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Gouverneur de Mayotte : éviter la poudre aux yeux


Une jeune mahoraise, Mme Fatima Said s’autoproclame « gouverneur par intérim de l’île comorienne de Mayotte ». Originaire de Sada, elle aurait donc choisi de prendre ses « responsabilités » selon ses propres mots. Tenant compte du fait que mon île natale reste occupée par notre ancienne puissance coloniale et tenant compte du vide juridique, je me propose de m’autoproclamer comme gouverneur par intérim de l’île comorienne de Mayotte a t’-elle affirmé. A l’instar du « gouvernement en exil » mis en place en France au mois de mai dernier par des franco-comoriens habitant á Marseille, á Villeurbanne, Aix-les-Bains et á Mayotte, cette jeune mahoraise qui réside en France Métropolitaine , fait l’objet d’une couverture médiatique exceptionnelle alors que Youssouf Moussa qui réside á Mayotte et qui s’est toujours battu contre la présence de la France sur cette partie du territoire national n’a jamais eu autant de faveurs de la part de la presse. Ainsi cette jeune femme accorde des interviews aux grands journaux de la place, y compris á Al Watwan et organise une « conférence de presse » dans un café parisien, le 26 juillet dernier.

Certes l’idée qu’une mahoraise veule devenir Gouverneur de Mayotte est en soi bonne, mais la procédure suivie est á la limite abracadabresque. Notre pays est régi par des textes et notre jeune mahoraise devra d’abord consulter ces textes pour fonder son action. Elle devra tout d’abord commencer par descendre sur le terrain á Mayotte pour convaincre les mahorais, ne serait ce qu’une petite minorité de Lire la suite de cette entrée »

Abdou Soulé Elbak, ancien président de l’île de Ngazidja « Je peux être candidat à la vice-présidence… »

Abdou Soulé Elbak, ancien président de l'île de Ngazidja « Je peux être candidat à la vice-présidence... »

– Revenu d’un long séjour à l’extérieur pour des soins médicaux, Mzé Abdou Soulé Elbak fait son entrée doucement dans la vie politique. Malgré son état jugé convalescent, ce leader du parti Doudja et ancien président de l’île autonome de Ngazidja [2002-2007] promet d’aller toujours de l’avant dans son combat. Il n’exclut pas de demander encore une fois les suffrages du peuple… dans un entretien à La Gazette.

Question : Comment va le président, coté santé ?

Mzé Abdou Soulé Elbak : Tu as parlé du président et le président est un Homme du peuple qui doit discuter avec ses concitoyens. Je remercie Dieu pour te dire que je suis en forme. Je prie le bon Dieu pour pouvoir accompagner les amis et partisans.

Question : Est-ce que Elbak a la même force qu’avant pour tenir le combat politique ?

M.A.S.E. : Là aussi, je remercie Dieu car personne ne croyait que j’allais revenir à ce monde, parler, marcher avec les autres. Tu sais que la maladie attaque rapidement mais elle ne disparait pas aussitôt. Mais je te promets que je suis entré en scène et je ne manque pas aux différents rendez-vous politiques. Je suis sur le terrain, dans les villes, villages et quartiers.

Question : On avait déclaré votre décès ici à Moroni. Comment avez-vous vécu cette annonce ?
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M.A.S.E. : Dieu merci, je suis musulman et je crois au destin. Donc, je demanderai à mes proches à ne pas se fâcher contre ceux qui ont dit que je suis mort. Je suis convaincu que cette personne n’a pas fait cette annonce par haine ou mauvaise foi. Mais cela vient peut-être de ceux avec qui je vivais cette situation et qui avait perdu espoir. Et quand ils ont parlé de mon état, les gens ont mal compris et mal transmis le message. Je comprends l’attitude de ces gens car j’étais dans un état critique. Mais Dieu a dit que personne ne mourra sans sa décision. La maladie était grave certes mais Dieu a décidé autrement.

Question : Maintenant que vous êtes de retour, quel est votre situation politique ?

M.A.S.E. : Ma conviction et ma foi sont restées intactes : le développement du pays et cela passe par une alternance politique dans le pays. Il faut qu’on décèle les menteurs et imposteurs. Sans ça, le pays ne peut pas changer. Donc, on est toujours dans le combat. On continue de faire la différence entre le pouvoir et la politique. Le pouvoir est une arme que les politiques utilisent pour propager leurs idées. On est resté les mêmes. On va toujours soutenir celui qui peut sauver le pays.

Question : Quel est votre regard de la situation politique au pays ?

M.A.S.E. : La population est consciente que le pays traverse des moments difficiles mais rien d’étonnant de mon coté. Depuis longtemps, j’ai alerté ceux qui étaient à mes cotés en disant que ce n’est pas la personne qu’il faut pour ce pays. Mais la majorité a décidé autrement et on s’est plié pour des raisons démocratiques. Mais ce n’est pas mauvais car désormais la population a compris. Elle peut faire la différence entre l’éloquence et le nationalisme. On va sans doute voter quelqu’un par son passé et son nationalisme comme ce qui se fait à l’extérieur. Ici, on vous nomme à un poste mais tu fais comme si c’est un bien personnel. Les gens l’adorent et pourtant ils sont les premières victimes. Malheureusement, notre conscience manque de maturité pour discerner le bon et le mauvais. Moi je suis conscient que c’est la faute aux politiques qui n’ont pas éduqué. Mais, on s’engage à faire le tout pour qu’on n’arrive pas à une situation pire que celle-ci.

Question : On s’approche à des élections. Est-ce que le parti Doudja [la vague] va présenter des candidats ?

M.A.S.E. : Le parti soutient un candidat à Mohéli. Doudja a fait des propositions de candidats aux élections de gouverneur dans les trois îles.

Question : Qui sont-ils ces candidats ?

M.A.S.E. : Depuis 4 ans, nous étudions un choix. Le candidat qui semble propre, sérieux et qui n’est pas mouillé ces 5 dernières années, c’est Mohamed Fazul. Maintenant, le parti réfléchit comment on va le soutenir. Mais le choix n’est pas totalement tranché.

Question : Justement, Fazul qui est aussi votre ami a des problèmes avec la justice ?

M.A.S.E. : Il y a un dicton comorien qui dit que lorsqu’on déteste quelqu’un, on ne manque pas d’accusation sur lui. On reproche à Fazul de n’avoir pas déposé de caution. Pour te faire comprendre, je vais te donner un exemple. Je n’étais pas ici, au moment de déposer ma première candidature [en mars 2002]. Au moment déposer la caution, celui que j’ai envoyé a été renvoyé par le trésorier. Ce dernier a expliqué que tout le monde est convaincu que c’est Elbak le vainqueur. Donc, il ne faut même pas déposer de caution car même si Elbak perd l’élection, il sera remboursé. Et le trésorier a demandé de repartir avec la caution. Moi, je ne savais rien de cette situation. De deux, chaque centime qui entre dans les caisses de l’Etat se fait sur la base des écritures. Où est la comptabilité publique car de la même manière les écritures existent pour ceux qui sont remboursés. Je ne suis pas juge mais je sais que cette personne frappé de 3 ans d’inéligibilité a fait appel depuis 4 ans. Cela veut dire que la sanction est purgée. Mais c’est un mauvais signe étant donné qu’ils ont peur et font tout pour lui mettre les battons dans les roues. Et je te jure que Fazul est clean en tout cas sur cette question.

Question : Avec les problèmes de santé, Est-ce que Elbak va à la retraite en restant chef de parti seulement ou il peut un jour être candidat ?

M.A.S.E. : A cette question, c’est comme si tu m’as planté un poignard sur le dos. A mon âge, je ne suis pas au seuil de la retraite. Si aux dernières élections, j’ai envoyé Hafoussoit et les autres, c’est par rapport à l’éducation que j’ai reçue. Lorsque j’ai été élu député pour la première fois [1992], Mroudjaé pouvait se présentait mais il a décidé de me laisser l’opportunité. J’ai été le plus jeune mais Mroudjaé m’a envoyé. A l’époque il avait à peine 50 ans. Comme c’est une éducation et un héritage, de la même manière, à 55 ans je dois aussi préparer la relève. Les responsabilités étatiques ne se résument pas au poste de député ou de gouverneur seulement. Il y a aussi la présidence ou vice-président. Je peux être candidat à la vice-présidence si le parti le décide. Comme je suis discipliné, je dois respecter les choix du parti.

Question : Et comment avez-vous perçu les accords politiques du 16 juin ?

M.A.S.E. : C’est le signe du mépris de Madeira sur les Comores. En premier lieu, ces accords ont mis en cause notre souveraineté internationale. Je me demande comment la cour constitutionnelle qui rend des décisions sans appel, prend un arrêt qui légalise un pouvoir en fin de mandat. C’est un mauvais accord qui ne résout rien. Ces accords sont venus donner à Sambi et consorts d’autres pouvoirs pour malmener le pays plus qu’ils ne l’ont fait ces 4 dernières années.

Propos recueillis A.A Mguéni
290710/aam/hzkpresse/15h00

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Le contentieux de l’Ile comorienne de Mayotte : La France à l’épreuve du mépris du droit international

Présentation : Les Comores sont un archipel de l’océan Indien, composé de quatre îles principales, situé à l’entrée septentrionale du Canal du Mozambique, entre Madagascar et la côte Est de l’Afrique. Sa superficie est d’environ 2170 km2 et sa population est estimée à 700 000 habitants. L’archipel constitue une entité géographique, historique et culturelle qui a été administrée par la France, en tant que telle, pendant près d’un siècle et demi.

Introduction

A croire la population comorienne, que l’indépendance allait être un signe d’une vie digne du peuple comorien. Jadis quand les autorités comoriennes virent et préparèrent leur coup fatal relatif à l’accession de l’indépendance, l’homme politique aux yeux de la lune, ne se faisait pas d’illusions particulières « l’impératif d’accéder à l’indépendance, n’est autre que notre souveraineté étatique ». Contester cette proposition allait être qualifié comme un trouble à l’ordre publique. Certes, c’était une proposition assez convaincante et assez importante pour l’épanouissement d’un Etat dont l’autonomie politique d’un Etat reste l’abandon des contraintes et les règles établies.
Du coup les Comores menaient des réflexions sur ce sort important qui va leur permettre d’entériner leurs soumissions vis-à-vis de leur maitre colonial, à savoir la France. A force est de constater que cette dernière s’est faite le maitre incontesté, en usant de son autorité sur toutes les régions des Comores. La France n’a fait qu’à s’approvisionner en ne cherchant jamais à se donner une certaine limite à se dire que le mot « du respect de la vie humaine Lire la suite de cette entrée »

COMORES : 35 ans déjà!

COMORES : 35 ans déjà!

LE BILLET DE BABOU

D’autres dirons 35 ans enfin ! Cela dépend de quel bout de la lorgnette on regarde les fruits de l’indépendance. Certes, 35 ans est un âge mature pour un homme mais pas pour les institutions d’un pays, surtout si celles-ci n’ont jamais pu suivre leur croissance normale à cause des actes inamicaux de “notre ami de toujours” et principal partenaire au développement. Comme par hasard, l’un des rares chefs d’Etat qui a pu donner l’espoir d’un développement économique crédible est “l’homme au turban” qui est élu envers et contre le souhait de notre “cher ami” en question, malgré les “ringa*” petits et grands qu’on lui fait à chaque levée du soleil.
Si on revient sur l’histoire mouvementée de notre déclaration d’indépendance, on constate à quel point notre “cher ami” est capable de pièges linguistiques et législatifs, parfois même d’actions brutales et criminelles, pour obtenir ce qu’il veut à savoir le maintien de Mayotte sous son contrôle pour des intérêts géostratégiques évidents et de portée planétaire. La leçon à tirer est qu’il faut à présent conquérir notre indépendance mentale et spirituelle pour atteindre enfin la vraie indépendance : l’indépendance économique.

Babou des îles

Source : Al-watwan N° 1585 du jeudi 7 juillet 2010

Commentaire Wongo :
*Ringa veut dire judo. On peut le traduire ici par coup tordu

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Le message du Chef de l’Etat à la Nation à l’occasion de la fête nationale

Le message du Chef de l'Etat à la Nation à l'occasion de la fête nationale

Après les louanges à Allah et les salutations au Prophète, à sa famille et à ses compagnons, le Président de la République a adressé à la Nation un discours en langue nationale prononcée devant la nombresuse assistance réunie au Stade de Missiri à Mutsamudu-Anjouan, ce mardi 6 juillet 2010 (PREMIERE PARTIE) traduit du comorien par le Département Communication de la Présidence de l’Union des Comores)

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Honorables Ulémas,
Autorités de l’Etat
Guides communautaires
Excellence Messieurs les Représentants des organismes internationaux,
Honorables invités venus de l’étranger
Chers parents, Chers fières et s½urs, grands et petits et chers enfants,
Honorable assistance
Que Dieu vous assiste tous, vous protège, vous honore et fasse de vous ses meilleurs serviteurs dans ce monde qui vivront dans la paix, la sécurité et la stabilité dans ce monde et qui, quand ils reviendront vers Lui, qui hériteront de la demeure de la paix dans son paradis, incha-Allah.
Permettez-moi de m’adresser en langue étrangère à l’intention de nos hôtes qui ne comprennent pas notre langue avant de parler c½ur à c½ur avec vous. Après ces propos destinés à nos amis étrangers, arabes, turcs et d’autres nationalités encore et compte tenu du Lire la suite de cette entrée »

Le message du Chef de l’Etat à la Nation à l’occasion de la fête nationale

Le message du Chef de l'Etat à la Nation à l'occasion de la fête nationale



Après les louanges à Allah et les salutations au Prophète, à sa famille et à ses compagnons, le Président de la République a adressé à la Nation un discours en langue nationale prononcée devant la nombresuse assistance réunie au Stade de Missiri à Mutsamudu-Anjouan, ce mardi 6 juillet 2010 (PREMIERE PARTIE) traduit du comorien par le Département Communication de la Présidence de l’Union des Comores)
- Honorables Ulémas,
- Autorités de l’Etat
- Guides communautaires
- Excellence Messieurs les Représentants des organismes internationaux,
- Honorables invités venus de l’étranger
- Chers parents, Chers fières et s½urs, grands et petits et chers enfants,
- Honorable assistance

Que Dieu vous assiste tous, vous protège, vous honore et fasse de vous ses meilleurs serviteurs dans ce monde qui vivront dans la paix, la sécurité et la stabilité dans ce monde et qui, quand ils reviendront vers Lui, qui hériteront de la demeure de la paix dans son paradis, incha-Allah.

Permettez-moi de m’adresser en langue étrangère à l’intention de nos hôtes qui ne comprennent pas notre langue avant de parler c½ur à c½ur avec vous. Après ces propos destinés à nos amis étrangers, arabes, turcs et d’autres nationalités encore et compte tenu du temps qui nous reste, parlons entre nous de l’événement qui nous réunit aujourd’hui.
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En pareil journée, il y a une question à la fois importante et redoutable qu’il convient de se poser. Quel est l’intérêt, dans le monde d’aujourd’hui, pour des hommes jadis sous la domination coloniale, d’accéder à leur indépendance ?

Ceux qui veulent comprendre, pourraient faire la comparaison entre nous qui avons opté pour l’indépendance et nos frères mahorais qui choisi de rester sous la colonisation.

Certes, à Mayotte, nos frères ont plus d’argent que nous et nous souhaitons qu’ils en aient davantage car ses retombées nous parviennent. Certes également, à la fin de chaque mois ils perçoivent leurs salaires. Certes enfin ils ont de meilleurs hôpitaux, suffisamment d’écoles pour leurs enfants, de meilleures routes que les nôtres et beaucoup d’argent qui circule dans l’ile de Mayotte.

Pour vous donner mes frères, un élément de comparaison, les recettes de l’Etat comoriens ajoutées aux aides extérieures, ne totalisent même pas 45 millions d’euros pour l’année 2009 alors que dans la même période, la somme d’argent destinée à Mayotte par la France s’élève à 740 millions d’euros avec une population de de 186.000 habitants contre près de 700.000 dans les trois autres iles. Il n’y a donc pas besoin d’entamer un débat là-dessus avec eux. Ils ont plus d’argent que nous.

Toutefois il ne faut pas observer seulement cet aspect du problème. Nous devons prier pour que nos frères mahorais aient plus de moyens financiers encore. D’ailleurs, ils devraient m’aimer car depuis que je suis là, ils bénéficient de plus de subventions qu’avant. Cependant, mes frères, à bien y regarder, vous vous rendrez compte, que nous jouissons de beaucoup de choses dont nos frères ne disposent pas étant sous domination coloniale. Notre indépendance nous a donné accès à bien des positions que nos frères n’ont pas.

Quand j’en parle, nos frères s’en irritent. Mais lorsque je dis que nous avons plus de 200 médecins comoriens contre moins de dix à Mayotte, ce n’est pas pour les dénigrer mais c’est la vérité.

J’en parle pour que vous comoriens compreniez qu’il est bien meilleur d’être indépendants.

Nous avons donc plus de 200 médecins comoriens grâce à notre indépendance. Combiens de nos enfants reviennent de Chine après leurs études, de pays d’Asie comme la Malaisie, l’Indonésie, le Pakistan et même le Bangladesh ? combien d’enfants ont fini leurs études dans les pays arabes, les pays européens, aux Etats-Unis, au Canada et en Australie ? Combiens sont dans les pays africains ? Sans notre indépendance, nos enfants n’auraient jamais eu accès à ces études.

Il est donc inexact de dire qu’il aurait mieux valu rester sous la colonisation.

Vous les jeunes, nés après 1975, demandez à vos parents et vos ainés comment était ce pays à cette époque. Mes frères, j’ai assisté à un match sur le terrain de Hombo en 1974 où jouait une équipe mahoraise. Si quelque chose a changé depuis dans ce stade, c’est peut-être le grillage.

Certes, nous n’avons pas d’argent pour construire les stades comme à Mayotte mais grâce à l’amitié que nous avons tissée, nous avons un nom aux Nations Unies, nous avons un drapeau connu dans le monde et un hymne national. Un Comorien peut monter à la tribune des Nations Unies et parler en votre nom. Un ressortissant comorien s’adressant au monde du haut de la tribune des Nations Unies ne peut aujourd’hui venir que de Ngazidja, Mwali ou Ndzouani. Aucun ressortissant mahorais ne peut y avoir accès jusqu’à ce qu’il vienne nous rejoindre.

Je vous dis tout cela mes frères pour infirmer l’argument selon lequel il aurait mieux valu rester sous domination coloniale. L’indépendance nous a apporté des bienfaits, une dignité et un honneur. Il y a aujourd’hui des frères ministres. Combiens sont députés, magistrats, ulémas dans la religion et dans les autres branches du savoir ? Si nous n’avions pas accédé à l’indépendance, jamais nous n’aurions eu cet honneur, cette dignité, ce savoir.

Mes frères, sans vouloir m’étaler sur ce point, il est important de rappeler tout cela en un jour pareil pour dire merci aux députés qui, ensemble avec le Président AHMED ABDALLAH ABDEREMANE ont proclamé l’indépendance en 1975 et leur exprimer notre reconnaissance et notre satisfaction pour leur acte.

Cela ne signifie pas qu’aujourd’hui où nous célébrons le 35ème anniversaire de cet événement, tout va pour le mieux. Loin de là. Je reconnais que dans la vie nationale depuis cette époque à nos jours, beaucoup de ce qui a été fait a été détruit. Toutefois, nous ne devons pas imputer la cause à notre indépendance. Demandons-nous plutôt comment remédier à cette situation.

De nombreux pays africains qui célèbrent leur cinquantième anniversaire aujourd’hui sont en deçà de nous en bien des domaines. Toutefois, tout en admettant que nous connaissons la pauvreté, l’ignorance et d’innombrables difficultés, que de nombreux comoriens n’ont pas accès à l’électricité et à l’eau potable, que des villages où il n’y a même pas d’infirmier ne sont pas accessibles par une route, nous ne devons pas en imputer la cause à l’indépendance.

Nous devons nous en prendre à nous même et sur la façon dont nous avons géré le pays. Si nous étions restés sous la colonisation, nous n’aurions jamais eu ni nos médecins, ni nos ingénieurs, ni nos magistrats, ni nos ulémas. Nous devons nous en prendre à ceux qui ont eu ou qui à gérer le pays y compris moi-même, même si les responsabilités sont plus à rechercher dans les bureaux.

Je le dis souvent mes frères, je ne peux à la fois être le président et en même temps le policier, le gendarme, le Cadi et le médecin. On me disant ce matin à Ngazidja qu’un des vedettes qui nous ont été offertes par la Turquie est déjà hors d’usage. Avant cela, le bateau de pêche offert par l’Iran a sombré et ce n’est que maintenant qu’on cherche à le réparer. Un des engins de terrassement en provenance des Emirats est déjà en panne. Et ainsi de suite.

Ainsi, je fais de mon mieux mais les bureaucrates, à commencer par les Ministres ont une grande responsabilité. Cela fait partie de ce qui doit être dit.

Mes frères, parmi les avantages de l’indépendance, il y a le réseau d’amitié que nous avons tissé. Ici même, à cette tribune, il y a des frères venus de Turquie avec un projet qui servira d’abord les plus démunis et dont je parlerai plus tard. Jusqu’ici, mes démarches ont plus bénéficié aux fonctionnaires et aux agents de l’Etat. Cette fois-ci, je compte servir les plus pauvres.

Egalement, au moment où je vous parle, une délégation libyenne est arrivé à Moroni et se rendra ici à Anjouan pour me rencontrer ce soir ou demain matin.

Mes frères, vous êtes au courant de ce que fait la Chine, les pays arabes, européens et d’autres qui nous avaient abandonnés et qui sont revenu comme le japon et l’Allemagne. Tout cela parce que nous sommes indépendants. Sans notre indépendance, nous n’aurions jamais vu eu ces relations. Les bonnes dispositions des ces pays amis, les égards dont nous sommes l’objet aujourd’hui sont le fruit de notre indépendance. Nous devons en rendre grâce à Dieu pour ces bienfaits sans omettre de désigner et dénoncer ceux qui ont failli à leurs responsabilités et ceux qui ont été chargé du gardiennage du bien commun et qui en sont devenu les voleurs.

En tout état de cause et alors que je m’adresse à tous les comoriens, qui me suivent en direct sur les ondes dans le pays et à l’extérieur, je voudrais leur dire que notre pays fait face à un meilleur avenir. Il y a ceux qui croient. On se passera de ceux qui n’y croient pas. Notre pays n’a jamais eu les bonnes perspectives qu’il a aujourd’hui. Vous en connaissez une partie.

Il y a les perspectives financières dont un enfant pourrait faire le calcul, notamment les 175 millions de dollars de la citoyenneté économique, les 540 millions de dollars de Doha, les 50 millions de dollars de l’Arabie Saoudite, les fonds annoncés par les instituions financières comme la BAD avec ses 10 millions d’euros, les perspective ouvertes après le satisfecit du FMI et de la banque Mondiale à l’égard des Comores avec la possibilité de l’effacement totale des 144 millions de dollars de la dette du pays qui constituera, une nouvelle renaissance.

D’autres bonnes nouvelles sont attendues dans les jours qui viennent mais j’en garde encore le secret par crainte des gens malintentionnés.

Tout cela dépendra de la contribution qui est attendu de la part de vous et que l’Afrique a décidé de promouvoir cette année : la paix, la sécurité et la stabilité.

source:beit salam

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Comores: l’Etat en danger

Comores: l'Etat en danger

TRIBUNE LIBRE:
l’Etat en danger

Il n’y a rien de plus dangereux pour une nation que lorsque certains de ses citoyens ou de ses élus se drapent des attributs du patriotisme pour mieux la détruire de l’intérieur par la défense d’intérêts personnels. Il n’y a rien de plus choquant que lorsque des militants de la cause nationale se parent du drapeau du pays pour mieux se mettre au service du populisme, au service d’un homme ou d’un clan et ne voient plus l’intérêt général. Le peuple a accordé au président Sambi une grande confiance en mai 2006. En mai 2010, il devrait honorer ce peuple, en respectant scrupuleusement les principes et la constitution, et en se retirant une fois son mandat terminé, pour éviter au pays une nouvelle épreuve douloureuse.

A bien observer, la très grande majorité de ceux qui défendent le maintien au pouvoir du président Sambi au-delà du 26 mai 2010 ne défendent souvent que des intérêts personnels et « villageois ». Il faut ajouter à ceux-là, ceux qui sont encore endormis par les rêves qui nous cachent toujours la vue de la mer au paramboini, à Moroni. La vérité est sans doute dure à dire, mais, elle est là. Il y a ceux qui voient disparaître les avantages acquis, ceux qui savent qu’après la présidence Sambi ils devront se battre pour se maintenir au pouvoir et qui ne sont pas habitués à Lire la suite de cette entrée »

905 joueurs couverts par la mutuelle de santé

Les joueurs de football de Ngazidja de première et deuxième division sont désormais couverts par la mutuelle de santé. Cette assistance sanitaire a été lancée lundi, 1er juin au foyer Awlad El Komor, par les responsables de la coordination des mutuelles et de santé et les membres de la fédération comorienne de football et ceux de la ligue régionale de Ngazidja. « Santé foot », c’est la dénomination de cette mutuelle qui va couvrir d’une part les frais des soins urgents des footballeurs nationaux.

 

Cette mutuelle va prendre en charge les premiers soins des joueurs blessés lors des rencontres des compétitions officielles de football. «Santé foot » est une initiative qui va, actuellement, prendre en charge les soins immédiats des neuf cent cinq joueurs. Cet effectif est constitué seulement des joueurs de première et deuxième division de l’île de Ngazidja. La mutuelle a été, certes, mise an place depuis huit mois, mais « c’est depuis avant-hier, lundi 1er juin, qu’elle est entrée en vigueur jusqu’à la fin de la saison du championnat. Du coup, chaque joueur cotise la modique somme de 1000 francs pour la prise en charge annuelle de sa santé», précise Mohamed Bacar, coordinateur régional de Ngazidja de la mutuelle de santé.

 

Après la blessure du joueur, il lui faut la signature du commissaire du match et l’arbitre central pour attester sa prise en charge par la mutuelle. Dans Lire la suite de cette entrée »

Coupe des Comores. Djabal aura un Elan diminué

Dans le compte des huitièmes de finale de la Coupe des Comores, prévus ce week-end, deux affiches opposeront des formations de première division. Il s’agit d’un alléchant Volcan club-Elan club et l’autre affiche qui mettra aux prises Coin Nord et Us de Ntsaoueni.

 

Volcan s’est déjà affronté contre Elan en championnat. Résultat ! L’équipe de la capitale s’est imposée devant Mitsudje par le score décisif de 2 buts à rien du tout. Par rapport à ce score, la prochaine rencontre sera un vrai duel. Le match aura des enjeux intéressants pour ceux qui connaissent le parcours de ces clubs. Puisque Volcan devance Elan au tableau du championnat par une différence de 1 point (Volcan 14 pts et Elan 13). Outre, Volcan entre légèrement favori au match.

Par contre, les jaunes de Mitsudjé tenteront par tous les coups de se défendre pour sauver leur honneur après leur humiliation et domination à domicile. Le match aura lieu à Nyumadzaha, ni l’un ni l’autre ne jouera sur ses propres terres. Peu importe le score final qui séparera ces deux grands rivaux, ils se croiseront les fers, encore une fois, le 21 juillet prochain pour le compte de la 15e journée du championnat.

 

Pour la seconde affiche décisive, Coin Nord reçoit, le dimanche 30 mai à Mitsamihuli, Us de Ntsaoueni. Lire la suite de cette entrée »

La résistance de l’opposition se manifeste à Fomboni (Mohéli)

D’après l’AFP, vers 12H30 heure de FOMBONI (île de Mohéli) de jeunes manifestants continuaient de faire face aux forces de l’ordre mercredi sur l’île comorienne de Mohéli, où des échoppes ont été saccagées pour protester contre la prolongation du mandat du président Ahmed Abdallah Sambi.
Pour la deuxième journée consécutive, des barricades de pierres, carcasses de véhicules et détritus de toutes sortes jonchaient l’avenue principale de Fomboni, chef lieu de l’île.
Alors que les partis de l’opposition n’arrivent pas à mobiliser les foules à manifester à Moroni (capitale des Comores) ou dans les grandes villes comme Mitsamiouli, Foumbouni (N’Gazidja), Mutsamudu (chef lieu de Ndzuani). RFO a envoyé un correspondant permanent à Mohéli afin de montrer les images de la résistance anti-Sambi. C’est afin de montrer qu’aux autres îles des Comores, "c’est le chaos" afin d’oublier la revendication de Mayotte dans l’ensemble comorien.
Alors que les partis politiques de l’opposition s’engagent dans des entretiens de "négociations de marchands de tapis qui perdurent…" Le seul élu député de l’opposition de N’Gazidja devrait être déçu de n’avoir pas été retenu ministre au nouveau gouvernement, suite à son entretien la veille avec le président Sambi. Malheureusement, l’opposition comorienne n’a pas de base électorale et ne compte arriver au pouvoir que par les déstabilisations par l’intermédiaire des réseaux françafricains ou en utilisant l’armée. Ils n’ont comme moyen de pression que les représentants de la communauté internationale (ONU, Union Africaine, Francophonie, Ligue Arabe, etc.). Ces organisations peuvent aider mais ne doivent pas résoudre tous les problèmes Lire la suite de cette entrée »
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