La plus jeune comorienne bachelière de France
La plus jeune comorienne bachelière de France, elle a le bac S mention très bien à 17 ans.
Nazad vient de décrocher son bac avec mention. Originaire de l’archipel, elle rêve de devenir dentiste mais pas exercer aux Comores.
Elle s’appelle Nazad Ali. Elle a 17 ans, elle vient d’inscrire son nom parmi les meilleurs élèves au baccalauréat en France. Elle vient de décrocher son baccalauréat option SVT (Science de la vie et de la terre) avec une mention très bien (s’il vous plait). « Je m’attendais à réussir le bac mais pas avec cette mention », raconte avec modestie cette jeune élève qui a rendu visite à La Gazette.
Nazad a la particularité d’être originaire de l’archipel d’où notre intérêt sur elle. Cette fille est un produit purement comorien, preuve que les « comoriens sont aussi capables » comme elle dit à ses camarades qui passent le bac cette année. Née à Moroni, Nazad a commencé son enseignement à l’école française de Moroni avant de rallier l’hexagone en classe de seconde. Ceux qui l’on connue avant ne s’étonnent pas de ce résultat.
« Grâce à ses bonnes performances au primaire, on l’a fait sauter de classe. Elle n’a pas fait le CM2 », explique sa s½ur apparemment très complices. Nazad qui fait partie des trois élèves à avoir obtenu le bac S avec mention très bien au lycée Guillaume Apollinaire à Thiais en région parisienne, tient son secret dans le travail. « Il n’y a pas de miracle, je travaille dur pour réussir. Je passe des heures à réviser », raconte-t-elle. Et sa s½ur d’ajouter que « nos parents nous inculquaient des méthodes travail et l’amour du travail ».
Nazad peut tenir ces bons résultats de ses parents. Sa mère est cheffe de projet au Pnud alors que son père est inspecteur des impôts. « J’ai pu réussir grâce au soutien sans faille de mes parents. Ma mère est venue deux fois en France pour m’assister alors que mon père n’a pas hésité à laisser le travail pour venir à Paris pendant l’examen », déclare la jeune fille qui passe des vacances mérités au pays pour avoir réalisé cet exploit scolaire.
La petite Nazad rêve à 17 ans de devenir dentiste. Mais la jeune bachelière n’envisage pas d’exercer au pays. « Je ne sais pas où je vais travailler mais pas aux Comores. Les conditions de travail ne sont pas réunies ici », déplore cette fille issue d’une famille de 6 enfants.
A.A. Mguéni
Publié par: HZK-Presse
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