INTERVIEW / HOUMEDI MSAIDIE : UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE NOUS PORTE PEU

Interview / Houmédi Msaidié, un des porte-paroles de l’opposition
Moroni, mercredi 24 mars 2010 (HZK-Presse) – Depuis dimanche, les membres influents du pouvoir et des leaders de l’opposition sont entrés en négociation. La crise qui peut naitre après le 26 mai est à l’ordre du jour de ces discussions. Rien n’est officiel mais ces négociations poursuivent leur chemin. Houmédi Msaidié et Me Ibrahim Ali Mzimba représentent l’opposition. C’est dans ce sens que ce secrétaire général de la CRC a accepté de répondre à nos questions.
Question : Vous avez engagé des négociations avec le pouvoir. Pourrions-nous savoir, il y a quoi au menu de ces discussions ?
Houmédi Msaidié : Des membres du pouvoir ont demandé à nous rencontrer et comme nous connaissons les vertus du dialogue, nous avons accepté d’aller les écouter. Ils ont dit qu’ils sont mandatés par le chef de l’Etat pour discuter de la crise qui prévaut dans le pays. Nous avons discuté et nous avons réitéré notre position selon laquelle le 26 mais 2010, c’est la fin du mandat du président Sambi. Par conséquent, on aimerait voir le président prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu’il n’y ait pas de vide institutionnel après le 26 mai. Nous avons compris que pour eux, ce problème est réglé par la fameuse décision du congrès. Nous leur avons fait comprend que cette histoire de prolongation du mandat du chef d’Etat actuel est non seulement illégale mais aussi illégitime car le congrès n’avait pas mandat à prolonger le mandat du président de l’Union. En plus, ce n’est pas une question de l’opposition comorienne. Cette question concerne le monde entier puisque des organisations régionales et internationale, et pas des moindres, à savoir l’Union africaine, l’organisation de la francophonie, l’Union Européenne, des pays comme la France et les Etats Unis disent aussi que le mandat du président Sambi prend fin en mai 2010. Et il ne faut pas oublier que ce dernier a prêté un serment qui a été reçu par la cour constitutionnelle. Maintenant s’il y a lieu de discuter, c’est de discuter sur un calendrier électoral pour sortir d’une crise que le gouvernement a créé de toute pièce.
Question : Et ces membres du pouvoir envoyés par Sambi, ils proposent quoi ?
H.M. : D’abord, il propose le dialogue, ce qui est positif. De toutes les façons, ces organisations régionales et internationales demandent à ce qu’il y ait un consensus autour d’une question aussi fondamentale qu’est l’harmonisation du calendrier électoral, parce que personne n’est contre l’harmonisation. C’est la manière dont cette question était gérée par le congrès qui pose problème. Le congrès au lieu d’étudier en profondeur cette question, il s’est contenté de fixer des dates loin de la fin du mandat de l’actuel président. Ils proposent donc le dialogue mais on n’est pas preneur de tout dialogue. Le seul dialogue qui vaille, c’est le dialogue qui concerne la fin du mandat du président Sambi. Que fait-on ? Nous sommes le 23 mars et le 26 mai le mandat de Sambi prend fin. A partir du 27, c’est une autre période qui s’ouvre et qui est porteuse de tous les dangers pour le pays.
Question : Il va s’ouvrir donc une période de transition. Et s’ils vous proposent un gouvernement d’Union nationale, vous allez y participer ?
H.M. : Ce n’est pas un gouvernement d’union nationale qui est important. Le plus important est de savoir quand est-ce que Mohéli va avoir sa tournante le plus tôt possible. Si d’aventure, Mohéli n’a pas sa tournante en mai 2010, ce sera quand ? Parce que de toutes les façons ce ne sera pas en novembre 2011.
Question : Et qu’est ce que vous proposez ?
H.M. : Nous proposons à ce que le gouvernement, qui est encore légal, propose un autre calendrier pour qu’ensemble nous le regardions pour trouver un consensus pour aller aux élections au lieu de s’enfermer dans une logique qui ne tient pas la route.
Question : Vous croyez toujours au dialogue alors que le président vient de promulguer la loi d’harmonisation voté par le congrès ?
H.M. : Ce n’est pas un problème. A titre d’exemple, on a promulgué la loi sur la cour suprême. Est-ce que la cour suprême existe pour autant. Le fait de promulguer, n’est pas un problème en soit. On peut promulguer et revoir lorsque cette loi comporte des problèmes. Les acteurs qui ont voté cette loi ne sont pas morts même si ils ont des remords. Donc la loi peut être revue.
Propos recueillis par A.A. Mguéni
240310/aam/hzkpresse/9h00
Lire l’article sur roinaka.skyrock.com





Mr.Sambi tre fort,a réussi à faire respecter notre peuple.Mr Sambi,tout a fait,il mérite tout notre estime et tout notre respect.Bon courage Mr.Sambi,au moins le peuple est avec toi avec une majorités écrasante.Msaidié faut faire attention,Cette question ne concerne pas le monde entier,nous sommes indépend. Ainsi la réforme constitutionnelle ce la volonté du peuple comorien.tu as dirigé notre pays depuis Djohari et tu es fait quoi? rien. WAMI Mboude HAMA NDAWE.MBASI NDAZA MBA KOTSINA ZORAMBIYA.Les Comores féliciteront tous les membres du congrès qui voteront pour cette harmonisation en 2011.Mr.Sambi est soutenu par le peuple,c’est la seule explication aux défaites systématiques de ses opposants!Vive Mr.Sambi,et vive l’unité des Comores!
et le colonel combo,