Relations franco-comoriennes : Mzimba assume d’avoir retiré de la question de Mayotte à l’ONU
En 1998, la réclamation de l’île de Mayotte est retirée de l’ordre du jour de l’assemblée des Nations-Unies par les autorités comoriennes de l’époque. Alors que le débat sur cette question fait rage dans l’opinion après l’intervention du président Sambi devant la tribune des pays indépendants, parmi les auteurs de ce retrait monte au créneau. Me Mzimba, actuel député de l’opposition et ancien ministre des affaires étrangères de l’époque Taki, assume pleinement son rôle et sa position d’antan.
« J’ai retiré la question de Mayotte des débats des Nations-Unies parce que je suis convaincu que la solution ne viendra pas de l’ONU. Ce ne sont pas les grands discours à l’assemblée des Nations-Unies qui vont changer les choses », soutient Me Mzimba, aujourd’hui candidat à la vice-présidence au coté de Biarifi Tarmidi. Ce député de la région de Ngouwengué (Sud de Ngazidja) dévoile l’existence d’un pacte entre les deux Etats qui prévoyait la construction d’un gymnase omnisport aux Comores en contrepartie de ce retrait.
« Notre gouvernement avait compris que la solution de ce litige viendrait de la population elle-même. Il fallait entrer en contact avec nos frères mahorais pour espérer un retour. C’est pourquoi la France avait prévu la construction d’un gymnase sportif pour faciliter ce rapprochement », poursuit cet avocat de l’opposition. Me Mzimba se désole que « ce complexe sportif n’ait jamais vu le jour », sans nous donner les raisons.
L’on apprend aussi que cette année là , l’Etat Comorien par le biais du gouvernement Taki avaient donné son aval à la participation des sportifs mahorais aux Jeux des Iles de l’océan Indien, justement « pour permettre un rapprochement » entre la population des deux parties du territoire comorien aujourd’hui divisé par l’ancien colonisateur.
Me Mzimba réagit par rapport à l’allocution du chef de l’Etat devant ses pairs réunis à New York le 24 septembre dernier. Mais contrairement à l’opinion visiblement séduite par l’intervention du président de la république qui était totalement axée sur cette épineuse question de l’île comorienne de Mayotte aujourd’hui occupée par la France, le député estime que « c’est de l’escroquerie de bout en bout ». L’unique élu de l’opposition de l’île de la Grande Comore à l’assemblée nationale dit ne pas comprendre « le tapage médiatique qui entoure cette intervention ».
« C’est comme s’il y a quelque chose de nouveau sur cette question. Justement, on a retiré cette réclamation des débats car on sait que le plus important est déjà fait depuis 1976 : la reconnaissance de l’intangibilité des frontières issues de la colonisation par une résolution des Nations-Unies », martèle cet ancien ministre des affaires au cours d’une conférence de presse tenue hier mercredi.
Non seulement Me Mzimba continue de demander le retrait de la question dans les débats des Nations-Unies, mais il propose d’autres solutions pour sortir de cette situation. « Il faut d’abord reconnaitre le choix des Mahorais. Ensuite, on peut lancer des lobbyings au niveau régional et international pour discuter avec nos frères mahorais », conclut le député.
HZK-Presse
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Mzimba est ridicule avec la question de Mayotte. Il défend trop les intérêts personnel et la France oubliant ceux des Comores.On en a marre des gens comme Mzimba.
Sambi,Machallah, le président Comorien est devenu un homme fort pour défendre les intérêts des Comores.