Réactions du ministre comorien des Relations extérieures suite au communiqué du Quai d’Orsay sur le déroulement des élections à Ndzuwani
Le chef de la diplomatie comorienne, ministre Fahmi Saïd Ibrahim, monte au créneau pour déplorer les agissements “fallacieux de la France” sur le déroulement des élections du 26 décembre.
Parallèlement, il a salué l’esprit du communiqué de l’And qui, selon lui, “relate les faits tels qu’ils se sont réellement déroulés“. Le ministre estime qu’ “on ne peut que s’étonner des propos du porte-parole du Quai d’Orsay (Ministère français des Affaires étrangères) qui englobe deux critiques, une de forme et une autre de fond. “De forme parce qu’il est discourtois qu’un pays ami fasse des commentaires avant même que les observateurs accrédités dans le scrutin aient rendu leur travaux“. Selon Fahm”, il eut été plus judicieux que le Quai d’Orsay attende la restitution des travaux des observateurs et la publication officielle, même provisoire, des résultats, pour réagir.
En ce qui concerne la critique de fond, le ministre Fahmi s’est dit étonné : “Alors qu’à Anjouan à l’instar de l’ensemble du territoire l’Union africaine était mandatée à l’instar de l’Oif, de la Conférence islamique, de la Ligue des Etats arabes, de la Tanzanie et du Pnud qui est au dessus de tout soupçon d’impartialité, seuls les envoyés de l’ambassade de France à Anjouan aient constaté une intervention massive de l’armée“, regrette le ministre qui doute de la sincérité de ceux qui ont, selon lui, “induit en erreur leur ministère“.
“Je voudrais dire à nos amis que cette déclaration n’est pas la notre et elle risque d’être vue par beaucoup de Comoriens comme étant une déclaration partiale et qui tend à encourager une frange de l’opposition“. Plus “étonnant encore” aux yeux du chef de la diplomatie comorienne, est le fait que parmi tous ces observateurs étrangers déployés sur l’ensemble du territoire comorien y compris à Anjouan, seuls les “deux fonctionnaires français“ envoyés par l’ambassade de France à Moroni et non des observateurs accrédités officiellement par la France, qui ont fourni ces informations complètement erronées et dont personne ne prend au sérieux.
“On on ne peut sincèrement que s’inquiéter de la manière dévoyée que certains font usage d’une information inexacte, c’est extrêmement dangereux et on ne peut que regretter ces propos“. Le ministre comorien des Relations extérieures dit réagir “à chaud suite au communiqué” mais qu’il est convaincu qu’il n’y a aucune raison de penser que le Pnud ou les autres observateurs vont se rétracter pour dire qu’à Anjouan il s’est pas passé des choses telles que celles décrites par le porte-parole du Quai d’Orsey dont il se dit “convaincu d’avoir été induit en erreur par les observateurs de l’ambassade de France à Anjouan“.
source:al watwan
Retranscrits par Abouhariat Saïd Abdallah
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Je partage entierement la declaration du Ministre Fahmi et je comprends parfaitement, a l’instar de la majorite du peuple comorien, son etonnement suite a ce communique non fonde venant d’un pays ami.Ici a Moroni tout le monde se demande a juste titre l’objectif de cette declaration erronnee venant d’un seul groupe d’observateurs parmi d’autres.
Chaque camp prétend avoir raison et l’autre « Non » sans que l’on puisse vraiment savoir celui qui dit la vérité.
Fahmi , notre » Grand » petit ministre envoyé temporairement au charbon semble frappé d’amnésie en oubliant qu’il n’y a qu’Un Vrai et Seul Témoin Capable de nous Dire la vérité pour peu que l’on fasse appel à Lui.
Pour l’instant, on peut attendre cette mascarade de résultat définitif donnant vainqueur un candidat notoirement impopulaire à Ndzouoini comme à Mwali comme à Ngazidja avec , semble-t-il 61 % .Donc, l’opposition et tout Comorien épris de sentiment de justice pourront continuer à manifester leur mécontentement et leur désapprobation face à ce mensonge grotesque de victoire d’Ikiki et du douanier Barak qui,toute sa vie durant, traîner ces bruits de casseroles .
On vole la victoire de Fazul.
Mais, rassurez-vous, car,le moment venu, on fera appel à cet Unique Témoin Oculaire et l’on n’a pas besoin d’être aux Comores, ni d’être mille Comoriens pour cet appel.
Alors, la vérité sortira non pas des « urnes arrangées « , mais,du verdict divin .
Nous sommes des Comoriens et nous connaissons tous ce que cela signifie quand il y a une injustice flagrante relatif à un fait donné contesté par une des parties.
A bon entendeur salut!