Qui a trahi le président des Comores sur le dossier Mayotte ?

Qui a trahi le président des Comores sur le dossier Mayotte ?

A l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation des v½ux de l’Ide el- Fitr marquant la rupture du jeûne du mois de ramadan, qui a eu lieu dans l’après-midi du vendredi 10 septembre 2010 à Beit-Salam, en présence du chef de l’Etat, du Grand Mufti, du Président de l’Assemblée de l’Union, des membres du corps diplomatique(dont l’ambassadeur de France à Moroni) et de la communauté internationale, dans son discours au nom du peuple comorien, le Dr Mouhtar Ahmed Charif est revenu sur la proposition « loufoque » du chef de l’Etat comorien d’«un pays, deux administrations » concernant l’île comorienne de Mayotte et a exhorté les autorités comoriennes à demander à la France de se prononcer sur cette proposition, faisant ainsi mine d’oublier que le président français M. Sarkozy en personne s’est déjà prononcé lors de son passage éclair à Mayotte le 18 janvier 2010 en déclarant : « Je veux être entendu ici et ailleurs. Je ne laisserai à personne, à aucune puissance étrangère, le droit de décider de qui serait Français et de qui ne le serait pas : Mayotte, c’est la France, Mayotte restera française » fermant de façon arrogante les portes à toute négociation comme l’exige la communauté internationale et Israëlisant ainsi la résolution onusienne n°3385 (xxx) dans un silence complice des autorités comoriennes et de la communauté internationale.
Dans sa réponse le chef de l’Etat SEM Ahmed Abdallah Mohamed Sambi se présentant être le garant de l’intégrité territoriale des Comores, a déclaré que Mayotte est une île comorienne et que fort des résolutions onusiennes il agira dans ce sens, quelqu’en en soient les conséquences, avant d’ajouter un peu plus loin qu’il détient « le record des hommes politiques les plus trahis » des Comores.
Au même moment à quelques kilomètres de Beit Salam, à Mayotte, la police française (la paf) entre dans les cimetières pour traquer les comoriens qui s’y sont rendus pour visiter les tombes de leurs proches (parmi eux les victimes du visa Balladur) en ce jour de l’Aïd el-Fitr. Ces pseudos clandestins finiront la fête au camp de concentration de Pamandzi (qualifié d’indigne de la république par plusieurs observateurs) avant d’être expulsés. Ils seront accueillis à Anjouan, (île la plus proche) tout démunis comme des vrais clandestins par les traitres de la nation.
La question que l’on se pose pourquoi les autorités comoriennes acceptent-elles d’accueillir ces pseudos clandestins, en violation de la constitution comorienne et du droit international, alors que le chef de l’Etat se dit prêt à assumer toutes les conséquences pour le respect de l’intégrité des Comores ? Savent-elles qu’elles trahissent la constitution comorienne en acceptant d’accueillir les probables victimes balladuriennes ?
« Wa Allahu Al-Adhīm», je jure au nom de Dieu que les beaux discours tenus chaque année à l’assemblée des nations unies resteront lettres mortes. « Wa Allahu Al-Adhīm», le seul et unique moyen d’amener la France à la table de négociations concernant le différend franco-comorien, est de refuser (en conformité avec le droit comorien) d’accueillir les refoulés de Mayotte et je mets au défi quiconque de me prouver le contraire.
En attendant la liste de ceux qui ont trahi le chef de l’Etat comorien…

Baraka Inzouddine
http://wongo.skyrock.com/

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