Les deuxièmes assises sur la décentralisation se tiendront le 16 septembre
« L’objectif de ces assises est d’établir un bilan du processus de décentralisation en Union des Comores et définir les perspectives à l’horizon 2012 », précisent les organisateurs à travers des prospectus distribués dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur cet événement. Une première table ronde sur cette question fondamentale pour le développement économique du pays, était organisée en avril 2008. Il s’agit, donc, cette fois, d’ « évoluer par rapport à ce qui a été retenue en 2008 », a indiqué Saendou Djazila, le ministre en charge de la fonction publique, des réformes institutionnelles et de la décentralisation, lors d’une conférence de presse à l’hôtel Le Moroni.
« Le processus est déclenché. Mais, malheureusement le cadre institutionnel n’est pas encore mis en place », a-t-il poursuivi. Ainsi, il manque « l’ossature institutionnelle », selon les mots du ministre, pour pouvoir accompagner le processus de décentralisation du pays. Il va falloir adopter, entre autres, la loi cadre sur la décentralisation/ déconcentration, une loi relative à l’élection des conseillers municipaux, etc… « Tous ces textes seront soumis à l’Assemblée nationale pour adoption à l’issue des assises », a assuré Saendou Djazila.
Les tables rondes du 16 septembre prochain seront axées, surtout, sur quatre grands thèmes suivant : bilan du processus de mise en place des communes, corpus législatif et réglementaire pour la décentralisation/ déconcentration, Genre et démocratie participative dans le processus de décentralisation et l’amélioration des ressources financières des communes. Les résultats attendus sont le fonctionnement dans les règles de la démocratie et de la bonne gouvernance des instances politiques décentralisées afin qu’ils puissent répondre aux besoins de la population, les collectivités locales doivent être en mesure d’identifier leurs besoins et mener des projets de développement répondant aux besoins spécifiques de leur communautés.
Les agglomérations et communes doivent également assurer la gestion des déchets solides. « Les enjeux de la décentralisation sont considérables. Il s’agit de rapprocher l’administration aux administrés. Monter des projets et mettre en place une dynamique pour accompagner les dits projets », a souligné Yves Chunleau, le directeur du Programme de coopération décentralisée (PCD) aux Comores. « Il est nécessaire de passer à une nouvelle étape, qui est l’étape communale voire même inter-communale », a insisté Yves Chunleau. Ce mode d’organisation territoriale permettrait, selon lui, de « réguler certains conflits villageois ».
Et ce responsable de citer l’exemple du récent conflit entre Itsandra et Bandamadji. « Si ce genre de conflits s’exprimaient dans le cadre d’une organisation territoriale intercommunale nous aurions des possibilités de régulation », a-t-il avancé. Le processus de décentralisation est encore au stade de balbutiement dans l’archipel.
Des chantiers sont lancés pour le découpage physique dans le cadre de la mise en place des communes. « Nous venons d’achever avec le gouvernorat d’Anjouan qui est composé de 12 communes et la carte communale sera publiée avant les assises », a précisé le directeur du PCD. Au niveau de Ngazidja, les communes pilotes qui sont actuellement au nombre de 70 doivent être ramenées de 28 à 29 communes. A Mohéli, le processus est actuellement au stade d’expertise.
Faïssoili Abdou
Publié par: HZK-Presse: 03/09/2010
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Si je comprend pas mal au sujet de décentralisation, il est normal au niveau de Ngazidja d’avoir 70 communes pilotes.
Pour éviter toute tentative de trouble publique, il est préférable de ne pas réduire le nombre de ces communes. Prenez un exemple plus concret dans la région de hamahamet certains villages ne seront pas d’accord de se rallier avec la ville de Mbeni la capitale de hamahamet selon leur idéologie et le profit des autres sans se soucier de leurs environnant.
Car depuis plusieurs décennie, la capitale de hamahamet n’a jamais se montré fidèle envers les villages qui composent la région tant au niveau social éducatif ou politique.Mais elle déploie des efforts pour minimiser les habitants de la région et de les inciter à mener de conflit pour trouver le moyen de tirer profit par la voie de Anda namila.
Donc à mon avis personnel il faut abandonner ce processus de décentralisation communale.