Sûreté de l’aviation civile. Un bon point pour l’Union des Comores
L’audit mené fin avril à début mai sur les conditions de sûreté de l’aviation civile comorienne par quatre experts de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) vient de prendre fin. Dans son rapport il indique que les Comores “répondent aux normes réglementaires”, en matière de protection de l’aviation civile internationale contre les actes d’intervention illicite, énumérés dans l’annexe 17 de la Convention relative à l’aviation civile internationale (lire ci-contreen bas).
Cette opération entre dans le cadre du “Programme universel d’audits de sûreté (Usap) de l’Oaci” qui a démarré en 2002. Ce programme s’inscrit, selon l’institution de l’aviation civile internationale, dans sa stratégie de renforcement de la sûreté de l’aviation dans le monde entier. Il vise à obtenir des Etats qu’ils s’engagent “dans un effort de collaboration” afin d’établir un système de sûreté de l’aviation. Il prévoit à cet effet des audits obligatoires et réguliers de tous les Etats membres. Les audits de l’Oaci évaluent la capacité des Etats à assurer la supervision de la sûreté en déterminant si les éléments critiques des systèmes de supervision de la sûreté ont été bien implantés. Pour ce qui est des Comores, ce dernier audit correspond au quatrième en matière de sûreté après ceux effectués en 2005, 2007 et l’avant-dernier, mené il y a deux ans.
Parmi le dispositif réglementaire que dispose l’Etat comorien en matière d’aviation civile, il y a le Programme nationale de sûreté de l’aviation civile (Pnsac). Ce document considéré comme “fondamental” a été révisé pour la deuxième fois cette année. “Avec le peu d’équipements que nous disposons, nous arrivons à répondre aux exigences internationales sur tout ce qui est sûreté dans les avions et aéroports, malgré les défis et évolutions technologiques et réglementaires constatés chaque jour dans le domaine de l’aviation. Pour preuve, la très grande satisfaction affichée par les auditeurs”, ont soutenu les responsables de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie. Même si le non respect des certaines règles élémentaires, “mais qui peuvent se révéler néfastes quand elles ne sont pas suivies, a été soulevé par les enquêteurs de l’Oaci”, ont-t-ils nuancé. C’est ainsi qu’un laxisme a été constaté chez certains agents qui “laissent des personnes accéder à des niveaux qui leur sont normalement interdits dans les aéroports”.
L’aviation civile comorienne a, récemment, fait l’objet d’un autre audit de l’Oaci qui avait pour cadre les questions relevant de la sécurité des avions. Nous vous en parlerons dans une prochaine livraison.
Kamardine Soulé
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