Articles avec le tag ‘concorde’

COMORES : IKILILOU ADRESSE SES VOEUX A UNE PARTIE DU PEUPLE COMORIEN

Adresse à la Nation de Son Excellence Dr IKILILOU DHOININE, Président de l’Union des Comores, à l’occasion de la célébration du nouvel an 2012
Palais de Beit Salam, le 31 décembre 2011
 
• Comoriennes, Comoriens ;
• Mes Chers compatriotes ;
• Hôtes des Comores ;

A l’aube du nouvel an, je souhaite à toutes et à tous, une bonne et heureuse année 2012.
En ces instants précis, j’ai une pensée solidaire pour ceux d’entre nous qui souffrent dans leur chair. Je leur souhaite un rapide rétablissement et leur exprime toute ma sympathie dans les épreuves qu’ils traversent.
Je joins mes prières à celles de tous les Comoriens où qu’ils se trouvent, pour que cette année soit, celle du bonheur familial, de la prospérité et du mieux-être. Pour la Nation comorienne, je prie pour une année de paix, de progrès, de prospérité et de concorde, Inchaallah.
Mes Chers Compatriotes,
L’année 2011 s’achève et c’est pour moi, une Lire la suite de cette entrée »
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MORONI PROPOSE UN PROTOCOLE D’ACCORD

MORONI PROPOSE UN PROTOCOLE D'ACCORD

    Travaux du Terminal international de Ferry : Moroni propose un protocole d’ accord
 

PROJET DE PROTOCOLE D’ ACCORD ENTRE LE GOUVERNEMENT DE L’UNION DES COMORES ET LA MAIRIE DE MORONI PORTANT SUR LA PRESERVATION, LA PROTECTION DE LA PROPRIETE DITE CHADJOU SISE A MORONI

Dans le cadre de la réalisation des travaux du Terminal international de Ferry à Moroni ci-après dénommée les travaux

Le Gouvernement de l’Union des Comores représentée par le Ministère des Finances et du Budget, ci-après dénommée le Gouvernement ;

Et la MAIRIE de Moroni, représentée par le Maire, ci-après dénommée la Mairie,

Soucieux de préserver et de protéger les biens immobiliers et mobiliers situés dans le périmètre des travaux ;

Conscients de la nécessité de maintenir de préserver la paix et la concorde sociale nécessaires à la bonne exécution de ces travaux ;

Convaincus de l’intérêt de garantir la propriété privée des riverains ;

Il a été convenu de ce qui suit :

Article 1 : Objet

Le présent protocole d’accord a pour objet d’arrêter les modalités de préservation et de protection de la propriété dite « CHADJOU » sise à Moroni d’une contenance de 26 ares vingt-cinq centiares.

Article 2 : Préservation et protection

Dans le cadre de la réalisation des travaux, le Gouvernement et la Mairie ont décidé pour cause d’intérêt général, de préserver et de protéger les Lire la suite de cette entrée »

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Said Salim Dahalani. Une grande figure de Moroni s’en est allée

Said Salim Dahalani. Une grande figure de Moroni s'en est allée

Le grand notable de Moroni, Said Salim Dahalani s’est éteint le lundi 01 novembre 2010 en Arabie Saoudite. Notable respecté, sa disparition est une perte énorme pour Moroni, qu’elle représentait à tous les niveaux des rencontres traditionnelles, mais aussi une perte pour les Comores, il honorait de sa présence les grands moments de la république et agissait en toute circonstance et en tout lieu pour la paix et la concorde nationale.

Natif de Mtsangani, il passait sa vie à Badjanani chez sa dernière épouse. Et c’est avec humour qu’il tournait en dérision les divisions entre les deux quartiers de la Médina, minimisant les querelles entre quartiers voisins. Homme d’une grande piété, il a accompli plusieurs fois le pèlerinage à la Mecque. Said Salim Dahalani fut aussi un grand vivant. Il pouvait avec élégance et aisance passait des heures à discuter avec les hommes de sa génération mais aussi, échanger avec la jeune génération montante qu’il transmettait savoir et expérience vécu.

Natif de la grande noblesse de Moroni, l’homme ne se prenait pas la tête. Il aimait rendre visite aux gens simples comme les fossoyeurs de la ville, et prendre de leurs nouvelles, pas seulement quand on avait besoin d’eux. Dans toutes les cérémonies religieuses, comme coutumières il avait la responsabilité d’ouvrir les séances, mais aussi de désigner les orateurs de la ville, Lire la suite de cette entrée »

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COMMUNIQUE : MOHELI AVEC FAZUL EN NOVEMBRE 2010

COMMUNIQUE : MOHELI AVEC FAZUL EN NOVEMBRE 2010

Mwali, retour à la case départ: La Coordination reprend les choses en main!

Les candidats à l’élection primaire de Mwali, issus de la Coordination des Forces Vives dans l’Ile Autonome de Mwali, sont consternés de la décision du Gouvernement intérimaire de contester les recommandations du Comité de Suivi de l’accord pour la gestion de la période intérimaire.

Ils ont constaté que le Président intérimaire Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et son gouvernement, continuent de saper tous les efforts de paix civile et de concorde nationale, conditions indispensables pour l’organisation démocratique de l’alternance politique après l’expiration de son mandat.

En effet, suite aux explications données par le technicien du système des Nations Unies aux Comores, chargé d’assisté les organes indépendants nationaux pour les opérations électorales, le Comité de Suivi de l’accord pour la gestion de la période intérimaire, présidé par la Communauté internationale, a recommandé au Gouvernement intérimaire de prendre toutes les dispositions pour que l’option de révision des listes retenues à savoir le renouvellement des cartes électorales avec photo intégrée, soit effective dans les délais prévus à cet effet par les techniciens du PNUD.

Aussi, suite à une rencontre entre le Comité de Suivi et Commission Electorale Nationale et Indépendante, la CENI est chargé de proposer un réajustement du calendrier électoral qui tienne compte du fait que la date du 26 décembre 2010 pour l’élection générale du Président de l’Union et le second Lire la suite de cette entrée »

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Mwali, retour à la case départ:

Mwali, retour à la case départ:

COMMUNIQUE
La Coordination reprend les choses en main!

Les candidats à l’élection primaire de Mwali, issus de la Coordination des Forces Vives dans l’Ile Autonome de Mwali, sont consternés de la décision du Gouvernement intérimaire de contester les recommandations du Comité de Suivi de l’accord pour la gestion de la période intérimaire.

Ils ont constaté que le Président intérimaire Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et son gouvernement, continuent de saper tous les efforts de paix civile et de concorde nationale, conditions indispensables pour l’organisation démocratique de l’alternance politique après l’expiration de son mandat.

En effet, suite aux explications données par le technicien du système des Nations Unies aux Comores, chargé d’assisté les organes indépendants nationaux pour les opérations électorales, le Comité de Suivi de l’accord pour la gestion de la période intérimaire, présidé par la Communauté internationale, a recommandé au Gouvernement intérimaire de prendre toutes les dispositions pour que l’option de révision des listes retenues à savoir le renouvellement des cartes électorales avec photo intégrée, soit effective dans les délais prévus à cet effet par les techniciens du PNUD.

Aussi, suite à une rencontre entre le Comité de Suivi et Commission Electorale Nationale et Indépendante, la CENI est chargé de proposer un réajustement Lire la suite de cette entrée »

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Moiouya, un distributeur de médicaments plus qu’engagé

Moiouya, un distributeur de médicaments plus qu'engagé

Moiouya, un distributeur de médicaments plus qu’engagéMoiouya se présente comme originaire de Grande Comores, bien qu’il soit né à Mayotte, car il a grandi à Mohoro, dans la plus grande île de l’archipel. Issu d’une famille modeste, c’est grâce à des associations de quartier et de village qu’il a réussi à faire sa scolarité. Dans l’île où il a grandi, il a fait partie du croissant rouge. A Mayotte, il a été le pivot de plusieurs associations de la diaspora comorienne. Le milieu associatif, il le connaît depuis longtemps, il sait l’apprécier et comprend le sens de l’engagement. Revenu à Mayotte en 1994, il connaît très bien les difficultés que peuvent y rencontrer les Comoriens.

Ainsi, c’est par solidarité qu’il s’est engagé bénévolement pendant deux ans à plein temps au sein de l’association pour la Coordination, la Convivialité, la Concorde et la Paix (CCCP). Cette association accueille les Comoriens en situation irrégulière à Mayotte et les accompagne dans leurs démarches de régularisation. Très vite, et grâce à leur collaboration avec Médecins du Monde, les bénévoles de la CCCP se sont rendu compte des difficultés d’accès aux soins pour le public qu’ils rencontraient. Malheureusement, ils n’avaient pas de réponse à leur apporter.

Lorsque MSF a ouvert un Centre de Soins (CDS) de santé primaire à Kaweni, Moiouya a postulé. « Et il m’ont pris », dit-il, ravi. Pendant près Lire la suite de cette entrée »

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Grand rassemblement populaire de soutien au Président de la République à Mutsamudu

Grand rassemblement populaire de soutien au Président de la République à Mutsamudu

C’est en milliers que l’on pouvait compter les participants au grand meeting populaire qui s’est tenu, ce vendredi 17 mai 2010 au stade de Mutsamudu-Anjouan, en présence du Gouverneur de l’Ile, de l’ensembles des Commissaires, des élus, des Ulémas, de la notabilité et d’une grande assistance de femmes, d’homme et de jeunes gens venus de toutes les régions de l’Ile d’Anjouan.
Ce rassemblement qui avait comme objectif de soutenir la politique du Président de la République, a chargé le Gouverneur de l’Ile d’un message de la population anjouanaise qu’il devait délivrer « à la classe politique, à l’opposition notamment, à la communauté internationale et l’ensemble de la population comorienne ».
La population anjouanaise, diront les nombreux orateurs qui se sont succédés à la tribune, est pour le respect scrupuleux et l’application fidèle de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle qui déclare « qu’à compter du 26 mai 2010 à 00 heure, s’ouvre une période intérimaire durant laquelle, le Président de l’Union et les Vice-Présidents exercent leurs pouvoirs, jusqu’à l’investiture du nouveau Président de l’Union et des Gouverneurs élus ».
Le rassemblement de Mutsamudu s’est félicité de l’harmonisation des mandats et des élections du Président de l’union et des Gouverneurs des iles et du passage de quatre à cinq ans, du mandat mandats des futurs présidents de l’Union des Comores. Il a émis le souhait de voir succéder à l’actuel Chef de l’Etat, une personnalité Lire la suite de cette entrée »
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Grand rassemblement populaire de soutien au Président de la République à Mutsamudu

Grand rassemblement populaire de soutien au Président de la République à Mutsamudu

C’est en milliers que l’on pouvait compter les participants au grand meeting populaire qui s’est tenu, ce vendredi 17 mai 2010 au stade de Mutsamudu-Anjouan, en présence du Gouverneur de l’Ile, de l’ensembles des Commissaires, des élus, des Ulémas, de la notabilité et d’une grande assistance de femmes, d’homme et de jeunes gens venus de toutes les régions de l’Ile d’Anjouan.

Ce rassemblement qui avait comme objectif de soutenir la politique du Président de la République, a chargé le Gouverneur de l’Ile d’un message de la population anjouanaise qu’il devait délivrer « à la classe politique, à l’opposition notamment, à la communauté internationale et l’ensemble de la population comorienne ».

La population anjouanaise, diront les nombreux orateurs qui se sont succédés à la tribune, est pour le respect scrupuleux et l’application fidèle de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle qui déclare « qu’à compter du 26 mai 2010 à 00 heure, s’ouvre une période intérimaire durant laquelle, le Président de l’Union et les Vice-Présidents exercent leurs pouvoirs, jusqu’à l’investiture du nouveau Président de l’Union et des Gouverneurs élus ».

Le rassemblement de Mutsamudu s’est félicité de l’harmonisation des mandats et des élections du Président de l’union et des Gouverneurs des iles et du passage de quatre à cinq ans, du mandat mandats des futurs présidents de l’Union des Comores. Il a émis le souhait de voir succéder à Lire la suite de cette entrée »

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Le Chef de l’Etat a reçu une délégation des retraités militaires

Le Chef de l'Etat a reçu une délégation des retraités militaires

Le Chef de l’Etat SEM Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI a reçu mardi après-midi, une délégation des retraités militaires, conduite par le Lieutenant Ahmed Abdou, connu sous le nom d’Adama qui assure l’intérim du Commandant Ahmed Sidi en visite de travail à Anjouan.

Les retraités, accompagnés des veuves de soldats, étaient venus présenter leurs remerciements au Chef de l’Etat et à travers lui, à Son Altesse Royale, Hamad Bin Khalifa Al-Thani, Emir du Qatar, pour son geste généreux qui a permis de liquider en une seule fois, six des neuf mois d’arriérés de pensions qu’ils comptabilisaient.

« Nous ne pouvons que nous réjouir de ce geste qui constitue une première dans notre pays. Nous qui avons toujours été les oubliés, interpretons ce aujourd’hui ce geste comme unhe reconnaissance des services rendus et cela nous va droit au c½ur » a déclaré l’Adjudant chef Saandi.

Interrogé par un journaliste sur la réconciliation au sein de l’institution militaire, l’Adjudant-chef Saandi a estimé que « le Chef de l’Etat a fait ce qui était de son ressort en tant que Chef suprême des armées : "Nous saluons les sacrifices qu’il a consenties et nous souhaitons que les autres responsables puissent prendre l’exemple » a-t-il conclu.

Pour l’Adjudant Abidjan « les retraités avaient pris la décision de rassembler les officiers supérieurs pour rapprocher leurs positions et surtout leur dire que, de leur comportement dépend Lire la suite de cette entrée »

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UN ARRET QUI N’ARRETE RIEN

J’ai pris connaissance de vos deux articles sur le sujet.Je vois que vous n’êtes pas tombé dans le piège.Dieu merci, il ya encore un peu de lucidité sur la terre comorienne.

Me Elaniou

UN ARRET QUI N’ARRETE RIEN,
UNE PATATE CHAUDE DANS LA MAIN DU PEUPLE COMORIEN

Le 8 mai 2010 la Cour Constitutionnelle a rendu un arrêt très attendu sur trois recours formés par M. Abdou DJABIR, Mme Andoimati MIKIDAD, et M. Said ali KEMAL contre la loi très controversée adoptée par le congrès le 1er mars 2010 (n° 10-003/CAUCI. )

Je ne puis ni me laisser gagner par la joie de ceux qui félicitent la Cour constitutionnelle, ni partager le pessimisme de ceux qui crient au scandale ! je me situe exactement à équidistance, et je suis inquiet.

Je suis inquiet par ce que cette décision qui devait nous rassurer et rétablir la confiance en nos institutions est remarquablement mal rédigée. Elle pose beaucoup plus de problèmes qu’elle n’en résout. Certains se demandent si ce n’est pas précisément ce que certaines forces occultes, derrière le rideau de la Cour, souhaitaient ardemment
A première vue, elle satisfait tout le monde : elle retient la date du 26 mai pour la fin du mandat présidentiel, ce qui devrait réjouir les demandeurs, mais elle dit que « le Président et ses vice-présidents exercent leurs pouvoirs dans une démarche consensuelle jusqu’à l’investiture du nouveau Président de l’Union et des gouverneurs », ce qui devrait faire plaisir aux défendeurs.

On attendait la décision de concorde, et voici peut-être la pomme de discorde !
Tout se passe comme si cet arrêt était un texte écrit en langue étrangère tant il est difficile à comprendre. Essayons de traduire.

Tout d’abord, la Cour a statué sur sa compétence. Qu’en est-il exactement ? ( I )
Elle a ensuite examiné la recevabilité des recours pour ne retenir finalement que le premier, celui de Abdou DJABIR ( II )
Elle a enfin déclaré anticonstitutionnelles « les dispositions de l’art.2 »de la loi attaquée. (III)

I. LA COMPETENCE

La Cour nous a agréablement surpris. On se souvient en effet de décisions récentes où elle déclarait sereinement son incompétence quand elle était parfaitement compétente, des cas où son incompétence était manifeste et où elle se déclarait sereinement compétente.
Il faut reconnaître qu’ici elle a fait une exacte application de la loi. En se déclarant compétente pour examiner une loi qui exécute une disposition constitutionnelle et dont l’objet est électoral, elle a indiscutablement respecté la constitution.

II. LA RECVABILITE DES RECOURS

L’incertitude demeure en revanche, s’agissant de l’irrecevabilité des deux requêtes rejetées. Le motif serait en effet que les requérants, ayant introduit leur demande au nom d’une personne morale, devaient, conformément à « l’article 29 de la loi organique susvisée (loi du 30.06.2004) produire à la première demande, la preuve de l’enregistrement des statuts »

Cette première demande doit être faite évidemment par écrit.
La cour a en effet la fâcheuse tendance à oublier que la procédure devant elle est d’abord écrite.
La phase orale est secondaire. Il y a fort à parier que le greffe qui devait faire cette sommation ne l’a pas faite. Il s’ensuit qu’aucune irrecevabilité ne pouvait être opposée aux requérants. J’insiste sur ce point précis car je sais par expérience que le Greffe de la Cour bien que dirigé par un magistrat expérimenté néglige trop souvent de faire les communications prévues par la loi. Les avocats hélas ont tendance à se laisser prendre au jeu et à ne pas exiger comme c’est leur devoir le respect strict de la procédure. Je me souviens moi-même d’avoir plaidé dans une affaire où le mémoire de l’adversaire ne m’avait pas été communiqué alors qu’il s’agissait là d’une formalité substantielle dont le non respect viciait toute la procédure.
C’est une erreur que nous ne devons plus commettre ! La plus haute juridiction de l’Etat ne peut pas se permettre de fermer les yeux sur ce qui fait l’essentiel et la garantie des droits constitutionnels des citoyens.
Cela dit, il se pourrait très bien que la formalité ait été correctement réalisée ; en ce cas, on pourrait bien se demander comment il se fait que la pièce manquante n’ait pas été produite et la Cour aurait bien eu raison de rejeter les requêtes.

III LE FOND

Tout compte fait, l’irrecevabilité des deux requêtes ne présente pas d’intérêt majeur dans la mesure où il y a eu jonction des procédures et que l’objet de toutes les requêtes était le même : l’annulation de la loi du 1er mars 2010.
L’arrêt a annulé partiellement cette loi mais dans des termes qui laissent pantois :
? L’article que l’arrêt annule pour avoir « déterminé la date des élections » n’est pas celui qui a « déterminé la date les élections ».
? La « démarche consensuelle » préconisée par le point 4 du dispositif est laissé dans un flou artistique qui encourage tous les palabres
? Le président de l’Union est laissé à la tête d’une « période intérimaire » indéfinie sans autre pouvoir que d’expédier les affaires courantes, à moins que?.

Ces dispositions ajoutent à la confusion au lieu de la dissiper. Pourquoi ?
1. C’est l’article 1 et non l’article 2 de la loi qui « détermine la date des élections » Voyons les deux articles de la loi de mars 2010

Article 1er: Les élections générales du Président de l’Union et des Gouverneurs des îles sont fixées au 27 novembre 2011.

Article 2: Le Président de l’Union, les Vice-présidents, ainsi que les Gouverneurs des îles continuent à exercer leurs fonctions respectives jusqu’à la tenue des élections susvisées.

Si c’est l’article 2 qui est annulé comme le proclame le dispositif de l’arrêt, alors le Président et ses vice-présidents doivent partir dès le début de la période « intérimaire »
Mais comment concilier cette interprétation avec la déclaration claire et non équivoque du point 4 de l’arrêt où il est dit notamment « ?s’ouvre une période intérimaire durant laquelle le Président et le Vice- présidents exercent leurs pouvoirs ?. » ?????
Dira-t-on que c’est une erreur de frappe ? Doit-on permettre à la Cour constitutionnelle des Comores de faire des erreurs de frappe dans une décision de cette importance ? Nos élites politiques doivent saisir la Cour d’une requête en interprétation de manière à clarifier la situation et sortir de cette impasse ridicule !

Si nous admettons que c’est plutôt l’article 1er qui est visé, il faut ajouter que l’article 2 (celui-là même qui a été annulé !!!) est non pas annulé mais modifié par l’expression « dans une démarche consensuelle »

2. Cette précision est tout le contraire d’une précision, tout simplement parce que
Le président et ses vice-présidents sont déjà dans une démarche consensuelle et si le consensus devait les concerner seuls, on ne voit pas l’intérêt de le mentionner.
En réalité le consensus relève du domaine des conflits politiques et je conviens qu’il était mal aisé pour de la Cour d’en faire état. Mais alors pourquoi en parler ?
Etait-ce le rôle de la Cour d’inviter au consensus ? Avait-elle besoin d’ailleurs de le faire alors que justement toute la vie politique du pays se déroule dans l’ambiance de ce baume archaïque et délétère?
Cela fait un peu plus de 20 ans que dans ce pays on parle de « consensus » pour régler tous les problèmes y compris dans les domaines où la loi a clairement tranché. La loi existe ? Mais elle ne convient pas à telle ou telle partie ! Qu’a cela ne tienne ! Cherchons un consensus !….

Notez bien qu’il existe une autre lecture possible, plus cohérente, et qui mettrait le texte de l’article 3 de cet arrêt historique à l’abri des sourires. Quand la Cour dit : « article 3 : déclare anticonstitutionnelles et annulées les dispositions de l’article 2 de la loi n° 10-003/CAUCI du 1er mars 2010 déterminant la date des élections du Président de l’Union et des gouverneurs des îles?, » rien ne nous interdit de comprendre qu’il s’agit de la loi qui détermine la date des élections et non de son article 2, qui donc aurait été annulé en ce qu’il dispose que les autorités de l’Union continuent à exercer leurs fonctions jusqu’aux nouvelles élections.
Et alors tout deviendrait clair : la date fixée par l’article 1 serait bien la même, (27 novembre 2011), il n’y aurait que l’art 2 de la loi qui serait touché, ?.. Et voilà que l’on retombe dans le carcan du consensus?..

La Cour Constitutionnelle n’avait pas le droit de nous plonger dans cette obscurité totale.
Elle avait le devoir de répondre clairement à la question qui lui était posée.
Ne l’ayant pas fait, il incombe aux acteurs de ce drame, c’est-à-dire aux politiques de saisir la Cour de toute urgence en interprétation. C’est une procédure normale et qui s’applique devant toutes les juridictions, et notamment celles ayant jugé en dernier ressort ou dont la décision est devenue définitive faute de recours.
Or pour les raisons que nous venons d’indiquer, cette décision pour toutes les parties, pour tout le pays, est une patate chaude. Il faut vite la renvoyer à l’expéditeur.

ELANIOU

Lire l’article sur http://comoresdroit.centerblog.net/223-UN-ARRET-QUI-N-ARRETE-RIEN

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