Le lieutenant-colonel Abdallah Gamil devient chef-d’état major de l’And en remplacement du général Salimou Amiri

Le lieutenant-colonel Abdallah Gamil devient chef-d'état major de l'And en remplacement du général Salimou Amiri

L’ex-chef d’état-major de l’armée est placé en résidence surveillée à son domicile administratif dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du colonel Combo Ayouba. Après avoir refusé, dans l’après-midi, de se soumettre à la décision du juge d’instruction de le placer en résidence surveillée il s’était retranché avec une poignée de fidèle à l’école nationale des forces armées de la gendarmerie (Enfag) à Vwadju.
Le Général de brigade Salimou Mohamed Amiri qui s’était retranché avec une poignée de ses fidèles au siège de l’école des armées a finalement mis fin à son retranchement, hier soir vers 22 heures et est placé en résidence surveillée à son domicile administratif, après s’être retranché avec une poignée de ses fidèles à l’école des armées. L’ex-chef d’Etat Major de l’And avait refusé, dans l’après-midi, de se soumettre à la décision du juge d’instruction de le placer en résidence surveillée dans le cadre de l’affaire de l’assassinat du colonel Combo Ayouba.
Des négociations menées par des militaires de haut rang l’ont persuadé de la nécessité de se plier à la justice en acceptant de passer sa résidence surveillée, à son domicile administratif, à Moroni coulée au Nord de la capitale comorienne.
De source militaire, le Général avec le groupe qui l’entoure, a tenté de pénétrer au sein du camp militaire de Kandani, mais s’est vu refusé l’accès. Il s’est donc replié à l’école nationale des forces armées de la gendarmerie (Enfag) à Vwadju.
En fin d’après-midi, le gouvernement s’est réuni en conseil extraordinaire au palais de Beit-salam, en l’absence du chef de l’Etat qui se trouve à Anjouan. Alors que l’option militaire de prise d’assaut avait été envisagée, le ministre de la Défense et le ministre de la Justice ont tenté une ultime négociation, pour “ramener le général à la raison“, et éviter ainsi des affrontements préjudiciables au déroulement serein de l’enquête.
Quelques instants plus tard, le président de la République a mis fin par décret 10/1010 aux fonctions de chef d’Etat major de l’armée du général Salimou Amiri et nommé le commandant Abdallah Gamil par décret 10/111 “lieutenant-colonel“, avant de l’élever au poste de chef d’Etat major de l’armée cumulativement à ses fonctions de chef corps de la force comorienne de défense, le 23 juin en remplacement du colonel Combo Ayouba.
Le Général Salimou a été entendu par la justice, hier matin, dans le cadre de l’affaire de l’assassinat du colonel Combo Ayouba. Le juge lui avait signifié son placement en résidence surveillé mais les gardes de corps du Général avaient bloqué l’accès au bureau du juge d’instruction, interdisant les éléments de la gendarmerie dépêchés sur place de l’emmener. Devant le palais de justice de Moroni, des militaires avaient quadrillé les lieux pour contenir une foule de curieux qui s’apprêtait à entrer dans l’enceinte. Apres deux longues heures d’attente, un groupe de militaire a fait irruption au palais de justice de Moroni, pour récupérer le général empêchant, ainsi, la justice de le placer en détention suivant les directives du juge d’instruction. Une ultime négociation entre le chef du cops, le commandant Gamil soilihi Abdallah et les militaires n’avait pas, alors, abouti. Le chef de corps a vite fait de sécuriser le camp militaire de Kamadani, gérant avec subtilité et promptitude la situation. La foule profitant de l’absence des militaires ont failli foncer dans le bureau du juge d’instruction.
L’on se rappelle qu’il y a moins de quatre mois le Général Salimou avait adressé une lettre au ministre de la Défense, dénonçant un “complot“ d’assassinant contre sa personne, diligentée selon ses termes par le chef de camp du président Sambi, démontrant le malaise qui régnait au sein de l’état-major et le pouvoir exécutif. Par la suite, au mois de mai, un accord de “réconciliation” avait été signé par le chef d’état-major de l’AND, le général Salimou Amiri, et le chef du cabinet militaire à la présidence pour “rétablir la sérénité” au sein de l’armée.
AAA
Le lieutenant-colonel Abdallah Gamil
Le commandant Abdallah Gamil a été précédemment chargé des études et adjoint du directeur de l’école nationale des forces armées et de la gendarmerie (Enfag), et a occupé les hautes fonctions de l’armée en étant d’abord, chef de section de la compagnie Fcd, adjoint au colonel Leonard à la sécurité du chef de l’Etat, commandant de la compagnie Fcd et chef de corps adjoint de la fcd.
Conseiller à la sécurité du président de l’assemblée nationale, membre du conseil d’Etat et vice président du conseil, le commandant Gamil est titulaire d’un bacclauréat série “D“. Il obtenu un diplôme de langue à l’université Upsala à New-Jersey aux Usa et un diplôme d’étude générale de droit à la faculté Mohamed V.
Le lieutenant-colonel est aussi diplômé de chef de section interarmées à l’académie royale au Maroc, diplômé en matière de stratégie et de recherche et exploitation de renseignements au centre de recherche et stratégie et d’exploitation de renseignement de l’armée américaine,avant d’être diplômé de l’école d’Etat major de Madagascar.

Source : Al-watwan N° 1615 du mercredi 1èr septembre 2010

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