Articles avec le tag ‘a330’
Comores : Emirates vole vers Mayotte
Une collision entre un Boeing d’Air Austral et un Airbus de Yemenia évitée de justesse
Ce qui s’est passé dimanche dans la nuit au-dessus du canal du Mozambique aurait pu être, il y a vingt ans, un drame avec cinq cents morts. En effet, deux avions de ligne gros porteurs se sont, sinon frôlés, du moins croisés à une distance inférieure aux normes de la sécurité aérienne. Heureusement, des alarmes installées depuis quelques années dans les cockpits évitent les accidents, les transforment en incidents sans conséquence immédiate mais qui sont néanmoins strictement analysés.
Le Boeing 777-200 d’Air Austral (vol UU 972) ralliait Lyon à Saint-Denis de La Réunion, cap au sud-est, volant au niveau de croisière 350 (environ 11.600 mètres). Juste au-dessus, au niveau 360, l’Airbus A 330 de Yemenia (vol IY 628) venant de Sanaa se dirigeait vers Moroni, capitale des Comores, naviguant sensiblement au cap sud. Cette présence de deux avions de ligne progressant à près de 900 km/h et séparés en altitude de 1.000 pieds (300 mètres) est classique. Regardez par le hublot, par exemple pendant une traversée transatlantique, et vous pourrez apercevoir des appareils, semblant proches, en route parallèle, pendant des heures. C’est parfaitement réglementaire. Ce qui l’est moins, c’est la décision prise par le pilote de l’A330 de Yemenia Lire la suite de cette entrée »
La miraculée du crash des Comores raconte son histoire dans un livre
L’histoire du jour
« Bahia, 13 ans, miraculée du vol des Comores. » C’est le titre d’un livre à paraître en janvier. Vous aurez peut-être reconnu l’histoire de Bahia Bakari, jeune fille seule rescapée du vol Paris-Marseille-Moroni de la compagnie Yemenia. L’avion s’était écrasé le 30 juin dernier au large des Comores. Après une escale à Sanaa, au Yémen, les passagers avaient débarqué d’un A330 récent pour embarquer à bord d’un A310 vieux de 19 ans, interdit sur le territoire français.
Le livre racontera l’histoire de l’adolescente. A l’époque, elle avait 12 ans. « On nous a dit que nous allions atterrir, et je me suis retrouvé dans l’eau, se souvient-elle. J’entendais des femmes qui appelaient à l’aide. » Elle se rappelle tout juste avoir ressenti une décharge électrique avant de se retrouver dans la mer, où elle s’est accrochée des heures durant à un débris avant d’être repêchée par les secours. Sa mère, qui était dans le vol, n’a pas eu cette chance.
Aujourd’hui, Bahia est rentrée en région parisienne où elle vit avec son père et ses frères et s½ur. Elle a même repris l’école. Mais avant de rentrer chez elle, elle a dû passer 21 jours à l’hôpital Trousseau, dans la capitale, où elle a subi une opération de chirurgie maxillo-faciale et cutanée.
Les causes de l’accident, le plus grave de l’histoire des Comores, n’ont toujours pas été élucidées. La plupart des victimes étaient Lire la suite de cette entrée »





