Le nouveau président des Comores et la « question de l’île comorienne de Mayotte »
« Je prendrais dans les semaines qui vont suivre mon investiture des initiatives concrètes à ce sujet. »
« La diplomatie est essentiellement menée par le président de la République et le ministre des Affaires étrangères » et de poursuivre un peu plus loin «
Ce n’est pas être anti-français, comme certains veulent le faire croire, que d’½uvrer pour le retour légitime de notre île. Si mes compatriotes m’accordent leur confiance, je prendrais dans les semaines qui vont suivre mon investiture des initiatives concrètes à ce sujet.»
Cette déclaration avait rassuré les défenseurs de l’intégrité territoriale des Comores, déçus par l’accord de coopération militaire entre la France et les Comores, signé par l’actuel chef de la diplomatie comorienne le 27 septembre 10, au lendemain du discours patriotico-historique de son excellence A.A.M Sambi devant la tribune des nations unies, condamnant sans équivoque la présence illégale de la France dans l’île comorienne de Mayotte.
Dans ce discours, auquel le candidat IKILILOU avait totalement adhéré, en déclarant : «Je souscris entièrement au discours que le président de la République vient de prononcer à New York lors de la dernière session de l’assemblée générale des Nations Unies», le chef de l’Etat actuel avait surtout insisté sur la résolution onusienne nº 31 (IV) du 21 octobre 1976, qui restera, selon lui, à jamais, gravée dans la mémoire des ses compatriotes comoriens dont voici un extrait: « Permettez-moi de vous faire lecture du dispositif de cette résolution qui revêt une importance capitale pour mon pays, et qui restera, à jamais, gravée dans la mémoire des mes compatriotes Comoriens :
« CONSIDERANT que l’occupation par la France de l’ile comorienne de Mayotte constitue une atteinte flagrante à l’unité nationale de l’Etat comorien, membre de l’organisation des Nations Unies,
Considérant qu’une telle attitude de la France constitue une violation des principes des résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies, en particulier de la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée Générale, en date du 14 décembre 1960, relative à l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, qui garantit l’unité nationale et l’intégrité territoriale de ces pays.
1) Condamne les référendums du 8 février et du 11 avril 1976 organisés dans l’ile Comorienne de Mayotte par le gouvernement Français et les considère comme nuls et non avenus, et rejette ;
a) Toute autre forme de référendums ou consultations qui pourraient être organisés ultérieurement en territoire Comorien de Mayotte par la France ;
b) Toute législation étrangère tendant à légaliser une quelconque présence coloniale Française en territoire Comorien de Mayotte.
2) Condamne énergiquement la présence de la France à Mayotte qui constitue une violation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République Indépendante des Comores », fin de citation.»
La tâche qui attend le nouveau chef de l’Etat comorien sur la question de Mayotte n’est pas facile. « La France a annoncé qu’elle va célébrer en mars 2011 la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte. Il faut alors craindre qu’avec l’aide de ses affidés comoriens, elle nous concocte une de ses déstabilisations dont elle a le secret afin de détourner l’attention du pays. La suspecte déclaration française sur le déroulement des élections constitue à cet égard, un signe annonciateur ! »
Espérons, que le nouveau chef de l’Etat comorien mettra tout en ½uvre pour stopper le génocide qui frappe le peuple comorien dans leurs eaux territoriales.
Baraka Inzouddine de l’équipe Wongo.
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