Les facteurs fondamentaux en dégradation

Les facteurs fondamentaux en dégradation

Malgré sa richesse en biodiversité et espèces en voie de disparition, tel que la tortue marine, la Roussette de Livingstone, etc., qui pourraient constituer une source d’attraction pour les touristes, l’ile de Djoumbé Fatima avec ses belles plages et coins paradisiaques, n’arrive pas à prendre son envol dans le domaine du tourisme. C’est ce que HZK-Presse a pu constater, lors de sa tournée dans le sud de l’ile ce Week-end.

En plus du trafic aérien qui fait énormément défaut, les routes principales et secondaires pouvant conduire les touristes sur des beaux endroits, au lieu de s’améliorer, se dégradent au fur et à mesure. Les bungalows qui rayonnaient dans certaines localités côtières de l’ile, il y a quelques années, se trouvent actuellement dans un état de délabrement avancé.

Est-ce la faute de l’Etat seulement ? Ne serait-ce que pour les bungalows, probablement pas. Visiblement il y a un manque de politique de promotion du tourisme, seul domaine prometteur, dans nos iles de la lune.

Il est 10 h du matin ce samedi, nous nous trouvons dans l’enceinte de Laka Lodge, un hôtel restaurant en face des îlots, d’une capacité d’accueil de 30 personnes, avec une vingtaine de jeunes salariés dans le sud de l’ile, à Nioumachoi. Un véritable paradis terrestre avec sa belle plage au sable blanc sous la verdure d’une cocoteraie dense et tous les matériels nécessaires pour une sortie en mer.

Mais à notre grande surprise, derrière la villa qui loge les grandes personnalités, comme l’ambassadeur de France Luc Hallade, il y a quelques mois, juste à quelques mètres, quelqu’un d’autre, vient d’acheter un lopin de terre et rassemble déjà les matériaux de construction d’un domaine privé, ce qui, apparemment met à mal la tranquillité, la sécurité et l’esthétique de la seule zone de l’ile de par ses particularités, sa beauté et son isolement, qui regorge d’une potentialité touristique sans équivalent dans l’ile.

Des petits projets tentent de recoller les morceaux, par une politique de dégagement de la route bitumée et reboisement pour protéger le peu qui reste du bitume, contre l’érosion. C’est le cas de la route qui relie Ouallah I Oullah II et Miremani. Ce projet financé par le FIDA à travers le FADC et exécuté par le Centre de Ressources de Mwali(CRM) arrive à mobiliser plusieurs villageois.

C’est par une route complètement dégradée et pleine de nids de poule qu’on arrive difficilement à Ouallah I Mirereni, sur le site des roussettes de Livingstone, qui n’est pas épargné des agriculteurs. Cette situation devait interpeller en premier toute la population de l’ile de Djoumbé Fatima pour tenter de sauver le peu qui existe avant de penser aux responsables politiques.

Mouayad Salim
Publié par: HZK-Presse: 23/08/2010 – 08:34:55

Lire l’article sur roinaka.skyrock.com

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