La décision de la Cour Constitutionnelle est très claire et la « démarche consensuelle » préconisée par la plus juridiction comorienne, ne concerne que le président et ses vice-présidents » a déclaré le Vice-président Idi Nadhoim au cours d’une interview
Pour le vice-président Idi Nadhoim, la « démarche consensuelle » préconisée par la plus haute juridiction comorienne à savoir la Cour constitutionnelle, dans son arrêt rendu le 8 mai dernier, ne concerne que le président et ses vice-présidents. La décision de la cour, est selon lui, très claire et, dit-il, « nous allons forcément la respecter ».
• Très brièvement, M. le vice-président, quelle lecture faites-vous de l’arrêt de la cour constitutionnelle rendu le 8 mai dernier ?
Nous la saluons et la respectons forcément. Ce n’est pas une surprise pour nous. Les sages de la cour constitutionnelle n’ont fait que reprendre à leur manière les décisions prises par le congrès. L’harmonisation est maintenue ainsi que la date du 27 novembre 2011. Des démarches ont été entreprises par la communauté internationale avec les gouverneurs des îles pour trouver un consens sur la date d’organisation des élections mais elles n’ont pas abouti. Aujourd’hui la cour a tranché, tout le monde doit se soumettre.
• Certains qualifient de sage la décision de la cour ; d’autres déplorent tout simplement un « flou artistique » qui ne va pas aider à résoudre le problème. Vous, personnellement, qu’en dites-vous ?
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Je suis désolé pour eux s’ils n’ont pas un bon niveau de français pour comprendre ce qui est dit. A mon avis, le texte est très clair. Et en ce qui nous concerne, nous sommes prêts à aller aux élections chaque fois que Mohamed Ali Said, Mohamed Abdouloihabi et Moussa Toybou nous proposeront une date pour l’harmonisation des élections.
• Le dialogue politique prévu cette semaine aura-t-il lieu ?
Au point où nous en sommes à l’issue de la décision de la cour, il devrait avoir lieu, en principe, mais après que les gouverneurs des îles auront proposé une date pour l’élection du président de l’Union et celle des gouverneurs. L’ambassadeur Madeira et la communauté internationale devraient utiliser leurs talents de médiateur pour obtenir des gouverneurs des îles la date des élections ; il lui sera alors plus facile de nous réunir pour arrêter le chronogramme des élections.
• Pour revenir à l’arrêt de la cour, la haute juridiction a préconisé une « démarche consensuelle » pour mener à bien la « période intérimaire » qui s’ouvre à partir du 26 mai prochain. Qu’en dites-vous ?
Chacun peut interpréter l’arrêt comme il veut. Mais à mon avis, c’est une décision sage qui a été prise. Il vient à point nommé pour renforcer le consensus entre le président et ses vice-présidents. Rien ne nous oblige à consulter qui que ce soit. Par contre, nous sommes disposés à travailler avec ceux qui ont de la bonne volonté et qui mettent en avant les intérêts de la nation avant leurs intérêts partisans.
propos recueillis par Saminya Bounou du quotidien AL-BALAD
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