Médias. Appropriation des réseaux sociaux

Médias. Appropriation des réseaux sociaux

 L’Organisation comorienne de la presse écrite (OCPE) a obtenu un financement de l’Union européenne pour l’élaboration d’une stratégie de développement de la presse comorienne par un meilleur usage des réseaux sociaux. Il s’agit à proprement parler, de concevoir des supports pédagogiques et des modules de formation des journalistes et responsables de médias pour s’approprier ces outils. C’est dans ce cadre que le consultant national, Kader Barry, a présenté au siège du journal Al-watwan, devant une trentaine de journalistes de la presse écrite (Al-watwan, L’Archipel, La Gazette, Albalad et Le Citoyen), une étude succincte sur les interactions entre les réseaux sociaux (Facebook, twitter, et blog) et les médias traditionnels comoriens.

Les séminaristes ont tenté dans leurs échanges d’esquisser les grandes lignes d’une politique de développement par les nouvelles technologies, et proposer des pistes de travail pour permettre aux professionnels des médias comoriens de disposer des outils et des compétences pour utiliser les nouveaux modes de communication et atteindre leurs cibles respectifs. “Lorsqu’on sait comment Facebook a contribué à faire chuter les régimes du Caire et de Tunis, et à faire vaciller ceux de Damas, de Sanaa et de Tripoli, l’on ne peut que considérer cet outil avec un certain respect mêlé de circonspection“, a avancé Kader Barry, dans son introduction. Il rappelle également que “la récente opération marketing de Google qui vient de lancer son nouvel outil de réseau social, baptisé Google+, en dit long, sur ce que ce concept a de novateur et de porteur“.
Considéré à ses origines comme un simple outil de partage de relations, le concept de réseau social a évolué au point de fédérer tout ce que les nouvelles technologies peuvent apporter à la personne : développement d’amitiés, communications, échanges, etc. Pour Barry, ce formidable outil qui suscite de plus en plus d’adhésion auprès de la communauté comorienne des Comores et de la diaspora, interpelle les médias à se positionner. Devant l’abondance et la grande disparité de sites (ou de micro-sites) Internet véhiculant des actualités sur les Comores, la question de la stratégie de la presse pour s’imposer et trouver une place de choix sur la toile, asseoir le respect de la profession et promouvoir son développement a été au centre des discussions.
Les principaux protagonistes de la presse “classique“, composée du trio Al-watwan, La Gazette, Albalad, disposent tous d’un site Internet, ce qui n’est pas encore le cas, des autres titres comme L’Archipel. La présence de la presse comorienne sur la toile n’est qu’une duplication en ligne de la version papier, une simple diffusion des actualités de la version papier. Albalad met en ligne une version pdf du journal consultable en ligne ou téléchargeable tandis qu’Al-watwan, la plupart des informations contenues sur le site Internet sont les mêmes que celles contenues dans la version papier. Alors que le nombre de visiteurs ne cesse de s’agrandir, les journaux locaux, n’autorisent pas encore, une interaction avec les Internautes, n’offrant aucune possibilité au lecteur Internet d’y réagir.
Al-watwan a proposé de “tweeter” les articles. L’urgence de permettre au lectorat Internet de la presse comorienne de réagir aux articles, de les commenter, les partager, répondre à leurs auteurs, est l’une des recommandations retenues des échanges. Il a été noté également que d’auteurs indépendants, aux profils fortement variés, utilisant des plateformes de blogs comme OverBlog, SkyRock ou autres, s’imposent sur ce marché de la fourniture d’actualités sur Internet, en utilisant les articles des journaux nationaux, certains en prenant le soin d’effacer les titres des journaux propriétaires des productions.
Pour les séminaristes, nul doute que les réseaux sociaux peuvent être utiles à la presse comorienne en raison notamment de leurs caractéristiques et des possibilités qu’ils offrent, dans le cadre de la promotion et du marketing viral, permettant d’évaluer l’impact des articles, de fidéliser le lectorat, du fait que les réseaux sociaux ont une très forte audience et un très fort potentiel de croissance. L’engagement a été pris par l’Ocpe, d’aider tous les titres de la place à ouvrir des sites internet et de les administrer afin de permettre aux nombreux lecteurs d’internet d’accéder aux nouveaux titres.
Les journaux de la place, envisagent également d’initier une série de formations dans le domaine en vue de rattraper le retard dans l’utilisation efficiente des réseaux sociaux pour la croissance des médias comoriens.
 
source: Al-Watawn
Publié le 4 octobre 2011

Lire l’article sur sosdemocratiecomores.skyrock.com

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1 commentaire »

  • kenjan:

    Encore de l’argent qui va servir à des séminaires et autres bêtises alors qu’on a soif et fin…pour ça l’UE est toujours d’accord pour payer. Si les contribuables européens savaient à quoi sert leur argent , ils paieraient pas.

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