L’archipel comorien sous tension
L’opposition au président Sambi craint que la prolongation de dix-huit mois de son mandat ne se mue en un « coup d’État rampant ».
Un lourd climat politique pèse sur les Comores depuis la décision du Congrès, le 1er mars dernier, de fixer les élections du président et des gouverneurs des îles de l’archipel au 27 novembre 2011. Un calendrier qui équivaut, de fait, au prétexte d’une « harmonisation des dates d’élections », à une prolongation du mandat de quatre ans du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, qui devait initialement s’achever le 26 mai 2010. L’opposition, unie au sein du collectif Convergence pour mai 2010, dénonce un « coup d’État rampant » et des « arrestations arbitraires ». Le président « entend se maintenir au pouvoir par tous les moyens. La dictature se profile », s’alarme-t-elle dans un appel diffusé le 4 mars. La tension est particulièrement vive sur l’île de Mohéli, à laquelle doit revenir, pour le prochain mandat, la présidence tournante de l’archipel. Des affrontements y ont éclaté la semaine dernière, après que la police eut empêché la tenue d’une manifestation. Symptôme, selon le Front démocratique, une composante de l’opposition, d’une « dérive autocratique qui met en péril la réconciliation nationale et la stabilité politique issue des accords de Fomboni ». Ces accords, signés en 2001, avaient permis d’éviter l’éclatement de l’archipel, alors théâtre de revendications séparatistes, notamment sur l’île d’Anjouan.
La France, ancienne puissance colonisatrice, mouillée jusqu’au cou dans les opérations de déstabilisation qui secouent l’archipel depuis son indépendance, a critiqué le report de l’élection présidentielle, jugé préjudiciable à « la nécessaire stabilité politique des Comores ». De son côté, l’Union africaine a appelé à un « règlement consensuel des questions institutionnelles ».
Rosa Moussaoui
Un lourd climat politique pèse sur les Comores depuis la décision du Congrès, le 1er mars dernier, de fixer les élections du président et des gouverneurs des îles de l’archipel au 27 novembre 2011. Un calendrier qui équivaut, de fait, au prétexte d’une « harmonisation des dates d’élections », à une prolongation du mandat de quatre ans du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, qui devait initialement s’achever le 26 mai 2010. L’opposition, unie au sein du collectif Convergence pour mai 2010, dénonce un « coup d’État rampant » et des « arrestations arbitraires ». Le président « entend se maintenir au pouvoir par tous les moyens. La dictature se profile », s’alarme-t-elle dans un appel diffusé le 4 mars. La tension est particulièrement vive sur l’île de Mohéli, à laquelle doit revenir, pour le prochain mandat, la présidence tournante de l’archipel. Des affrontements y ont éclaté la semaine dernière, après que la police eut empêché la tenue d’une manifestation. Symptôme, selon le Front démocratique, une composante de l’opposition, d’une « dérive autocratique qui met en péril la réconciliation nationale et la stabilité politique issue des accords de Fomboni ». Ces accords, signés en 2001, avaient permis d’éviter l’éclatement de l’archipel, alors théâtre de revendications séparatistes, notamment sur l’île d’Anjouan.
La France, ancienne puissance colonisatrice, mouillée jusqu’au cou dans les opérations de déstabilisation qui secouent l’archipel depuis son indépendance, a critiqué le report de l’élection présidentielle, jugé préjudiciable à « la nécessaire stabilité politique des Comores ». De son côté, l’Union africaine a appelé à un « règlement consensuel des questions institutionnelles ».
Rosa Moussaoui
source : humanité
Lire l’article sur wongo.skyrock.com




