Articles avec le tag ‘douane’

COMORES : Corruption, Quand le parti CRC du Colonel Azali veut se faire une virginité.

COMORES : Corruption, Quand le parti CRC du Colonel Azali veut se faire une virginité.

 
Voici ce que le journal L’ARCHIPEL n°197 du 28 novembre 2003 écrivait :
« Le laxisme au service de la corruption 

Des pratiques inconvenantes à l’égard de l’argent et des biens publics »
 

« « C’est l’Etat qui pousse à la fraude » explique un commerçant qui, sans excuser cette pratique, stigmatise la trop forte pression exercée par l’Etat sur l’entreprise comorienne. L’Etat dont toute politique monétaire et financière repose sur les recettes douanières. Commerçants et entrepreneurs sont trop pressurés, en même temps qu’ils sont soumis au chantage d’allégeance politique. 
Si l’engagement politique des entrepreneurs est vivement déconseillé côté opposition, être du camp du chef du moment peut donner droit à quelques passe-droits à la douane. On a vu des fortunes d’édifier en un éclair. Ce que les comoriens appellent « outadjira wa hafla », un enrichissement éclair. Jusqu’au jour où ça coince. (….)
Cinq années bientôt, les dépenses du chef de l’Etat ne sont soumises à aucune forme de contrôle, même formel.

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Des dédouanements à l’heure du laitier…

Il fait ce que bon lui semble (le colonel Azali). Pourquoi ceux qui le soutiennent et partagent les mêmes risques ne feraient-ils pas la même chose là où ils se trouvent. Après, tout est question de proportion, d’opportunités, et de rapport de forces.
Cinq ans bientôt depuis que le pays fonctionne sans parlement ni élus. Des marchés publics de plusieurs milliards sont engagés sans appel d’offres ni concertation avec personne. Le chef peut décider tout seul de tout avec ses copains. Les îles ne sont même pas informées.
On a vu de l’argent quitter la caisse de la douane à la présidence. Il n’est pas rare que des agents du fisc se présentent chez des commerçants pour réclamer sur le champ une petite avance parce que le président ou tel ministre doit voyager l’après-midi même.
Il y a quelques années, un après-midi, devant une foule médusée, des agents du Trésor encadrés par des militaires embarquent des sacs pleins de liasses, direction Beit-Salam (résidence présidentielle). Les sacs sont débarqués au ministère des Finances quelques mètres plus loin« pour compter » (sic), avant de repartir par la route de la Corniche.
Les magouilles de certains gros commerçants à la douane et à la DGI sont connues. Les dédouanements sont effectués à l’heure du laitier. Les douaniers commerçants sont également connus. On connaît ces officiers qui passent plus de temps au port et à la douane qu’à Kandrani (principal camp militaire). On connaît l’affairisme des épouses de certains dignitaires, leur influence dans les nominations à certains postes, et les voitures qui leur sont offertes, les  « enveloppes » qui leur sont régulièrement adressées en retour, en signe de reconnaissance obligée. Qui a « obtenu » le marché du cellulaire ? (Mme Azali avait été citée) Tout cela se sait, même si cela ne date pas d’aujourd’hui.
Si le « circuit des Finances » est le plus connu, aucun ministère et aucun service n’est épargné. Tout au long de ces circuits, à tous les niveaux et à chaque intersection, des capteurs sont installés pour collecter la dîme, avec ses codes non écrits et son omerta. Les « miettes » s’écoulent par des rigoles où nagent les carpes, alors que les grands cétacés s’ébahissent dans l’océan des gros contrats…Tout cela au su des seuls initiés et dans l’opacité la plus totale.
L’on comprend peut-être mieux aujourd’hui le pourquoi du refus de l’Union, non seulement de partager les ressources financières avec les îles, mais même de permettre aux îles d’avoir ne serait-ce qu’un ½il de contrôle sur ce qui se passe.
Le pouvoir Azali n’a certes pas inventé les délinquants en col blanc. La nouveauté, et qui scandalise l’opinion, c’est la vitesse des enrichissements illicites, la jeunesse de leurs auteurs ; mais surtout l’arrogance et le sentiment d’impunité qui irradiaient leurs mines réjouies.  Tout se faisaient au grand jour selon le postulat maintes fois entendu que « C’est le nôtre, c’est notre pouvoir, attendez le vôtre pour manger » (sic) Voler a perdu de son aspect répréhensible. Et ceux qui s’adonnent à cette pratique n’ont nullement le sentiment de commettre un quelconque crime. Ils deviennent respectables (surtout s’ils ont accompli le grand mariage). Ils sont cités en exemple. Il ne faudrait donc pas s’étonner que des jeunes qui viennent à peine de perdre leurs dents de lait – n’est-ce pas Azali qui a introduit la doctrine du jeunisme – n’hésitent pas à se lancer dare-dare dans le marigot aux crocodiles. « Je n’ai volé personne, j’ai pris l’argent de l’Etat » aurait tout naturellement répliqué l’un des jeunes interpellés dans l’affaire des faux bordereaux de la BCC.
L’ennui c’est qu’il ne s’agit pas d’une ou quelques brebis galeuses. C’est tout le corps qui est gangréné. Ces affaires à l’évidence mettent le colonel Azali Assoumani en mauvaise posture. La plupart des agents (douanes et impôts) interpellés sont des proches. D’aucuns prophétisent que ces scandales en enfilades annoncent que l’heure des règlements des comptes au sein du pouvoir a sonné. Une guerre de positionnement. En tout cas si ce n’est pas le cas, ça y ressemble beaucoup. Qui ou quel clan au sein du pouvoir veut l’affaiblissement du Président de l’Union en usant de techniques de combat détournées. « Le pouvoir est menacé par les clans » confie un membre de la Cour Suprême.
D’autres évoquent des fortes pressions exercées sur le président de l’Union par nos partenaires longtemps à notre chevet et nous auscultent en permanence, et souvent à notre insu. Où l’on parle (de nouveau) de cette fameuse liste des proches du chef de l’Etat, avec leurs comptes bancaires à l’extérieur. Les deux lectures ne s’opposent pas.
« Il (Azali) est obligé de faire quelque chose pour les (nos partenaires) rassurer » espère l’un de ses conseillers.
Pour l’heure une digue protectrice semble protéger les prévenus des politiques. Jusqu’à quand va-t-elle tenir sans céder ? Jusqu’à quand certains prévenus vont-ils garder le silence et se sacrifier ; surtout lorsque la justice affirme vouloir aller jusqu’au bout …   « J’ai beaucoup de choses à dire » a dit l’un des prévenus du fond de sa cellule.
Le mutisme de Radio-Comores, le silence du Grand Mufti face à ces scandales sont symptomatiques. »
 
Source : (sans la photo) lepost.fr

Lire l’article sur wongo.skyrock.com

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Brigade anti-drogue: La police intercepte 143 kilo de drogue

Le samedi après midi, a eu l’audience de cinq personnes présumées coupables de trafic de drogue. Farouk Hassane, Nelly Abdou, Said Moindjié, Rozali Soeuf ainsi que son fils Abdallah Rozali étaient arrêtés par la police nationale de Moroni et placés sous mandat dépôt pour avoir introduit dans le pays une grosse quantité de drogue. L’affaire remonte à la semaine dernière lorsque la police nationale et les services de douane de Moroni ont eu l’information qu’il y avait de la drogue à bord d’un bateau en provenance de Madagascar. 
Largué dans la plage de Mbachilé, la drogue est retrouvée à Hadoudja le 27 février. La police nationale et les services de douane de Moroni ont trouvé neuf sacs, soit l’équivalent de 143 kilos de drogue. Comparu ce samedi devant le juge d’instruction au palais de justice de Moroni, les quatre personnes en l’absence d’Abdallah Rozali qui s’est échappé à l’hôpital, acceptent qu’ils aient participé à l’action. 
« J’ai déchargé la marchandise de la vedette et je l’ai transporté jusqu’à destination », affirme Farouk Hassane, un des trafiquants qui n’est qu’un mécanicien de voiture avant de dire que « je n’étais au courant de rien. Mais des personnes m’ont demandé de transporter des colis et c’est tout ». Composé de cinq personnes, deux chauffeurs : Nelly Abdou et Said Moindjié, un mécanicien, Farouk Hassane et Rozali et son fils, seul Abdallah Rozali qui était en contact direct avec le boss. « Mon fils m’a demandé de l’aider à décharger Lire la suite de cette entrée »

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L’Ambassadeur de France interdit de VIP. L’association France-Comores Echange indignée

Depuis plusieurs mois, l’ambassadeur de France, comme plusieurs diplomates accrédités aux Comores s’est vu interdire le passage gratuit au salon VIP de l’aéroport de Hahaya au motif que son pays n’offre pas le même avantage aux autorités comoriennes. L’association France-Comores Echange présidée par l’ancien directeur général des Douane, Mohamed Daoud (Kiki) se dit indignée par cette mesure «qui ne cible réellement que l’ambassadeur de France à Moroni». Car selon de sources autorisées, les autres diplomates continuent toujours à bénéficier de l’avantage de l’accès gratuit au salon VIP. C’est une note du ministère des Relations extérieures qui soumet au paiement d’une taxe l’accès au salon VIP de l’aéroport de Hahaya pour les diplomates de certains pays dont la France. Cette mesure a suscité la réaction du Président de l’assemblée nationale qui avait reçu le ministre par intérim des Relations extérieures pour demander des explications. «Il conviendrait de souligner que la coopération franco-comorienne apporte plus aux Comoriens par rapport à cette réciprocité diplomatique exigée par la partie comorienne. L’association France-Comores Echange regrette cette décision de nature à détériorer les relations amicales qui ont toujours prévalu entre les deux pays », indique un communiqué de l’association qui « ½uvre pour les échanges culturels et le renforcement des relations entre les deux peuples ». Elle salue la démarche du président de l’assemblée, Bourhane Hamidou qui s’est engagé à trouver une solution « juste et équitable à cette question diplomatique si sensible », ajoute le communiqué parvenu à Albalad. Enfin, l’association Lire la suite de cette entrée »
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Mauvaises odeurs au lycée Saïd Mohamed Cheikh: La mairie de Moroni rejette toute responsabilité

Mauvaises odeurs au lycée Saïd Mohamed Cheikh: La mairie de Moroni rejette toute responsabilité

A la suite de la marche spontanée des élèves du lycée Said Mohamed Cheikh, la mairie de la capitale réagit. Face à ce ras-le-bol des lycéens, la commune de Moroni accuse les services sanitaires d’être à l’origine de ce désagrément.

La mairie de Moroni se décharge de toute responsabilité après la marche silencieuse des élèves du lycée Saïd Mohamed Cheikh de la semaine dernière. Les écoliers de cet établissement public avaient déserté les bancs pour protester contre les mauvaises odeurs émanant du dépôt d’ordures ouvert à quelques mètres du lycée. La marche des lycéens était dirigée vers la mairie avant de se terminer à la préfecture. C’est pourquoi la mairie tient à mettre les choses au clair.

« Nous nous dégageons de toute responsabilité dans tout ce qui s’est passé », déclare Mohamed Abdérémane Boina, adjoint au maire de Moroni. Le lycée de Moroni comme d’ailleurs les habitations situées dans les alentours de cette décharge à ciel ouvert connaissent des moments difficiles à cause des odeurs nauséabondes et autres reptiles qui en sortent. Mais la situation s’est aggravée ces derniers jours avec le déversement de tonnes de cartons de poulets avariés dans la décharge qui souffre de traitement.

« C’est un conteneur de 40 pieds qui a passé un mois en mer. Lire la suite de cette entrée »

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Douanes : Kiki « de la république » limogé ?

Selon une source très proche de la présidence de la république, le chef de l’Etat aurait déjà signé le décret mettant fin aux fonctions de Mohamed Daoudou, alias kiki, directeur général des Douanes depuis fin 2008. « Effectivement, le décret est déjà signé, mais comme il n’est pas encore publié, je ne peux pas le confirmer », confie un membre du gouvernement joint par Albalad. Si cette information devait se confirmer dans les prochains jours, elle pourrait être mal perçue par le mouvement Orange à la veille des élections présidentielles et des gouverneurs. Depuis plusieurs mois, Mohamed Daoudou et le mouvement Orange dont il est le principal fondateur, sont devenus les cibles d’attaques de certains membres de la mouvance présidentielle. Il est également visé par une enquête judiciaire diligentée par le parquet de Moroni pour détournement de fonds présumé à la Douane.     

Ali Mmadi

Lire l’article sur http://alimmadialbalad.centerblog.net/40-Douanes-Kiki-«-de-la-republique-»-limoge-

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le patron de Super A condamné

Le tribunal de Moroni a condamné, mercredi, le patron des magasins Super A, Ali Abdou, à 6 mois de prison dont 10 jours de ferme pour fausses accusations contre le ministre des relations extérieures, Fahmi Said Ibrahim.  

 

 

Au cours d’une conférence de presse, le 16 août dernier, Ali Abdou, cible d’une procédure judiciaire pour détournement de deniers publics à la Douane, s’était dit victime d’un règlement de compte politique fomenté par le ministre Fahmi, le conseiller du ministre Sidi, Tocha Djohar et l’ancien candidat aux législatives Naoufal Boina.

Il avait par ailleurs accusé Me Fahmi de vendre des visas d’entrée en France et de rouler sur une 4X4 sans immatriculation. Le ministre avait porté plainte pour diffamation et l’accusé a reconnu devant le juge avoir balancé des propos sur le coup de la colère.

« Une peine exemplaire », selon le procureur qui a jugé que ces accusations pouvaient entamer la crédibilité de notre diplomatie.

Sauf qu’au niveau du pays, Me Fahmi a un peu la réputation d’un homme très proche de l’ambassade de France et qui intervient souvent pour l’obtention de visas. Moyennant argent ? Peut-être vrai, peut-être faux. En tout cas une enquête judiciaire ne serait pas inutile.

 

 

 

 

 

 

Ali Mmadi

Lire l’article sur http://alimmadialbalad.centerblog.net/24-le-patron-de-Super-A-condamne

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Avant campagne électorale: Mwigni Baraka séduit le Sud de la France

Avant campagne électorale: Mwigni Baraka séduit le Sud de la France


Mwigni Baraka séduit le Sud de la France

Le candidat du Mouvement Orange à l’élection du gouverneur de l’île de Ngazidja se trouve actuellement en France pour présenter à la communauté comorienne son intention de succéder à Mohamed Abdouloihabi à la tête de l’exécutif de l’île. Mwigni Baraka entame une opération séduction à Marseille, Nice et Lyon.
« L’apport de la diaspora dans le développement des Comores est plus qu’important ». Cette phrase est répétée plus d’une fois par les différents intervenants dans les multiples réunions que le candidat de la Mouvance Orange a tenu en en France. Une formule qui intervient comme pour justifier le déplacement d’une forte délégation Orange en Hexagone. Après Lyon, l’ancien receveur des douanes au port de Moroni, a filé tout droit vers Marseille, cette « cinquième île » de l’archipel.

Après deux brèves réunions le samedi, la suite du prétendant au poste de gouverneur a tenu un grand meeting dans un centre culturel marseillais dénommé « salle Nyanfambaya », signe que les comoriens s’enracinent dans la vie du pays d’adoption. Officiellement, le groupe de notables qui a fait le voyage dont certains sont venus de Paris, « est en France pour présenter ce candidat à la diaspora. Maintenant, les comoriens de France peuvent soit entériner la candidature ou proposer un autre. Et si la diaspora adhère à cette candidature, elle doit pondre les propositions Lire la suite de cette entrée »

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Le directeur général des Douanes accuse

Le directeur général des Douanes accuse

HZK-Presse: La douane connait un certain nombre de reforme dans le fond et dans la forme. Vache à lait de l’Etat, les regards sont tournés sur elle surtout lorsqu’elle innove ses bureaux. Le directeur évoque une douane en bonne santé mais des interrogations subsistent quant à la destination de ces fonds. Le directeur général des Douanes, Mohamed Daoudou répond aux questions de La Gazette et HZK-Presse sur ce sujet.

Depuis un moment, vous avez entamé une inauguration en série des bureaux de la douane. Les comoriens ont-il besoin réellement de nouveaux bâtiments?

Mohamed Daoudou alias Kiki : Quand on a pris ces responsabilités en janvier 2009, il fallait tout revoir à la douane. Par exemple Mohéli, il n’y avait ni bureaux, ni matériel de douane. Il fallait mettre en place un chantier pour construire, moderniser et informatiser ce centre de l’île. La restructuration des services des douanes s’imposait aussi. On ne peut pas tolérer des gestions de l’île et de l’Union au sein du même service. L’idée était de faire un commandement unique qui serait géré par un seul chef en émettant des ordres qui seront appliqués au même moment par tout le monde. Et pour reformer, il était nécessaire de mettre les conditions en commençant par le lieu du travail. C’est pourquoi, on a décidé de rénover tous nos centres. On a poursuivi notre reforme par la formation en ouvrant d’autres services. Il était inconcevable Lire la suite de cette entrée »

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La LDH soutient le film « Mayotte, où va la République ? »

La LDH soutient le film « Mayotte, où va la République ? »

Une excellente introduction pour comprendre ce qui se passe dans le « bientôt dernier né » des départements français. Un document précieux pour discerner ce que peut être la politique française actuelle de traitement de l’immigration dans un contexte de faible contre-pouvoir médiatique et militant.
Mayotte est une île séparée du reste des Comores dans des conditions qui motivent, depuis 1976, la condamnation régulière de la France par les Nations unies.
La France accepta en effet un séparatisme dont l’intérêt réel échappe encore aujourd’hui, alors que les 4 îles des Comores étaient – au moins depuis le protectorat de 1912 – une seule et même entité.
Les conséquences de cette décision sur l’équilibre régional sont aujourd’hui toujours plus lourdes de conséquences.
L’effet combiné des soudains efforts de la France ces 30 dernières années à Mayotte et des difficultés des 3 autres îles et de Madagascar – instabilité politique, incurie des dirigeants, ingérences diverses (rappelons-nous Bob Denard, observons la situation malgache…) – a creusé un fossé important entre la situation de l’île française et celle de ses voisines dont le PIB est 10 fois inférieur. De là, un phénomène d’aspiration bien compréhensible.
Aujourd’hui, sur 185.000 habitants, un bon quart ont un statut de clandestins. Il y a bien entendu un afflux de gens cherchant de meilleures conditions de vie, d’éducation, de soins, mais aussi des personnes qui vivent depuis longtemps à Mayotte, Lire la suite de cette entrée »
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Mohamed Daoudou alias Kiki, directeur général des Douanes : « On a enregistré des recettes douanières jamais réalisées dans ce pays»

Moroni, lundi 16 août 2010 (HZK-Presse) – La douane connait un certain nombre de reforme dans le fond et dans la forme. Vache à lait de l’Etat, les regards sont tournés sur elle surtout lorsqu’elle innove ses bureaux. Le directeur évoque une douane en bonne santé mais des interrogations subsistent quant à la destination de ces fonds. Le directeur général des Douanes, Mohamed Daoudou répond aux questions de La Gazette et HZK-Presse sur ce sujet.

Question : Depuis un moment, vous avez entamé une inauguration en série des bureaux de la douane. Les comoriens ont-il besoin réellement de nouveaux bâtiments?

Mohamed Daoudou alias Kiki : Quand on a pris ces responsabilités en janvier 2009, il fallait tout revoir à la douane. Par exemple Mohéli, il n’y avait ni bureaux, ni matériel de douane. Il fallait mettre en place un chantier pour construire, moderniser et informatiser ce centre de l’île. La restructuration des services des douanes s’imposait aussi. On ne peut pas tolérer des gestions de l’île et de l’Union au sein du même service. L’idée était de faire un commandement unique qui serait géré par un seul chef en émettant des ordres qui seront appliqués au même moment par tout le monde. Et pour reformer, il était nécessaire de mettre les conditions en commençant par le lieu du travail. C’est pourquoi, on a décidé de rénover tous nos centres. On a poursuivi notre reforme par la formation en ouvrant d’autres services. Il était inconcevable que 60% des employés de la Lire la suite de cette entrée »

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