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LE JUGE DES REFERES OCTROIE 5 A 12 MILLIONS DE PROVISIONS AUX AYANT DROITS DES VICTIMES
Le juge des référés octroie 5 à 12 millions de provisions aux ayants droits des victimes
Publié par: HZK-Presse: 01/09/2010
Le juge des référés du tribunal de Moroni a rendu son délibéré, hier, sur l’assignation en provision introduite par 36 familles (153 ayants droits) des victimes de l’A310 de Yemenia. Il a décidé d’octroyer des provisions qui tournent autour de 5 à 12 millions Fc aux familles des victimes, selon le degré de parenté. Il ya 15 familles dont leurs demandes étaient rejetées faute de n’avoir pas présenté les extraits de naissance. Mais, assure, l’avocat Bahassani, il y aura d’autres actions.
Ces provisions octroyées par le juge comorien sont relativement élevées par rapport à ceux accordés, il y a quelques mois, par un tribunal en France à d’autres familles de victimes du crash de Yemenia. « Nous sommes satisfaits sur ce plan là, même si ce n’est que des provisions », s’est réjoui Me Bahassani, membre et avocat du collectif des familles des victimes du crash de la Yemenia.
Cette décision qui devrait être rendue depuis le 19 août dernier a été ajournée à cause d’un mouvement de grève des greffiers au tribunal de Moroni. « Le tribunal comorien a ouvert une brèche en accordant des provisions aux oncles », ajoute Bahassani. Cette décision du juge comorien a Lire la suite de cette entrée »
Yemenia : Une enquête abracadabrante ? Un début de vérité jaillit dans l’ombre
Un an, jour pour jour, tout le monde attend la vérité sur ce drame qui a frappé tout un peuple, qui continue à vivre sous le choc de leurs 152 âmes, « sacrifiées » à bord de l’A310 de la Compagnie Yémenia dans la nuit du 29 juin 2010. Lorsqu’en février 2010, j’ai posé la question sur ces colonnes, « Provocation, profanation ou sacrilège », après avoir lu dans l`Al-Watwan des Comores, numéro 1491 du 27 janvier 2010, que les autorités comoriennes ont autorisé la reprise des vols de Yémenia Airways, sans qu’aucune explication ne soit donnée par rapport aux causes du crash, j’ai eu droit à des injures et taxé de mépris à l’égard des autorités comoriennes.
Or, entant que citoyen comorien, comme vous tous, touché par ce drame, notre devoir est d’exiger des explications sur les causes de ce crash, et non se réfugier derrière l’idée que cela relève d’un décret divin comme n’a jamais cessé de le répéter l’ancien président de la République, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.
La chanson des boîtes noires a fait la une de toutes les préoccupations des autorités comoriennes, et une commission d’enquête a été mise en place pour suivre de près les analyses de ces fameuses boîtes confiées au Bureau d’enquête et d’analyse « BEA », situé au Bourget, en France. Mais, ce fut le coup de théâtre lorsque, les conclusions des analyses sont remises aux autorités comoriennes Lire la suite de cette entrée »
Le crash de l’A 310 de Yemenia, 1 an après
C’était le 30 juin 2009, un A310 de la compagnie Yemenia effectuant la liaison entre Sanaa (Yémen) et Moroni (Comores) s’abîmait en mer avec 153 personnes à bord. L’accident a fait 152 morts. Seule survivante de la catastrophe une jeune adolescente, Bahia qui voyageait avec sa mère. Il s’agissait de l’accident aérien le plus meurtrier de toute l’histoire des Comores. C’était une journée difficile au cours de laquelle personne ne croyait á l’accident. Après des heures d’attente et le sauvetage de la jeune Bahia, la population était résignée á accepter la fatalité. Cet accident avait perturbé la vie politique, économique et sociale du pays, et surtout dans l’île de la Grande Comore, île dont plusieurs victimes sont originaires. Les festivités marquant le 34 anniversaires de l’indépendance du pays ont été annulées. En lieu et place, des prières ont été organisées en la mémoire des victimes. Les mariages prévus durant la période ont été reportés.
Un an après, l’émotion est passée et l’anniversaire n’a même fait la une des journaux de la place. La cérémonie organisée ce matin au cimetière située á Iconi et qui a accueilli les dépouilles repêchées, n’a pas mobilisé le pays.
Au niveau de l’enquête, le rapport d’enquête intermédiaire sur les causes du crash de l’airbus n’a toujours pas été publié par le Gouvernement de notre pays. En septembre 2009, la commission chargée des investigations, avec l’assistance du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), avait annoncé que les données étaient exploitables. Mais depuis, Lire la suite de cette entrée »
Commémoration à Paris du crash de l’A310 de Yéménia
Le gymnase Bertrand Dauvin situé dans le 18e arrondissement de Paris a servi de cadre pour l’organisation d’une cérémonie religieuse à la mémoire des disparus du crash de l’A310 de Yemenia Airways survenu au large des Comores le 30 juin 2009. Pour rappel, 152 passagers dont des comoriens, des franco-comoriens, français, Yéménites et autres ont péri et une seule rescapée, Bahia Bakari a survécu.
Justement celle-ci en compagnie de son père, a pris part à la cérémonie organisée par l’association Lumière des Comores de France. Des personnalités comoriennes et françaises ont honoré la cérémonie dont l’ambassadeur des Comores en France, le député de Seine Saint-Denis de surcroit président du groupe d’amitié France-Union des Comores, le conseiller général de La Courneuve et bien d’autres personnalités notamment des anciens ministres, députés et notables comoriens.
Pour les organisateurs, près de mille personnes étaient attendues à cette cérémonie en vue d’exprimer encore une fois par leur présence le désarroi de la communauté comorienne de France, face à ce drame le plus meurtrier de l’histoire des Comores. Selon Salim Hadj Himidi, ancien ministre des affaires étrangères que HZK-Presse a interrogé en marge de la cérémonie, dira en substance que « cette cérémonie témoigne la volonté des deux communautés à s’unir pour deux choses: les familles des victimes souhaitent que les enquêtes en cours aboutissent pour qu’on connaisse les Lire la suite de cette entrée »
Les familles de victimes vous appellent à la marche pour la dignité
Elle a endeuillé la nation et particulièrement la cité phocéenne qui comptait à elle seule 61 victimes.
Un an après, bien que Yemenia avait déjà été pointé du doigt en 2008 par l’association S.O.S Voyages et par des partis civils "pour des conditions de vol indignes" sur le trajet "Marseille-Moroni"; elle reprend ses vols Paris-Saana/ Saana-Moroni sans rassurer les passagers sur les conditions de vol qui répondraient aux normes européennes.
Alors que les 2 boites noires ont été retrouvées, les autorités yéménites refusent toujours de coopérer dans le cadre de la commission rogatoire internationale, ouverte afin de trouver les causes de ce terrible accident.
Les familles sont toujours en attente de la vérité, qui leur permettra de faire le deuil.
Lire l’article sur wongo.skyrock.com
Indemnisation des victimes du crash de Yemenia:« La demande du gouvernement est humiliante »
Me Ahmed Bahassani, coordinateur du collectif des familles des victimes du crash de l’A310 de Yemenia, trouve « humiliante » la demande faite par le gouvernement comorien aux autorités yéménites et à la compagnie Yemenia de verser « un premier dédommagement de 20.000 euros aux familles des victimes ». « Nous, familles des victimes, trouvons humiliante cette demande. Cela signifie qu’on est entrain de faire une différence entre les victimes de nationalité française et celles de nationalité comorienne », a-t-il déclaré.
« Pour les assureurs de Yemenia, les victimes françaises doivent être mieux payées que les victimes comoriennes. C’est humiliant et le gouvernement doit empêcher ça », estime Ahmed Bahassani.
Ce coordinateur du collectif des familles des victimes du crash de la Yemenia rappelle que le dédommagement recommandé par le juge français au profit des familles des victimes de nationalité française se fera par « ayant droit et non par familles ».
Et cet avocat d’enfoncer : « Je pense et la plupart des familles des victimes aussi, qu’il y a une complicité entre le gouvernement comorien, Yemenia et les assureurs qui refusent de publier les résultats de l’enquête ».
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Ahmed Bahassani réagit ainsi, suite à la déclaration faite par le nouveau ministre des transports qui s’est confié à nos confrères Albalad dans leur édition du 14 juin, en expliquant qu’il a adressé une lettre aux autorités yéménites et la compagnie Yemenia pour demander le versement d’un premier dédommagement de 20.000 euros aux familles des victimes. Le ministre a insisté sur le fait que ce « premier dédommagement devra être versé avant le 29 juin 2010, date de la commémoration du premier anniversaire du crash ».
Cette première commémoration du crash le plus meurtrier de l’histoire de l’aviation civile comorienne, sera organisée par le gouvernement en collaboration avec les familles des victimes. Une cérémonie religieuse sera organisée le 30 juin. « Nous ne nous opposons pas, quand bien même le gouvernement ne nous a jamais soutenu », lance Bahassani. Les autorités ont prévu également de publier le rapport d’étape de l’enquête, le 30 juin. Notons que jusqu’ici, les familles des victimes ne savent toujours pas les causes du crash de la Yemenia.
Une situation qui devient de plus en plus insupportable. « Il faut que le gouvernement se décide, enfin, de publier l’enquête », réclame Ahmed Bahassani. Plusieurs mois après l’enterrement des victimes du crash de la Yemenia, les travaux prévus à côté du cimetière qui se trouve à Zikoumbini, un quartier à la lisière de la ville d’Iconi, ne sont toujours pas entrepris. Il était prévu d’ériger une stèle et une mosquée à cet endroit, mais jusqu’à maintenant, rien n’a été entrepris.
Faissoili Abdou
HZK-Presse: 17/06/2010
Lire l’article sur roinaka.skyrock.com
Crash Yemenia: vers une commission ?
Le député de Mayotte Abdoulatifou Aly (Modem) a déposé à la présidence de l’Assemblée nationale une proposition de résolution pour la création d’une commission d’enquête sur les causes du crash de l’A310 de la compagnie Yemenia, le 30 juin 2009. Un Airbus de Yemenia effectuant la liaison Sanaa-Moroni s’était abîmé en mer près des côtes comoriennes avec à bord 153 passagers et membres d’équipage, dont de nombreux Comoriens et Français d’origine comorienne. Seule une passagère de 12 ans avait survécu.
"On ne peut pas accepter que des Français meurent dans des conditions aussi dramatiques puisque tout le monde savait quel était l’état, déplorable, sur le plan technique, de cet avion", a affirmé M. Aly, au cours d’un point de presse. Le député mahorais a souligné qu’"un an après, on ne sait toujours pas pourquoi cet avion s’est crashé" et que "les vols ont repris dans les mêmes conditions, aussi sombres". "Depuis un an, on n’a encore rien fait".
Le président de l’association "SOS Voyages aux Comores" Said Ahamada, qui avait tiré en vain la sonnette d’alarme avant l’accident, a rappelé que "Yemenia a repris ses vols en février" sur la même liaison. La part de Yemenia, "de 60 à 70% avant le crash", a baissé au profit de Kenya Airways et Air Madagascar, mais les bas tarifs pratiqués par Yemenia continuent à attirer les passagers les moins fortunés, a Lire la suite de cette entrée »
INTERVIEW : LE MAINTIEN DE SAMBI AU POUVOIR APRES LE 26 MAI N’EST PAS TOLERABLE

I
– Dans une longue interview qu’il a accordée à La Gazette et HZK-Presse, l’avocat Said Larifou, qui défend les intérêts d’une dizaine de familles des victimes du crash de l’A310 de Yemenia, met directement en cause la compagnie yéménite pour refus de communiquer certains documents essentiels à la manifestation de la vérité sur les circonstances de l’accident et les niveaux de responsabilité. Etant aussi le Secrétaire national de la « Convergence Nationale pour mai 2010 » [coalitions des partis d'opposition et des exécutifs de Ngazidja et Mwali], Me Larifou qualifie d’intolérable « le maintien de Sambi au pouvoir au delà du 26 mai 2010 », qu’il assimile à un « coup d’Etat constitutionnel ».
Question : Pouvez vous nous parler des réunions qui ont lieu entre les familles des victimes du crash de l’A310 de Yemenia et les juges français en charge du dossier dont vous avez pris part ?
Me Said Larifou :Il s’agit d’une initiative des juges d’instruction français chargés de l’instruction sur le crash qui ont bien voulu à travers ces réunions d’information livrer aux familles des victimes l’état des procédures techniques confiées à la commission technique dirigée par les autorités comoriennes et les éléments en leur possession dans Lire la suite de cette entrée »
INTERVIEW : LE MAINTIEN DE SAMBI AU POUVOIR APRES LE 26 MAI N’EST PAS TOLERABLE
« Le maintien de Sambi au pouvoir après le 26 mai 2010 n’est pas tolérable »
? Dans une longue interview qu’il a accordée à La Gazette et HZK-Presse, l’avocat Said Larifou, qui défend les intérêts d’une dizaine de familles des victimes du crash de l’A310 de Yemenia, met directement en cause la compagnie yéménite pour refus de communiquer certains documents essentiels à la manifestation de la vérité sur les circonstances de l’accident et les niveaux de responsabilité. Etant aussi le Secrétaire national de la « Convergence Nationale pour mai 2010 » [coalitions des partis d'opposition et des exécutifs de Ngazidja et Mwali], Me Larifou qualifie d’intolérable « le maintien de Sambi au pouvoir au delà du 26 mai 2010 », qu’il assimile à un « coup d’Etat constitutionnel ».
Question : Pouvez vous nous parler des réunions qui ont lieu entre les familles des victimes du crash de l’A310 de Yemenia et les juges français en charge du dossier dont vous avez pris part ?
Me Said Larifou :Il s’agit d’une initiative des juges d’instruction français chargés de l’instruction sur le crash qui ont bien voulu à travers ces réunions d’information livrer aux familles des victimes l’état des procédures techniques confiées à la commission technique dirigée par les autorités comoriennes et les éléments en leur possession dans Lire la suite de cette entrée »
BLACK-OUT SUR LES COMORES

ACCIDENT AÉRIEN. L’identification des victimes repêchées du crash de la Yemenia, en juin 2009, a nécessité plusieurs mois. L’enquête suscite de fortes tensions diplomatiques
Selon que vous soyez puissant ou misérable… Les victimes des accidents aériens ne sont pas toutes égales devant la mort. Certains crashs s’incrustent durablement dans l’actualité. D’autres, passé l’émotion de la catastrophe, sombrent irrémédiablement dans l’oubli.
C’est presque toujours le cas lorsque les disparus vivaient dans des pays pauvres ou en étaient natifs. Comme ceux qui avaient pris place le 30 juin dernier dans l’A310 de la Yemenia qui s’est abîmé au large de Moroni, la capitale de la Grande Comore. Aujourd’hui, le torchon brûle entre les autorités comoriennes et le Bureau d’enquêtes et d’analyses du ministère des Transports français, chargé des investigations techniques.
Les gouvernements des Comores et du Yémen n’apprécient pas qu’après examen des boîtes noires soit privilégiée la thèse de l’erreur humaine, au détriment de celles de l’explosion ou de la défaillance de l’appareil. Le Yémen refuse toute collaboration avec la juge d’instruction française en charge du dossier.
25 corps à la dérive
L’A310 de la Yemenia gît à plus de 1 200 mètres de fond. Une seule des 153 personnes se trouvant à son bord a survécu. Une adolescente de 13 ans qui a dérivé pendant neuf heures sur un débris. Toutes les dépouilles n’ont pas été repêchées à proximité de la carcasse de l’avion.
Six jours après Lire la suite de cette entrée »









