenus peuvent s’avérer dans les prochains jours incendiaires.
Nous préconisons la reprise sans délai et dans un esprit d’équité des négociations inter- institutionnelles en intégrant cette fois-ci toutes les forces vives de la Nation dans la dynamique et un arbitrage de la Communauté Internationale afin d’assurer un sort meilleur à ces assises de la dernière chance car au terme du premier round des négociations, la bonne foi et un volontarisme politique ont fait cruellement défaut de la part de certains acteurs politiques majeurs du pays.
DJAANFAR SALIM ALLAOUI
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Pétition citoyenne en faveur de la tournante de 2010 aux Comores
L’Accord-cadre sur la Réconciliation Nationale du 17 février 2001 a mis fin à la crise séparatiste déclenchée en 1997. Il a permis l’alternance en mai 2006 entre le colonel Azali Assoumani et Ahmed Abdallah Sambi. Pourquoi doit-on aujourd’hui remettre en cause ce pacte historique lorsqu’il revient à un ressortissant de la petite île de Mohéli d’accéder à la présidence de l’Union des Comores ?
Qu’on se détrompe. Le référendum constitutionnel de mai 2009 avait pour seul et unique but d’offrir un boulevard au président Ahmed Abdallah Sambi pour se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat légal, c’est-à-dire mai 2010. Si son souci majeur était bien d’harmoniser les élections comme il le prétendait, il aurait accepté la proposition audacieuse des chefs des exécutifs de Mohéli et de Ngazidja qui, d’un commun accord, avaient consenti à écourter leurs mandats respectifs de deux ans pour atteindre cet objectif. Mais, le masque est vite tombé. Le rejet de cette proposition a fini par convaincre les plus incrédules que l’intention du président de la République n’est plus de réduire les dépenses de l’Etat en matière électorale, mais de prolonger son bail à Beit-Salam.
C’est dans cette même logique qu’il a régulièrement ajourné le renouvellement des assemblées fédérale et insulaires pour pouvoir brandir, le moment venu, le prétexte que l’Etat comorien n’est pas capable d’organiser, dans des délais aussi rapprochés, des élections législatives et présidentielles.
Lors du scrutin législatif du 6 et Lire la suite de cette entrée »







