Neuf candidats ont adressé le courrier suivant à Jean Ping
Fomboni, le 15 novembre 2010
A
Son Excellence Monsieur Jean PING
Président de la Commission de l’Union Africaine. Addis Abeba
Excellence Monsieur le Président,
Le Collectif des candidats de l’Opposition et le candidat Mohamed Larif Oukacha, signataires de ce texte, voudrait tout d’abord vous exprimer toute sa gratitude pour les efforts inlassables que l’Organisation panafricaine et vous-même personnellement, ne cessez de déployer pour la préservation de la paix civile aux Comores.
Aussi, voudrait-t-il noter avec satisfaction la détermination de notre Organisation dés lors qu’il s’agit de défendre l’Unité et l’Intégrité de l’Union des Comores.
Monsieur le Président,
L’organisation des élections harmonisées du Président de l’Union des Comores et des Gouverneurs des Iles Autonomes des Comores, sont le fruit des discussions longues et très difficiles entre le Président Sambi et les Forces politiques tant au niveau national qu’au niveau des îles avec une participation active des Forces Vives dans l’Ile Autonome de Mwali.
Ces discussions, facilitées par l’Union Africaine, furent organisées parce que le Président Sambi, originaire d’Anjouan, se proposait de proroger son mandat d’un an alors que celui-ci expirait le 26 mai 2010.
Lors desdites discussions, tout le monde a noté la détermination du Président Sambi à vouloir coûte que coûte et dans n’importe quelle forme, rester aux commandes du pays en dépit de l’Accord pour la Réconciliation Nationale du 17 février 2001 et dont les îles de la Grande-Comores et Ndzouani ont été bénéficiaires.
Ce constat fait par toutes les parties est confirmé par la suite par la façon dont le pouvoir a organisé les élections du 07 novembre 2010 dans le but toujours de ravir à l’Ile Autonome de Mwali son droit de choisir comme les deux autres îles, dans la transparence, ceux ou celles qui doivent participer à l’élection générale du 26 décembre 2010.
Monsieur le Président,
C’est en présence de la Communauté Internationale notamment des Observateurs de l’Union Africaine que le pouvoir Sambi a organisé dans des conditions frauduleuses et honteuses les scrutins du 07 novembre 2010 dans l’Ile Autonome de Mwali.
Le Collectif des candidats, signataires de ce texte, regrette de vous annoncer qu’il ne reconnaît pas les résultats dudit scrutin et d’ores et déjà , il ne reconnaîtra pas ceux du scrutin du 26 décembre 2010 dont l’issue est connue d’avance.
En effet, le jour du scrutin du 07 novembre 2010, plusieurs événements malheureux se sont produit dans l’ensemble des bureaux de vote. Ils ont certainement influencé les résultats dans une ampleur considérablement grave.
Si le technicien du système des Nations Unies aux Comores présent lors de l’événement qui s’est produit dans le bureau N°023 de Nioumachoi II n’a pas présenté un rapport prouvant notre démarche, le Collectif des candidats de l’Opposition, signataires de ce texte, a décidé de vous le relater: En effet, après plusieurs enquêtes faites au niveau de l’île, il est clairement établi que les organes chargés des opérations électorales (CENI, CIE, SNAP, SIAP), sous l’impulsion du pouvoir en place, ont sciemment mis en place tout un système organisant le vol des bulletins de vote, qui furent distribués à l’avance aux électeurs avec des sommes énormes d’argent pour détourner le suffrage des électeurs de Mwali. Le Cabinet du Chef de l’Etat, le Gouvernement, les Directeurs généraux des sociétés d’Etat et des administrations publiques ont, avec tous les moyens de l’Etat à leur disposition, spécialement siégé à Mwali pour forcer et guider les organes électoraux dans ces man½uvres frauduleuses.
Le pouvoir central, pour faire voter son candidat, n’a pas lésiné sur les moyens et méthodes corruptives. Il s’agit des recrutements électoralistes massifs, des nominations abusives, des avancements indus et des menaces de licenciement qui sont intervenus pendant la campagne et le jour même du scrutin.
Le jour du scrutin, le Comité de vigilance présent lors de l’envoie de matériel dans les différentes localités de l’île, a insisté pour d’abord vérifier le contenant des paquets venus de Moroni et être rassuré que tout était en ordre, mais il a essuyé un refus catégorique de la CENI, CIE, SNAP et SIAP.
Et pourtant, les membres du bureau de vote N° 023 de Nioumachoi II dans lequel sont inscrits 847 électeurs, ont informé la CENI ainsi que le technicien du système des Nations Unies après l’ouverture des paquets, que plus de 300 bulletins ont été arrachés et donc manquaient alors que l’empaquetage à Moroni se serait déroulé dans des bonnes conditions.
Le technicien du système des Nations Unies, après vérification, avait estimé nécessaire de stopper les opérations électorales. C’est le Secrétaire rapporteur de la CENI , arrivé subitement devant le bureau, qui prit la décision de ne pas stopper les opérations électorales; il décida de récupérer dans les autres bureaux des bulletins pour combler le vide du bureau N° 023. En plus, les traditionnels 10% des bulletins additionnels commandés et qui devaient être acheminés à Mwali aussi n’ont jamais été retrouvés parce qu’ils se seraient volatilisés au SNAP à Moroni.
Un autre événement grave s’est produit devant deux bureaux de vote de Nkanaléni . En effet, deux personnes ont été appréhendées devant ces bureaux de vote de Nkanaléni à Fomboni en présence des forces de l’ordre. Elles étaient en possession de bulletins vierges cochés par avance et devaient aller voter en échange de grosses sommes d’argent. C’est encore une fois, le secrétaire rapporteur de la CENI , comme par hasard, qui obligea l’agent des forces de l’ordre de les relâcher sans qu’une enquête soit ouverte pour connaître les auteurs et l’ampleur de la fraude.
Dans la mi-journée, alors que tout semblait se dérouler normalement, le Secrétaire rapporteur de la CENI a fait irruption dans les bureaux de Salamani Ya Ntsini, Boingoma, Bandarsalama, Djoiézi pour exiger que les bulletins ne soient pas paraphés. En effet, pour stopper la fraude par des bulletins vierges volés, certains présidents des bureaux de vote avaient décidé de faire signer les bulletins avant de les remettre aux électeurs.
La CENI a donc contourné cette mesure et c’est ainsi que dans la plupart des bureaux de vote, il a été facile de faire voter des électeurs non pas avec les bulletins fournis par les membres du bureau, mais avec des bulletins distribués par avance aux électeurs en dehors des bureaux.
Monsieur le Président de la Commission ,
Tout ceci s’est produit le jour du scrutin alors que lors du premier assainissement des listes électorales, le SIAP s’est arrangé pour ne porter sur les listes et ne distribuer les nouvelles cartes qu’aux électeurs sensés voter pour le candidat du régime.
Cette révision tendancieuse des listes électorales, en plus de la disparition d’une partie des bulletins notamment les fameux 10%, donne un éclairage sur la guerre que le pouvoir a mené contre le Ministre d’Etat en charge des élections quand ce dernier a voulu remplacer légitimement les membres du SNAP jugés peu crédibles. Le pouvoir a obtenu de la Cour Constitutionnelle le maintien des membres du SNAP contre l’avis du Ministre. On sait aujourd’hui les véritables motivations de cette bataille: le SNAP était appelé à jouer un rôle crucial dans le hold up électoral que préparait le régime Sambi.
Aussi, les organes en charge des opérations électorales ont organisé la formation des membres des bureaux de vote pour seulement quelques minutes au lieu de trois jours habituels d’où les nombreuses erreurs constatées dans tous les documents accompagnant les résultats de différents bureaux.
Ainsi, le régime Sambi vient de prouver encore une fois qu’il a décidé de voler aux Comoriens en général et aux Mwaliens en particulier ce qui leur est cher: la liberté,en l’occurrence celle de choisir leurs dirigeants..
Parce que aucune instance internationale, aucun partenaire n’a daigné relever ce qui est pourtant grave pour une élection dont dépend l’avenir du pays, le Collectif des candidats de l’Opposition dans l’Ile Autonome de Mwali accuse la Communauté Internationale de négligence et de manque d’intérêt manifeste dès lors que l’élection principale, les primaires, se déroulait à Mwali et non dans une autre île.
Le Collectif des candidats de l’Opposition à Mawli exige une enquête internationale sur les vols des bulletins vierges pour établir toutes les responsabilités ainsi que pour prendre les mesures coercitives appropriées.
Il demande aussi un véritable assainissement des listes électorales car il est clair aujourd’hui que l’ampleur de la fraude ne permet pas de qualifier les élections aux Comores de transparentes, crédibles et honnêtes.
Il demande enfin le démantèlement du système de fraudes organisées par le régime Sambi afin de permettre l’organisation d’une élection libre, transparente et honnête. Et pour cela il serait disposé à y apporter sa contribution.
Le Collectif des candidats signataires de ce texte, compte rassembler toutes les Forces Vives dans l’Ile pour défendre la liberté contre la dictature, la dignité contre le mépris, le droit contre l’anarchie dans les jours à venir parce la population de Mwali a compris qu’elle ne pourra compter que sur ses propres forces pour imposer la justice et l’équité.
Monsieur le Président de la Commission,
L’Afrique, notre continent ne peut plus continuer à vivre en marge des principes et règles qui régissent le monde d’aujourd’hui. Votre détermination à faire respecter le droit ainsi que la norme internationale et ses principes universellement admis, partout dans le continent, vous impose également le devoir de veiller à ce que les libertés individuelles et collectives soient respectées.
Voilà pourquoi en s’adressant à Vous, le Collectif des candidats signataires de ce texte, est persuadé que Vous ferez tout pour que l’équité soit respectée en Union des Comores.
Veuillez croire Monsieur le Président de la Commission en l’assurance de notre Haute Considération.
SIGNATAIRES:
1) M. Abdou Djabir
2) M. Abdoulhakim Ben Said Allaoui
3) M. Bienrifi Tarmidi
4) M. Hamada Madi
5) M. Mohamed Hassanaly
6) M. Mohamed Larif Oukacha
7) M. Mohamed Saïd Fazul
M. Saïd Dhoifir Bounou
9) Mme Zaharia Saïd Ahmed
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Et voila les ennemis n°1 des Comores, comment Fazul et bienrifi » étaient content des resultats sortis aux urnes » interview ORTC » aujourd hui ils viennent dire le contraire. Comment vous demandez des etrangers pour superviser nos élections, et vous allez accuser? Arrêtons d’accuser la France pour tout blocage du développement dans notre pays. Car tout ce qui se passe dans notre pays vous même avant tout… vous demandez aussi Sarkozy de gérer notre pays. Pour ce qui est de faire appel à des étrangers pour « sécuriser » le scrutin, vous ne étiez pas capable de gérer notre pays.
Of course, beacause, Sambi fut élu avec l’assistance de l’AMISEC et là , on ne dit pas qu’il y eut la présence des militaires étrangers pour sécuriser les élections.
Comme on eut la peur au ventre de voir le candidat d’Azali remporter la victoire, alors, on n’hésita pas à demander l’assistance de l’AMISEC.
Et Sambi veut rester au pouvoir, alors, cette fois-ci, il ne veut plus de l’AMISEC.
It’s very funny isin’t it !
Un jour,il faudra être vraiment indépendant et savoir organiser notre « zilo za marové » (riz de terre que les enfants utilisent pour jouer,à papa et à la maman) tout seul sans l’aide des étrangers.
C’est comme cela qu’ils comptent diriger les Comores en se plaignant sans cesse de brimade et avec grève de la faim.
Pas de panique les gars,ikililou va gagner ces élections et les moutons seront bien gardés,Larifou reprendra ses fonctions d’avocat à deux balle à la Réunion et Djabir ira enseigné au incultes maorés le droit. Faut juste être patient et la piqûre du docteur pharmacien ikililou ne pourra que être moins douloureuse.