Dialogue institutionnel : L?opinion est déçue?

Moroni, mardi 20 avril 2010 (HZK-Presse) ? La déception est grande au sein de l’opinion publique au lendemain de la suspension du dialogue institutionnel initié par le Chef de l’Etat Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, suite à une recommandation de l’Union africaine. Si certains semblent n’obtenir, pour l’instant, les informations nécessaires pour pouvoir se forger une certaine idée sur ce dossier brûlant de l’actualité nationale et refuse pour cela de se prononcer, les quelques personnes qui ont accepté de réagir déclarent avoir été « déçu » par le comportement de nos hommes politiques.

« Je déplore le manque d’entente entre nos responsables politiques », déclare très inquiet, Saïd Abdou, gérant d’un Cyber café à Moroni. « Je condamne le manque de volonté des politiciens à se mettre sur la table, abattre toutes les cartes pour préserver la paix et la stabilité de ce pays », poursuit cet homme ajoutant qu’il est « pessimiste pour la suite des évènements ». Un sentiment partagé par Zakaria Haladi alias Djalo, président du collectif des vendeurs du marché Volo-Volo.

« Nous sommes déçus. Ce pays a tant souffert. On pensait que c’était là, une alternative pour trouver une issue à cette crise politique qui se profile. Hélas, cette suspension risque de créer encore plus de tensions », soupire-t-il. Et d’ajouter : « Selon le peu de réactions que nous avons pu entendre, nous avons constaté qu’aucun des partis n’a voulu faire de concessions ». Mais, M. Djalo, ne désespère pas pour autant. Il souhaite qu’ils « se ressaisissent et discutent à fond des problèmes qui touchent le pays. Qu’ils mettent de côté les intérêts personnels ».

Car à défaut d’un dialogue sincère entre les responsables politiques, le pays risque de verser dans la violence. « A mon avis, les décideurs politiques poussent la population vers un soulèvement. S’ils n’arrivent pas à s’entendre, je crains que tôt ou tard c’est la population qui va s’exprimer », s’inquiète Mohamed Anthoumane dit Mbida, enseignant de philosophie. Selon lui, certains auraient déjà commencé à « nourrir la population des idées qui peuvent être dangereuses pour l’unité et l’intégrité du pays ».

Réagissant sur l’échec des discussions entre les forces politiques, son ami Abdillah Abdallah qui est enseignant d’arabe, estime qu’une telle issue était prévisible dès le début du fait que « les deux parties représentées à ce dialogue sont divisées au sein même de leurs propre camps ». « Le pouvoir est divisé entre « Baobab » et « Orange ». L’opposition est elle, aussi, rongée par des divisions intestines. Pour cela, aucune des parties ne pouvait parler totalement pour son camp », analyse-t-il.

« L’idéal même d’un consensus n’était pas vraiment acquis », complète Mbida. Une évidence pour nos interlocuteurs, le président Sambi est à la barre et c’est à lui de réagir pour préserver la stabilité du pays. « Pour moi le chef de l’Etat doit se mettre au dessus de la mêlée. La politique n’a pas de place maintenant. Il faut agir d’une manière pédagogique pour apaiser les tensions », conclut Djalo.

Faïssoili Abdou

Lire l’article sur http://inoussa.centerblog.net/6545385-Dialogue-institutionnel-L-opinion-est-decue?

Be Sociable, Share!

Laisser un commentaire

Afin de garantir un bon esprit de participation, les modérateurs se réservent le droit de supprimer/modifier tout message considéré comme publicitaire, hors-sujet ou abusif (notamment en cas de commentaire diffamatoire ou injurieux).

Autres articles :

Suivez nous :
Twitter Facebook  RSS

http://www.wikio.fr
Annonces
Mots clés