Articles avec le tag ‘ayatollah’
LA REUNION : Un accueil de star au président des Comores, 2AM. SAMBI
Le tapis rouge n’était donc pas de sortie à sa descente de l’avion. Mais dans le hall d’accueil de l’aéroport, la communauté comorienne a réservé au président Sambi, un accueil débordant d’enthousiasme. Un accueil de star inhabituel pour un chef d’Etat et religieux censé passer le pouvoir, le 25 mai prochain à son successeur, Ikililou Dhoinine, actuel vice-président des Comores. Une nuée de flashs et de caméras a immédiatement entouré celui que l’on surnomme “l’ayatollah”. Conformément à la tradition de l’accueil comorien, les femmes s’étaient alignées à l’écart des hommes, vêtues du kanga (la robe) et du chiromani (le challe) et chantant en ch½ur l’hymne national. “Je vis ici depuis douze ans et je suis contente de notre président”, s’exclame Mariama avec un large sourire. Auprès d’elle, Fatima élude les problèmes d’ordre politique : “Si Larifou veut faire de la politique, il faut qu’il aille le faire là -bas. Nous, on doit accueillir notre président comme il faut”.
De l’autre côté, les hommes, nettement plus sobres habillés en dragla-djoho-kofie (tunique-veste-chapeau) ont également manifesté leur joie de voir pour la première fois leur chef d’Etat fouler le sol réunionnnais. Là aussi, la politique, le soutien de Sambi apporté au colonel Mouammar Kadhafi, étaient hors sujet. Mohamed Bakari, un membre de la communauté vivant à La Réunion depuis Lire la suite de cette entrée »
3 hommes et un KOFIA
Campagne électorale, c’est parti…
Le président Sambi a lancé officiellement la campagne pour les élections présidentielles et des gouverneurs. La commission électorale a dû renoncer à la carte avec photo pour confirmer les dates. Les problèmes financiers semblent résolus.
Au lieu des 35 jours initialement prévus, les candidats aux élections présidentielles et des gouverneurs auront 30, pour battre campagne. Nos villes et villages vont entrer à nouveau dans la fièvre électorale. C’est le chef de l’Etat depuis la Lybie qui a donné le coup d’envoi de ce scrutin qui n’annonce passionnant. « Conformément à la constitution et à l’accord que j’ai signé avec les gouverneurs des îles, je lance officiellement la campagne », dit-il par téléphone sur la radio nationale. La suite de son intervention est axée sur des conseils et des mises en garde. Des injonctions que le locataire de Beit Salam en fin de mandat adresse aux électeurs mais aussi aux candidats.
« Avec l’expérience, je sais que les candidats promettent le ciel et la terre pour se faire élire. Mais la population doit toujours savoir d’où viendront les fonds qui vont servir à réaliser les promesses », insiste-il à partir de Tripoli où il assiste à un double sommet Ligue Arabe/Union Africaine. « L’Ayatollah » comorien a consacré une bonne partie de son intervention à attirer l’attention des postulants à la magistrature suprême et ceux qui Lire la suite de cette entrée »
ON VA DIRE, IL ETAIT UNE FOIS

[align=center]« Wussiku wa mwaba drabo kohomo husha »
On va dire, il était une fois…
Plombé par les frasques de ses anciens et nouveaux ministres, ces compagnons de fortune et son bilan dérisoire, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi se retrouve face au spectre de l’échec.
Il y avait, au moment de son élection en 2006, quelque chose de magique chez l`homme au turban vert, nommé l`Ayatollah non Khomeiny. Son âge, son énergie, sa volonté de rupture, sa boulimie de réformes et un discours séduisant bâti sur des valeurs, comme le travail, l`éducation, la santé, et surtout éradiquer la pauvreté coûte que coûte et des promesses, comme la «République irréprochable».
Après l’interminable torpeur de l`ère séparatiste, le pays semblait enfin prête pour le grand saut, pour des ajustements de son train de vie douloureux et néanmoins plébiscités. Une nouvelle constitution est en place, un représentant de l`Etat élu démocratiquement, des nouveaux marchés colossaux se présentent, un développement économique qui se stabilise, des projets en cours, … instantanément les pépins politiques ne manquent pas, la débrouille a l`africaine est toujours présente, mais le pays marche a quatre pattes.
En respectant la constitution et les vertus de tous les comoriens, la charte de l`honneur et le code de la franchise abdiquent l`esprit ouvert, le régime change sans démagogie, que ca soit a la poutine ou a la chiraquie. Le régime crcien est bel et bien parti, les hommes Lire la suite de cette entrée »
Troublantes similitudes entre Sambi et Kadhafi
Dans les deux cas, on assiste à une volonté manifeste de terrasser les plus petits par des arguments tirés par les cheveux. Ici, c’est Sambi qui dénie à Mohéli le droit de diriger l’Union des Comores en se réfugiant sous des prétextes fallacieux et en s’alliant certains Mohéliens peu scrupuleux qui ne pensent qu’à leurs intérêts bassements matériels. Là , c’est Kaddafi qui réfuse à Malawi (un petit pays d’Afrique australe) la légitimité de présider aux destinées de l’UA. Ici et là , c’est le droit du plus fort qui prime. Ici, c’est Sambi qui veut fouler à ses pieds l’Accord de Fomboni qui, comme le disent les juristes, a une valeur supra-constitutionnelle. Là , c’est Kaddafi qui cherche à transgresser la charte de l’Union africaine qui stipule pourtant que la présidence de l’UA est tournante entre les aires géographiques du continent (chaque année). Les Lire la suite de cette entrée »
Président ? Tout sauf un accident (première partie)
Quelques années plus tard, après avoir créé la première radio libre des Comores, il est emprisonné pour des raisons purement politiques. Le jeune homme demande à ses partisans de calmer le jeu et se fait par la suite plus discret sur la scène politique. En 1996, il soutient cependant la candidature de Taki à la présidence de la République des Comores. Lire la suite de cette entrée »






