LE DERNIER REMPART
Les institutions sont bafouées. Les lois sont intentionnellement violées .Les consciences sont atteintes. L’arrogance règne au mépris de la religion qui appelle à la modestie et à l’humilité. Et les intellectuels refusent toujours de constituer le dernier rempart de la démocratie.
D’aucuns prétendent que c’est la seule affaire des politiques et des politiciens. Les politiques comme Said Ali Mohamed,Chaher Ben Said Massonde, Mouzaoir Abdallah, Abbasse Djoussouf et Ali Mroudjé se sont tus, laissant le terrain aux politiciens abroutis comme Ahmed Barwane ,Ahmed Djaffar et Djaé Ahamada Chanfi,dont les analyses et les visions ne dépassent pas le bout de leurs nez, pour conduire le pays à un péril en douceur. Pourtant ce sont tous les Comoriens qui sont victimes du système.
La population est prise en otage. Et tout le monde crie que c’est la faute de ceux qui ont été aux affaires et non ceux qui nous gouvernent. Quelle ironie ! Quelle démagogie ! La démocratie un concept universel et simple qui mobilise toutes les classes pour s’assurer d’une meilleure qualité de vie pour tout le monde.La Constitution du pays veut bien que la nation soit gouvernée par des personnes choisies par le peuple, à travers des élections libres, transparentes et démocratiques. Ces trois adjectifs ont chacun un sens. Ainsi,contrairement aux déclarations de Djaé Ahamada, les soit disant élections organisées récemment aux Comores comme au Niger ont un autre nom. Cela s’appelle mascarade et non élection. L’Assemblée nationale aux Comores est animée aujourd’hui par des usurpateurs qui n’ont rien à voir avec la démocratie.
L’adage dit bien que ça n’arrive qu’aux autres et lorsque la maison du voisin brûle, il faut accourir pour éteindre le feu. Aujourd’hui, au lieu de brûler de l’encens devant Sambi, les intellectuels comoriens ont plutôt le devoir de brûler leurs livres comme disait Molière à Monsieur de Pourceaugnac : J’y brûlerai mes livres ou je romprai ce mariage.
Des politiques de métier veulent nous faire comprendre que l’Union africaine déshabille Mamadou Tandja pour habiller Ahmed Abdallah Mohalmed Sambi. Tout le monde a prémédité que l’entêtement et l’arrogance de Tanja comme Mohamed Bacar d’ailleurs finira mal. Le Niger est à feu et à sang. Désormais, plus de sentiments et beaucoup de courage !
Les Comores qui sont actuellement sous sérum sont placées au ban de la communauté internationale, sous l’?il de l’Union africaine. La dégradation aggravée de la qualité notre vie depuis l’élection de Sambi est l’unique preuve de l’incapacité et de la médiocrité d’un régime d’ignares et de derviches. Tout va de travers et à l’envers. Que ceux qui en ont douté et qui croyaient à la prophétie de Sambi le constatent !
Tout est mensonge, anarchie et trahison pour justifier l’incapacité et l’injustifiable. En réponse aux publicités sur le boulevard de la Corniche en face de l’Alliance franco comorienne à Moroni ou les panneaux dressés tout au long de la route de l’aéroport de Hahaya , disons en une seule voix ,non ! Non ! Non à la médiocrité ! Non à la démagogie ! Non à la manipulation ! Et non au congrès de pacotille, sans issue. La solution demeure dans la tournante de mai 2010.
Faire un référendum constitutionnel dans une atmosphère passionnée n’a pas aidé la situation. L’harmonisation prônée n’est qu’une man?uvre pour prolonger la souffrance de la population. Une Constitution doit être une garantie, juste, équitable et pratique, mais nullement consensuelle ou un outil de sortie de crise. Une Constitution doit être élaboré dans un climat serein, dans un cadre réfléchi. Tirons les leçons de toutes les manipulations de la Constitution qui nous ont menés là où nous sommes, aujourd’hui.
Notre dernier rempart ne peut être que les plumes des intellectuels pour dénoncer la dictature. Si ces derniers s’obstinent, l’armée comorienne comme celle du Niger doit donner la réponse aux politiques, à la société civile et aux intellectuels.Dans tous les cas, les deux pays ont le même destin. L’histoire de IBM et Wanké se ressemble à celle de Taki et Tadjidine. Le coup d’Etat qui a renversé Diouri est conforme à celui qui a balayé le régime d’Ali Soilihi. Tant pis pour les accrocs et l’homme au turban.
Ahmed Mohamed
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