Comores : Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?
Par Mmagaza
Cette histoire de transition risque de faire couler beaucoup de salive et d’encre dans les îles de la lune, si l’on voit tout l’échafaudage que le président sortant est en train de mettre en place. La constitution d’un comité en charge de suivre le processus de passation de service entre les différents départements ministériels relève une fois de plus de notre propension à vouloir compliquer les choses les plus simples. Qu’est-ce qui empêche un ministre sortant de faire un bilan écrit à son successeur, à charge de celui-ci de l’apprécier et même de le rendre publique, ce qui ne manquerait pas de sel?
Quelqu’un disait quelque part que pour enterrer une affaire, il suffit de créer un comité et l’affaire se règle d’elle-même. L’opinion suit d’un ½il ce qui se passe et semble ne pas être totalement convaincu des arguments que le régime donne en pâture aux médias.
Soyons sérieux, on n’a pas besoin de cinq mois pour préparer une passation dans des petites îles comme les nôtres. En plus, ceux qui partent sont du même bord que ceux qui rentrent, ajouterait avec un brin de tristesse un gars de l’opposition. Une raison supplémentaire de simplifier les choses. Il aurait été plus sain de dire que le président sortant va terminer un mandat de cinq ans et que ce dernier se termine le 26 mai, au lieu d’essayer de trouver des explications alambiquées pour justifier cette rallonge qui dérange la bonne marche de l’Administration.
Le rédacteur en chef du canard gouvernemental vient de se voir interdit de plume, pour avoir osé dire son point de vue sur cette transition, qui semble-t-il, relève du secret d’état si l’on en juge par cette sanction.
Cette période transitoire permettra peut-être à l’opinion de voir quel est le degré d’allégeance du président élu face à son omniprésent mentor. Elle devrait permettre aussi de mesurer la capacité du président élu à naviguer devant les écueils et aussi sa capacité managériale face à une équation à plusieurs inconnues.
Il ne faut pas se voiler la face, les départements ministériels roulent au ralenti et ce sera le cas jusqu’à l’arrivée de la nouvelle équipe. Connaissant la façon dont nos concitoyens raisonnent, on les voit mal se tuer au boulot, ne sachant pas comment demain sera fait.
Le problème actuel est le silence assourdissant de notre assemblée qui ne semble pas mesurer qu’il a un rôle de contrôle de l’Exécutif. Cette histoire d’attribution de notre passerelle à une compagnie étrangère dans des conditions plus que douteuses, devrait amener certains élus à demander des explications au gouvernement intérimaire.
Dans tous les cas de figure, le président sortant ne semble pas mesurer l’impact négatif du prolongement de la transition qui, indéniablement ne constitue pas un plus pour ceux qui vont faire leur entrée.
Devant tout ce remue-ménage, l’on est en droit de se demander « s’il y a un pilote dans l’avion ?» Et certains de vous répondre, qu’ils sont deux dans la cabine, le sortant et l’élu, l’½uf et la poule, une transition qui n’en finit pas de recommencer !
Quelqu’un disait quelque part que pour enterrer une affaire, il suffit de créer un comité et l’affaire se règle d’elle-même. L’opinion suit d’un ½il ce qui se passe et semble ne pas être totalement convaincu des arguments que le régime donne en pâture aux médias.
Soyons sérieux, on n’a pas besoin de cinq mois pour préparer une passation dans des petites îles comme les nôtres. En plus, ceux qui partent sont du même bord que ceux qui rentrent, ajouterait avec un brin de tristesse un gars de l’opposition. Une raison supplémentaire de simplifier les choses. Il aurait été plus sain de dire que le président sortant va terminer un mandat de cinq ans et que ce dernier se termine le 26 mai, au lieu d’essayer de trouver des explications alambiquées pour justifier cette rallonge qui dérange la bonne marche de l’Administration.
Le rédacteur en chef du canard gouvernemental vient de se voir interdit de plume, pour avoir osé dire son point de vue sur cette transition, qui semble-t-il, relève du secret d’état si l’on en juge par cette sanction.
Cette période transitoire permettra peut-être à l’opinion de voir quel est le degré d’allégeance du président élu face à son omniprésent mentor. Elle devrait permettre aussi de mesurer la capacité du président élu à naviguer devant les écueils et aussi sa capacité managériale face à une équation à plusieurs inconnues.
Il ne faut pas se voiler la face, les départements ministériels roulent au ralenti et ce sera le cas jusqu’à l’arrivée de la nouvelle équipe. Connaissant la façon dont nos concitoyens raisonnent, on les voit mal se tuer au boulot, ne sachant pas comment demain sera fait.
Le problème actuel est le silence assourdissant de notre assemblée qui ne semble pas mesurer qu’il a un rôle de contrôle de l’Exécutif. Cette histoire d’attribution de notre passerelle à une compagnie étrangère dans des conditions plus que douteuses, devrait amener certains élus à demander des explications au gouvernement intérimaire.
Dans tous les cas de figure, le président sortant ne semble pas mesurer l’impact négatif du prolongement de la transition qui, indéniablement ne constitue pas un plus pour ceux qui vont faire leur entrée.
Devant tout ce remue-ménage, l’on est en droit de se demander « s’il y a un pilote dans l’avion ?» Et certains de vous répondre, qu’ils sont deux dans la cabine, le sortant et l’élu, l’½uf et la poule, une transition qui n’en finit pas de recommencer !
Source : holambecomores
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