Question de l’île comorienne de Mayotte : Sambi appelle l’ONU à faire respecter ses résolutions

S’adressant vendredi dernier à l’assemblée générale des Nations Unies, le chef de l’Etat comorien, Ahmed Abdallah
Sambi, a appelé l’ONU, à exiger à la France qu’elle se conforme à ses résolutions.
Du haut de la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, le président Sambi s’est dit étonné que malgré toute la «bonne volonté» de la partie comorienne et notamment la proposition sur Mayotte, «un pays, deux systèmes», la France n’a pas donné de réponse positive à cette «main tendue »
«Ce double système serait un compromis qui garantirait enfin, le respect du droit international tout en permettant à la France de continuer à administrer l’île comorienne de Mayotte, de façon légitime, pendant une période qui serait déterminée de commun accord », a-t-il dit.
Pour lui, la France ignore ce compromis, il se trouve «dans l’obligation de solliciter notre chère Organisation d’exiger de la France qu’elle respecte et se conforme au droit international, en appliquant les différentes résolutions pertinentes des Nations Unies sur l’ile comorienne de Mayotte »
D’après M. Sambi, le respect du droit international irait de l’honneur de la France, ce grand pays dont les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité ont fortement et profondément inspiré la Déclaration universelle des droits de l’homme.
«Pendant plusieurs années, a dit le chef de l’Etat comorien, mon pays a pris la communauté internationale à témoin et a fait connaitre sa bonne disposition à privilégier la recherche bilatérale d’une solution juste et équitable », rappelant à ses pairs que la réponse de la France a été «cinglante » . Ce pays a pris en 1994 des mesures unilatérales visant à entraver la libre circulation des personnes et a engagé en l’an 2000 un processus de départementalisation de l’île.
Le président Sambi a rappelé que les plus hautes autorités françaises ont affirmé la vocation des Comores à accéder à l’indépendance, dans l’intangibilité de ses frontières. Il a cité notamment l’ancien président français, Valéry Giscard d’Estaing qui avait déclaré: « les Comores sont une unité, ont toujours été une unité et il est naturel que leur sort soit un sort commun »
AL HAMDI ABDILLAH
Source : Albalad Comores N° 349 du 27-09-10
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