La présidence de l’assemblée, un casse-tête
Ni la constitution ni la loi organique portant modalités d’élection du président de l’Assemblée de l’Union, ne permet de désigner l’île ou la région dont le président de l’assemblée doit être originaire. Même le principe de l’équilibre des îles souvent évoqué n’est pas consacré par la Constitution.
La loi organique portant sur l’élection des membres du bureau de l’Assemblée prévoit simplement dans ses articles 12 et l3que le président de l’assemblée est élu par ses col lègues députés à lai majorité absolue c’est-à -dire à plus de 50% des suffrages exprimés.
Et pourtant, comme à l’accoutumée, le débat refait surface. En 2004, au moment de la présidence de Ngazidja, Dhoiffir Bounou avait obtenu par consensus le prestigieux siège, grâce à son origine mohélienne. Le président de la Cour constitutionnelle d’alors était aussi anjouanais. Aujourd’hui, les circonstances sont délicates. « Que se passera-t-il quand
le président de l’Union sera mohélien?», interroge le député de Ouani, Athoumane Allaoui Andoudou. Il pense que la désignation du nouveau président de l’assemblée « doit être consensuelle ». Et d’ajouter : « tout dépendra du calendrier d’harmonisation des mandats »
A Ngazidja, certains députés du camp présidentiel estiment que « Mohéli ne peut pas se succéder au perchoir ».
Pour Ahmed Daroumi, seul député mohélien de la mouvance, la question n’est pas encore abordée au sein de la mouvance, mais il n’exclut pas de s’engager dans la course. « C’est une grande responsabilité par rapport à mon âge et mon expérience, mais en politique, on apprend toujours sur le terrain », anticipe-t-il
Le camp présidentiel dispose en tout cas d’une petite semaine pour se fixer une règle et éviter un …
ALI MMADI
Source : Albalad n° 160 du 31 décembre 2010
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