RELANCE DU DIALOGUE INSTITUTIONNEL
Alors que la communauté internationale s’active pour la tenue ce mercredi du second round du « dialogue institutionnel », à Mohéli c’est encore l’incertitude. « L’ordre du jour n’est même pas fixé sur l’invitation qu’a reçue le chef de l’exécutif de l’ile » c’est ce qu’a déclaré hier lundi à HZK-Presse, l’ancien président de l’Assemblée de l’Union Said Dhoifir Bounou.
Pour M. Bounou, le minimum des conditions qu’ils avaient posées pour ce dialogue n’a pas trouvé de suite favorable, « alors que nous ne sommes pas contre », déplore l’ancien président qui ajoute que « l’harmonisation n’est pas primordiale » pour la Coordination des forces vives de l’ile. « Cette harmonisation doit se faire dans un climat apaisé, avec les concernés c’est-à -dire les exécutifs des iles, car nous jugeons injuste que les mandats des uns soient écourtés au profit des autres dont le mandat est à terme » dit-il.
S’agissant de l’arrêt de la cour rendu le 8 mai dernier, la cour constitutionnelle selon M. Bounou n’a pas les prorogatives de dire qui doit assurer l’intérim, « on leur avait demandé de constater la fin du mandat de Sambi, elle devait le faire comme elle l’a déjà fait précédemment avec les anciens chefs des exécutifs des iles, les anciennes assemblées des iles et celle de l’union » a-t-il précisé.
La dernière proposition de la Coordination des forces vives de l’ile de Mwali, concernant le dialogue est qu’il doit se tenir absolument à Mohéli, et que la période de transition ne dépasse pas six mois à compter du 26 mai 2010. « C’est Sambi qui a des problèmes car son mandat a pris fin, c’est lui qui doit à tout prix demander le consensus » persiste l’ancien président de l’assemblée.
A en croire ce fervent ténor de l’opposition mohélienne, le dialogue était prévu pour demain mercredi avec quatre personnes pour chaque délégation, dont deux parlementaires, mais comme Mohamed Ali Said trouve aussi que certaines conditions ne sont pas respectées il n’ira pas aux assises.
Il est à noter qu’un grand rassemblement est prévu à Fomboni ce même mercredi, mais cela dépendra aussi de ce qui ressortira de la rencontre de la « Convergence nationale pour mai 2010 » qui se tient actuellement à Ngazidja, où les membres de la Coordination des forces vives de Mwali prennent part. « Nous les attendons ici à Mohéli ce mercredi, avant de prendre une décision finale », conclut M. Bounou.
Mouayad Salim
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
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Si seulement les politiciens de Grande-Comore et ceux d’Anjouan pouvaient foutre la paix à Mohéli!!!!