Articles avec le tag ‘carcasses’

MAYOTTE / Violences raciales: Le tournant ethnique du conflit

MAYOTTE / Violences raciales: Le tournant ethnique du conflit

Hier (mercredi 26/10/2011 : Ndlr), Majicavo a connu des scènes d’une rare violence. Alors que des barrages en feu avaient été montés en attendant les forces de l’ordre, la tension est montée d’un cran et les discours racistes ont fleuri dans la bouche de jeunes surexcités.

 

Le matin à Koungou, Majicavo Koropa puis Majicavo Lamir, des jeunes agités, tee-shirts sur le visage, montent des barrages tout au long de la route, rapidement quelques voitures sont caillassées, essentiellement celles des wazungu. 200 jeunes répartis sur au moins six barrages s’organisent en bande et terrorisent les habitants et les automobilistes. Ils se préparent à tendre un piège aux forces de l’ordre en disposant sur une colline un impressionnant stock de pierres pour pouvoir les jeter en contrebas lorsque les camions des gendarmes passeront. A Majicavo Lamir, les villageois ont demandé aux jeunes qui avaient dressé des barrages d’aller à l’extérieur du village. De nombreuses femmes et personnes âgées craignaient une intervention Lire la suite de cette entrée »

Transports: une des cinq premières causes de mortalité aux Comores

Transports: une des cinq premières causes de mortalité aux Comores

Si l’on fouillait un peu dans les annales de la comptabilité macabre due aux morts dans les transports, le bras de mer entre Mayotte et les autres îles qui ressemble à un bras de fer entre Paris et Moroni occuperait une place centrale. (L’instauration du visa Balladur a causé plus de 8000 morts (soit plus de 1% de la population comorienne) dans le bras de mer Anjouan-Mayotte, dans un silence assourdissant de la communauté internationale : Ndlr)
 
Viendrait ensuite la route avec ses vieilles carcasses importées faisant office de moyen de transport terrestre. Les bateaux, même si l’on manque de statistiques, occuperaient une bonne position dans la mort par accident aux Comores. Ce sont ces bateaux, prêts à tout sauf au transport des hommes, qui relient pourtant les îles entre elles.
Un bus reliant Moroni à Hamahamet transportait, dimanche dernier, 20 passagers dont quatre enfants. Pour une capacité de dix-sept places. A la gare routière du nord, et dans toutes les autres gares de la capitale, il n’y a aucun contrôleur au départ. A la brigade routière de la gendarmerie, l’on reconnait    que l’excédent de passagers, les surcharges comme on Lire la suite de cette entrée »

Transports. Une des cinq premières causes de mortalité aux Comores

Transports. Une des cinq premières causes de mortalité aux Comores

Si l’on fouillait un peu dans les annales de la comptabilité macabre due aux morts dans les transports, le bras de mer entre Mayotte et les autres îles qui ressemble à un bras de fer entre Paris et Moroni occuperait une place centrale. (L’instauration du visa Balladur a causé plus de 8000 morts (soit plus de 1% de la population comorienne) dans le bras de mer Anjouan-Mayotte, dans un silence assourdissant de la communauté internationale : Ndlr)
Viendrait ensuite la route avec ses vieilles carcasses importées faisant office de moyen de transport terrestre. Les bateaux, même si l’on manque de statistiques, occuperaient une bonne position dans la mort par accident aux Comores. Ce sont ces bateaux, prêts à tout sauf au transport des hommes, qui relient pourtant les îles entre elles.
Un bus reliant Moroni à Hamahamet transportait, dimanche dernier, 20 passagers dont quatre enfants. Pour une capacité de dix-sept places. A la gare routière du nord, et dans toutes les autres gares de la capitale, il n’y a aucun contrôleur au départ. A la brigade routière de la gendarmerie, l’on reconnait    que l’excédent de passagers, les surcharges comme Lire la suite de cette entrée »

Arrestation de Gbagbo: les secrets de la Licorne

Arrestation de Gbagbo: les secrets de la Licorne

Entre versions officielles et officieuses, le rôle des forces en présence dans l’arrestation de Laurent Gbagbo reste un mystère. C’est l’art de la guerre et le charme discret des interventions extérieures.

Officiellement, la crise ivoirienne est terminée. Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sont venues à bout de la résistance des derniers fidèles de Laurent Gbagbo,l’ancien Président a été arrêté, et la paix, nous dit-on, revient peu à peu dans les rues d’Abidjan. Les images récentes de ce qui reste du palais présidentiel sont la preuve de la violence et de l’acharnement des frappes et des combats: entassement de carcasses de véhicules calcinés, façade crevassée d’impacts, pièces incendiées. Et, nous assure-t-on également, le rôle de l’armée française dans cette tragicomédie sanglante s’est borné au déploiement d’hélicoptères d’attaque dans le cadre de l’opération Licorne. Tout est bien qui finit bien, passons à autre chose, à un autre dossier brûlant, comme la Libye par exemple, où là encore, nous nous contentons d’éreinter Lire la suite de cette entrée »

Comores Télécom victime d’un vaste trafic de cuivre

Comores Télécom victime d'un vaste trafic de cuivre

Moroni, Comores – Le trafic de câbles téléphoniques se développe dans l’archipel, en Grande-Comore surtout, et qui est le fait des trafiquants de cuivre qui les exporteraient vers un pays voisin de la côte est-africaine, selon Choukrane Mouigni, chargé de communication à Comores Télécom. La société nationale des télécommunications, Comores Télécom, aussi bien que ses abonnés, ne savent plus à quel saint se vouer depuis que les câbles téléphoniques font l’objet d’un vaste trafic pour ses composants en cuivre dont la filière d’écoulement conduit jusque dans un des pays de la côte Est-africaine. Les auteurs de ces délits sont condamnés parfois jusqu’à quatre ans de prison ferme », selon un officier de police judiciaire, mais  le trafic est sans doute si juteux que, depuis le départ du procureur de la République, Mzé Azad Mohamed, la punition infligée aux coupables se limite à la sentence de la Cour, les condamnés se remettant dès le lendemain à leurs forfaits.

Il y a quelques mois, une dame d’origine tanzanienne, mise en examen pour « complicité de vol et de trafic de cuivre », a disparu de la circulation, renseigne  Mohamed Hachim, agent du département juridique de Comores Télécom.
Sans doute parce que les câbles téléphoniques ne suffisaient plus pour nourrir la filière du cuivre, les pièces de 100, de 50 et de 25 francs comoriens entrent dans les composantes de ce trafic, Lire la suite de cette entrée »

Contestation contre les nids de poules: Mardi sans voitures à M’boueni

Contestation contre les nids de poules: Mardi sans voitures à M'boueni

La route de M’Boueni au sud de la capitale était fermée aux voitures par des inconnus. Un acte applaudi par les habitants de ce quartier qui souffre énormément des nids de poule. Un geste qui montre le ras-le-bol de la population sur l’état délabré des routes. Il ne fallait pas emprunter la route de M’Bouéni ce mardi. Ce tronçon au sud de la capitale était barré par les riverains en colère. Une banderole brandie au milieu de la route explique tout. « Tsiparé, tsimwendjé, Riawalapva (Pas de route, pas d’électricité, nous les avons bannis ! », lit-on sur un morceau de tissu étalé entre l’établissement Dini Charif et le collège. 
Aucune voiture ne pouvait traverser cet axe de la route qui n’est plus « qu’une piscine » en cette période de fortes pluies, des carcasses de voitures et quelques bananiers y sont amoncelés pour empêcher tout passage. Ce matin, c’est l’étonnement chez les automobilistes surtout que personne ne se déclare responsable de l’acte. « J’approuve le geste, même si je ne connais pas les auteurs», tranche une boutiquière de la place. Cette fille s’étonne que les autorités soient au courant mais ne réagissent. « Je pense que cette fois-ci, les autorités vont réagir », pense-t-elle. 
Un homme prétendant que cette barricade ne serait pas enlevée tant qu’une solution ne serait pas trouvée, crie son « ras-le-bol ». Cette phrase Lire la suite de cette entrée »

Intempéries à Anjouan : importants dégât matériels

Intempéries à Anjouan : importants dégât matériels

L’après-midi du lundi dernier restera riche en souvenirs cataclysmiques à Ndzuwani, notamment chez les habitants de la région du centre. Nombreux sont ceux qui avouent “n’avoir jamais vu ça !”.

“Ça”, c’est, entre autres, cette berline Ford drainée par les eaux sur une distance de cinquante mètres du lieu où elle a été garée. Ou cette jeune fille, tirée in extrémis de l’impétueux courant d’eau qui traverse une ruelle, par des observateurs coincés sur un bout de trottoir.

Ou encore ces gens qui, au juste moment et sans doute aidés par l’instinct de survie, ont eu le réflexe d’enjamber la haute clôture en briques de leur arrière-cour, après que le flot ait brisé la porte de leur maison, et s’apprêtait à faire pareil de leurs carcasses humaines. Pourtant, au début, ce n’est qu’une averse, qui a commencé à tomber à treize heures, et qui ne présageait rien de désastreux. Mais la petite giboulée se mue subitement en trombes d’eau à vous fendre le crâne, qui ne s’arrête qu’au bout de cinq heures d’affilée.

Les dégâts, difficiles à évaluer, sont surtout matériels : les eaux boueuses ont investi de nombreux ménages et des commerces, mais ont surtout envasé une bonne partie des voies de circulation et en ont endommagé une autre. Petit portrait du paysage à la fin. Le carrefour de la mairie de Mutsamudu, en plein Lire la suite de cette entrée »

Intempéries à Anjouan : importants dégât matériels

Intempéries à Anjouan : importants dégât matériels

L’après-midi du lundi dernier restera riche en souvenirs cataclysmiques à Ndzuwani, notamment chez les habitants de la région du centre. Nombreux sont ceux qui avouent “n’avoir jamais vu ça !”. “Ça”, c’est, entre autres, cette berline Ford drainée par les eaux sur une distance de cinquante mètres du lieu où elle a été garée. Ou cette jeune fille, tirée in extrémis de l’impétueux courant d’eau qui traverse une ruelle, par des observateurs coincés sur un bout de trottoir. Ou encore ces gens qui, au juste moment et sans doute aidés par l’instinct de survie, ont eu le réflexe d’enjamber la haute clôture en briques de leur arrière-cour, après que le flot ait brisé la porte de leur maison, et s’apprêtait à faire pareil de leurs carcasses humaines. Pourtant, au début, ce n’est qu’une averse, qui a commencé à tomber à treize heures, et qui ne présageait rien de désastreux. Mais la petite giboulée se mue subitement en trombes d’eau à vous fendre le crâne, qui ne s’arrête qu’au bout de cinq heures d’affilée. Les dégâts, difficiles à évaluer, sont surtout matériels : les eaux boueuses ont investi de nombreux ménages et des commerces, mais ont surtout envasé une bonne partie des voies de circulation et en ont endommagé une autre. Petit portrait du paysage à la fin. Le carrefour de la mairie de Mutsamudu, en plein centre-ville, renvoie l’image Lire la suite de cette entrée »

Comores: barricades renforcées et drapeaux français sur l’île de Mohéli

Comores: barricades renforcées et drapeaux français sur l'île de Mohéli

(AFP)

FOMBONI — Les barricades ont été encore renforcées dans la nuit sur les routes de l’île comorienne de Mohéli, où des drapeaux français ont été hissés, en attendant le résultat des négociations en cours à Moroni sur la date de la prochaine présidentielle.
Pierres, détritus en tous genres et carcasses de véhicules jonchaient toujours les routes des principales localités de l’île Mohéli, a constaté un correspondant de l’AFP.
Ces barricades de fortune ont même été renforcées par les manifestants dans la nuit de mercredi à jeudi à Fomboni, chef lieu de l’île, où les affrontements de la veille avec les forces de l’ordre ont cependant cessé, a-t-on constaté.
L’activité y est toujours paralysée, les écoles et les administrations restent fermées, tandis que des badauds déambulent dans les rues entre les cailloux qui encombrent la chaussée de la principale avenue de la ville.
Quelques drapeaux français, confectionnés de façon artisanale, ont été hissés sur des poteaux électriques, au côté du drapeau mohélien jaune frappé d’une étoile rouge.
Les habitants entendent protester ainsi contre la prolongation du mandat du président Ahmed Abdallah Sambi, qui arrivait à son terme mercredi soir à minuit, alors que revient normalement à Mohéli le tour d’assurer la présidence de l’Union des Comores, en vertu du principe de la présidence tournante entre les îles de l’archipel (Grande Comore, Anjouan et Mohéli).
Les négociations entre la présidence et les représentants des Lire la suite de cette entrée »

Comores : Sambi s’impose, Mohéli explose

Comores : Sambi s'impose, Mohéli explose

Des jeunes Comoriens dressent des barricades pour protester contre la prolongation du mandat du président Sambi, le 25 mai 2010 à Mohéli ( images AFP)


L’annonce de la nomination d’un nouveau gouvernement déclenche des violences

Des manifestants, mercredi et pour la deuxième journée consécutive, ont incendié des voitures et saccagé des échoppes à Mohéli, une île des Comores. Ces violences interviennent après l’annonce par le président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi de la nomination d’un nouveau gouvernement pour gérer une période « intérimaire » en attendant les prochaines élections.

L’île de Mohéli est le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et des jeunes manifestants. Barricades de pierre, carcasses de voitures calcinées, boutiques saccagées, constituent mercredi le décor de l’avenue principale de Fomboni, le chef-lieu de l’île. Pour la deuxième journée consécutive, les Mohéliens font exploser leur mécontentement dans les rues de la ville s’attaquant aux gendarmes qui n’hésitent pas à utiliser leurs gaz lacrymogènes et leurs matraques pour les disperser. « J’étais en train de fermer mon bureau quand des policiers m’ont arrêté vers 8 heures du matin (6H00 GMT). Au total, dix d’entre nous ont été interpellés », raconte Mahamoud Bencheikh, membre actif des jeunes patriotes mohéliens.

Le nouveau gouvernement de Sambi

La tension est montée d’un cran après l’annonce mercredi par le président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi de la nomination d’un Lire la suite de cette entrée »

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