Le gouverneur d’Anjouan a déjà consenti des sacrifices

Moroni, vendredi 16 avril 2010 (HZK-Presse) – Ce juriste et membre de la délégation anjouanaise qui accompagne le gouverneur de l’île d’Anjouan dans le cadre des discussions entre le président de l’Union et les trois chefs des exécutifs des îles, nous livre ici, son point de vue par rapport à cette rencontre. Interview accordée à HZK-Presse et La Gazette en marge des discussions de Beit-Salam.
QUESTION: Vous faites partie de la délégation qui accompagne le gouverneur Moussa Toybou dans le cadre du dialogue entre les chefs des exécutifs des îles et le président de l’Union. Quel est votre avis par rapport à ces rencontres ?
Charkane Chaharane : Nous avons accepté de venir pour répondre à l’invitation du Chef de l’Etat Ahmed Abdallah Sambi. Le gouverneur Moussa Toyibou est toujours ouvert au dialogue dans la perspective de trouver une issue pour parer à l’éventualité d’une crise qui pourrait naître à la suite de la décision du Congrès du 1er mars dernier.
QUESTION : Concernant le calendrier électoral à établir pour l’organisation des prochaines élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles, quelle est la position de la délégation anjouanaise ?
C.C. : Premièrement, c’est de dire que nous sommes respectueux des valeurs républicaines. Nous nous alignons à la décision du Congrès qui a fixé l’harmonisation et la date des prochaines élections du président de l’Union et les gouverneurs des îles au 27 novembre 2011, par rapport aux prérogatives qui lui sont dévolues par la Constitution. Deuxièmement, on pourrait faire des concessions comme on l’a toujours fait parce que le gouverneur Moussa Toybou a consenti des sacrifices pour parvenir cette réforme constitutionnelle notamment l’aboutissement de l’harmonisation des élections du président et des gouverneurs des îles. Il est encore prêt, éventuellement, à le faire si c’est pour préserver la paix et la stabilité du pays. C’est pourquoi, il appelle ses homologues à faire de même, c’est-à -dire, placer les intérêts supérieurs de la nation au-dessus des intérêts particuliers.
QUESTION: Et si les négociations échouaient quelle serait votre réaction ?
C.C. : Je ne pense pas qu’elles échoueront. J’ai parfaitement confiance aux chefs des exécutifs qui aiment beaucoup leur pays. Je pense aussi qu’ils sont conscients que les yeux des Comoriens sont rivés sur eux dans l’espoir qu’ils trouvent une solution afin de préserver la paix et la stabilité du pays. Il faut penser à préserver les retombées de la conférence de Doha qui pourraient être une source de richesse pour le développement socio-économique du pays.
Propos recueillis par Faissoili Abdou
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Monsieur Charcane essaie de démontrer sa théorie sur la démocratie parlementaire du BAOBAB,pour couvrir son président.D’abord la démocratie n’est pas le fait accompli,mais la volonté tout d’abord de respecter la constitution et les accords cadres qui nous ont permis de sortir DU GRAND MALAISE SÉPARATISME ANJOUANNNAIS.C’est un fait historique,non négligeable.Nous l’avons bien constaté durant ces dernières années,qu’une fois le pouvoir échappe Anjouan,le pays connait des troubles et d’instabilités politiques,jusqu’à vouloir rattacher l’île à la France par le « hisser » des drapeaux français.C’est la vérité,même si ça blesse.Alors,mon cher juriste,je respecte votre point de vue,mais il ne doit pas être motivé par de l’argent qui vienne de DOHA.Un autre président peut facilement gérer la situation et c’est ça la démocratie.Ce n’est pas non plus,en arrivant au terme de son mandat que votre excellence va vouloir prétendre,rester pour harmoniser les élections.Encore un autre peut le faire à sa place et c’est ça la démocratie.C’est de la fou-thèse de dire que celui qui a négocié de l’argent à DOHA,doit automatiquement être le gestionnaire.Nous sommes un pays,qui a des institutions.C’est une des conséquences qui déchirent notre continent.Nous voulons tout dire qu’une fois président,on le devient à vie.
Donc,allez dire à ceux qui vous envoient que les Comores sont les Comores,la loi c’est la loi et c’est ainsi qu’on peut se permettre de parler de démocratie.Comme je l’ai bien dit: »RIYALI MUZI WA ROHO »,C’est en ce sens que je définie la théorie de Charcane.
Dans une Lettre ouverte au président Ahmed Abdallah Sambi du 26 mai 2009 ;
J’ai accusé Sambi d’être le pollueur de notre environnement sociopolitique.
Le 17 mars 2010, je l’accuse de l’acte le plus délinquant dans ce monde. Oui Il a falsifié la constitution Comorienne après le référendum du 17 mai 2010. Pour savoir le fondement de cette accusation (lire l’article dans le blog Mrimdu). Merci à vous
Mrimdu