Dans une récente conférence de presse tenue á Paris ce 21 février, Me Said Larifou déclare que l’Accord de Fomboni du 17 février 2001, » a institué une transition de douze ans, soit quatre ans pour chaque île ». Un autre avocat, Me Fahmi Said Ibrahim affirme dans une tribune libre publiée la semaine dernière dans les journaux Al Watwan et la Gazette des Comores que les « cycles des primaires ouverts par les élections présidentielles de 2002 seront fermés par l’île de Mohéli ». Ces deux avocats ont tous faux. D’une part, l’accord de Fomboni n’a jamais évoqué la question de la tournante et d’autre par, la tournante ne finit par á Mohéli. L’article 1er de la loi relative aux conditions d’éligibilité du Président de l’Union et aux modalités d’application de l’article 13 de la Constitution dispose que « La présidence de l’Union est tournante. Au terme du mandat en cours, exercé par Ngazidja, le tour revient à Ndzuwani, puis Mwali ensuite Maoré sous réserve des dispositions de l’article 39 de la Constitution et ainsi de suite ». Cet article, nos dirigeant politiques continuent de l’ignorer et affirment sans que personne ne les contredise que la tournante s’achève á Mohéli. Notre constitution dispose dans son article 1er que l’Union des Comores est une République, composée des îles autonomes de Mwali (Mohéli), Maoré (Mayotte), Ndzuwani (Anjouan), N’gazidja (Grande Comore).
Ainsi nos hommes politiques continuent de revendiquer le respect de la tournante au profit de Mohéli et gardent un silence de plomb sur la tournante au profit de Mayotte. Ils revendiquent, les mains sur les c?urs, le retour de Mayotte dans son giron naturel, sans pour autant formuler des propositions concrètes pour intéresser nos compatriotes mahorais á la vie politique de notre pays.
Peut être est-ce une utopie, mais tout en continuant á clamer le respect de la tournante de Mohéli, nos hommes politiques devront aussi réfléchir dès á présent, sur les dispositions juridiques pouvant faciliter l’élection d’un mahorais á la tête de notre pays. Nous sommes persuadés qu’avec un Président mahorais á la tête des Comores, la donne politique de cet archipel changerait en profondeur. Alors cessons d’affirmer que la tournante finit á Mohéli.
Comoresdroit.centerblog.net
Lire l’article sur http://comoresdroit.centerblog.net/152-La-question-de-la-tournante
Bonjour,
Aujourd’hui, on est mARDI 23 FEVRIER 2010; cela fait x années que Mayotte ne fait plus parti des comores. Il faudrait bien donc, je pense, changer les textes de loi aux comores, et de les adapter en concéquence.
Cordialement!!!