CRASH DE LA YEMENIA : LE YEMEN FAIT DE LA RESISTANCE

CRASH DE LA YEMENIA : LE YEMEN FAIT DE LA RESISTANCE

Vendredi dernier, les juges d’instruction métropolitains chargés de l’enquête sur le crash de la Yemenia en juin dernier ont fait le point avec des familles de victimes sur l’avancée de l’enquête. Il semblerait que, dans ce dossier, la coopération du Yemen soit pour le moins timide.

Malgré toute sa bonne volonté et huit mois de recherches, la justice française n’est toujours pas en mesure d’expliquer avec précision pourquoi un avion de la Yemenia Airways s’est abîmé au large des Comores, le 30 juin dernier. Un accident qui avait fait 152 victimes et une seule rescapée.

Une équipe d’experts

Pourtant, les juges d’instruction du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) n’ont pas chômé depuis huit mois. Vendredi dernier à Marseille, ils ont reçu les familles marseillaises et lyonnaises de victimes afin de détailler le contenu de leurs investigations. Ils feront de même vendredi prochain avec les familles parisiennes.Depuis le mois de juin, les juges ont multiplié les auditions, notamment aux Comores. Techniciens intervenus sur les débris de l’avion, gendarmes chargés de l’enquête… Personne n’a été laissé au hasard. Les juges ont également inspecté les restes de l’épave par eux-mêmes.

La mauvaise grâce du Yemen Prochainement des instructeurs de l’A310 ainsi que d’anciens commandants de bord donneront leur avis de technicien sur toutes ces données. Car pour l’heure, elles n’ont pas permis d’obtenir de réponse satisfaisante sur les causes du crash. Non plus que les boîtes noires d’ailleurs qui avaient été repêchées les 28 et 30 août 2009. En attendant, toutes les pistes restent ouvertes. Le problème est que les juges pourraient sans doute y voir plus clair si le Yemen faisait preuve de meilleure volonté. Or, selon les défenseurs des familles de victimes, le pays traîne des pieds. Ont été demandés aux autorités yéménites les relevés de contrôle, l’assurance de l’appareil incriminé ainsi que les qualifications des pilotes et des techniciens chargés de l’entretien. “Les juges d’instruction n’ont rien reçu. Le Yemen n’a même pas encore ouvert d’enquête et cela fait huit mois que l’accident a eu lieu”, regrette Me Saïd Larifou. D’où la difficulté d’y voir clair. En attendant, les juges d’instruction ne peuvent que continuer à tarauder le Yemen pour obtenir une réponse à leurs requêtes. Ce qui ne semble pas gagné

Benoit Toulorge

Source : http://www.clicanoo.com/

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