SAÃŽD LARIFOU A ADDIS-ABEBA POUR PLAIDER LA CAUSE DE L’OPPOSITION
Moroni, mardi 23 février 2010 (HZK-Presse) ? Selon une source de l’opposition, Saïd Larifou, le secrétaire national de la « Convergence nationale pour mai 2010 » se trouverait actuellement au siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba où il présentera le point de vue de l’opposition comorienne par rapport au respect de la présidence tournante de 2010 en faveur de Mwali et également au sujet de l’harmonisation des mandats des chefs des exécutifs des îles et de l’Union.
Au cours de ce déplacement, ce leader de l’opposition nationale rencontrera surtout le Comité paix et sécurité (CPS) de cette institution panafricaine. A en croire la même source, l’avocat Larifou, se rendra ensuite au Gabon où il a rendez-vous à la présidence de ce pays dont, est originaire, Jean Ping, le président en exerce de la commission de l’Union africaine.
Lors d’un bref passage la semaine dernière à Paris, Said Larifou a déclaré à la presse sa crainte que le Chef de l’Etat se maintienne au pouvoir au-delà du terme de son mandat en mai prochain. « Tout indique qu’il ne va pas convoquer le collège électoral le 26 février en vue des présidentielles de 2010. Nous devons être vigilants devant cette dérive dictatoriale du régime Sambi » a-t-il dit.
A Moroni, ces propos n’ont provoqué aucune réaction du gouvernement central qui, en revanche prépare activement la tenue début mars du Congrès qui réunira tous les élus de l’assemblée nationale et de conseils des îles, pour décider de l’harmonisation des mandats du président de l’Union et des gouverneurs, en arrêtant un calendrier électoral.
Plusieurs sources concordantes évoquent l’organisation des prochaines élections entre 2012 et 2013. Ce qui est déjà dénoncé par l’opposition comme une man?uvre du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi de prolonger son mandat en violation du principe de la tournante.
Selon la constitution du nouvel ensemble comorien votée en décembre 2001 et révisée en mai 2009, le président de la république est élu pour 4 ans au suffrage universel direct, parmi les trois candidats les mieux placés à l’issue des primaires organisées dans l’île à qui échoit la présidence tournante. Après Ngazidja [2002-2006] et Ndzouani [2006-2010] le tour revient en principe à l’île de Mwali de présider aux destinées des comoriens pour la même durée légale, mais la réforme constitutionnelle initiée par l’actuel chef de l’Etat a modifié certaines dispositions de la loi fondamentale, notamment la durée du mandat qui passe de 4 à 5 ans.
El-Had Said Omar
230210/eso/hzkpresse/17h00
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