COMORES : Un jeune homme meurt en garde à vue à la gendarmerie de Mutsamudu

COMORES : Un jeune homme meurt en garde à vue à la gendarmerie de Mutsamudu

Un jeune homme de 25 ans, du nom de Rachefane Soilihi, a trouvé la mort dans sa cellule de la gendarmerie de Mutsamudu, la nuit du mardi 17 à mercredi 18 avril. L’homme avait été arrêté le soir du mardi chez lui à Page, et conduit à la gendarmerie. Un médecin de l’hôpital de Hombo, citant le rapport de l’examen médical dressé sur le cadavre, précise qu’à son arrivée, le jeune homme “avait les mâchoires brisés et plein de sang coagulé dans les fosses nasales”.
Cette nouvelle fait couler beaucoup de salive parmi la population de l’île, et la thèse du meurtre est dans toutes les lèvres. Ceci d’autant plus que le jeune a été appréhendé par les gendarmes dans des circonstances “marquées de violence“, selon des témoins. Rachefane, qui se disputait ces derniers temps avec son beau-père, en serait finalement venu aux mains avec lui.
Ce dernier porte plainte contre lui devant la gendarmerie, et, par deux fois, il aurait tout simplement fait fi de la convocation, “jugeant qu’il n’avait rien à raconter à la gendarmerie pour une histoire de famille”, a raconté à Alwatwan une de ses connaissances. Alors la maréchaussée débarque chez lui le soir du mardi, mais au lieu d’obtempérer, Rachefane se serait débattu et aurait même agressé un des gendarmes à coups de dents.
La gendarmerie n’a pas l’air de vouloir endosser la responsabilité du décès de son prisonnier.“Nous l’avons effectivement trouvé mort le matin, à l’ouverture de sa cellule. Et pour qu’il y ait de la transparence sur cette affaire, nous avons préféré remettre le cadavre pour examen médical à des médecins civils”, a confié à un confrère le commandant de la gendarmerie d’Anjouan, Issoim Dossar.
Au Chr de Hombo, au moment de remettre le cadavre à sa famille, un proche du défunt, lance en direction des gendarmes présents sur les lieux : “Vous aviez dit, quand vous l’embarquiez, que ce sera son cadavre qui nous reviendra. Vous avez alors tenu votre promesse !”


SM
Source : Al-watwan N° 1940 du vendredi 20 avril 2012
 

La dépouille de Rashfane quittant l’hôpital
© M.S./Malango


Rashfane Soilihi, 25 ans, arrêté le soir du mardi 17 avril et conduit à la gendarmerie de Mutsamudu, est retrouvé mort dans sa cellule le matin.
« Retrouvé mort dans sa cellule », c’est la version donnée par le chef de la gendarmerie de l’île d’Anjouan, en Union des Comores, Issoim Dossar. « Quand on a ouvert sa cellule le matin, on l’a trouvé mort », a-t-il confié à un journaliste. Par la suite, le corps a été déposé à l’hôpital de Hombo pour « examen médical civil», afin de « jouer la transparence sur cette affaire », explique-t-il.
La « transparence » n’est pas encore établie, mais les premiers éléments émanant de l’examen médical ne jouent pas en faveur de ceux qui la prônent. Un médecin, qui a requis l’anonymat, se réfère au rapport médical et nous confie : « Cet homme est arrivé mort à l’hôpital, et probablement depuis plusieurs heures. Ses yeux sont très pâles, il y a du sans coagulé dans ses narines et il a les os des mâchoires fracturés ». Tout porte donc à croire que le « petit débrouillard » de Pagé a été lynché.
Les gendarmes qui ont arrêté et embarqué Rashfane ce soir-là, avaient bien des mobiles de le châtier. Le jeune homme, au lieu d’obtempérer, se serait débattu et aurait fini par agresser un des gendarmes, en lui donnant un coup de dents sur le visage. Aussi, mercredi en milieu de journée, lorsque l’hôpital remettait le corps à sa famille, une des personnes venues l’accueillir criait ceci aux gendarmes encore présents sur les lieux : « Hier soir, quand vous l’avez embarqué, un de vous a dit que c’est son cadavre que nous devrons attendre. Et c’est bien ce que vous avez fait ! Mais soyez certains que, tôt ou tard, nous le vengerons ! »
L’affaire Rashfane tombe une semaine, jour pour jour, après celle de Dhoumouroiti Saïd Omar alias Ginola, une basketteuse de trente ans. Après un vif échange de propos au port de Mutsamudu avec un gendarme qui voulait l’empêcher de « partir à pieds » (au port de Mutsamudu les passagers accèdent ou sortent du port en voiture, pas à pieds) avec un passager, le gendarme finit par s’en prendre physiquement à la jeune femme.
D’abord lui seul, ce passage à tabac de la jeune athlète se fit par la suite à plusieurs, dans la cour du port puis à la brigade. Hospitalisée le soir même, son rapport médical à elle avait fait état d’une « douleur abdominale diffuse », une « douleur thoracique » ainsi qu’une « impossibilité de soulever les deux membres inférieurs ». Pour cette affaire-là, le commandant de la gendarmerie de l’île avait seulement regretté « le manque de formation » de ses hommes.
 
Moussa SARDOU – Malango Actualité
Publié le 20 avril 2012 par Infos Mayotte.
 

Un homme est décédé dans la nuit de mardi à mercredi dans les locaux de la gendarmerie de Mutsamudu, la capitale de l’île d’Anjouan, selon une source médicale. Le corps a été autopsié puis remis à la famille en fin de journée. Le médecin qui a établi le certificat de décès n’a pas désiré s’exprimer sur les causes du décès. Rachfane Soilihi, la trentaine, avait été interpellé à la suite d’une altercation suivi d’une bagarre avec les forces de l’ordre et placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie. Dans la soirée du 11 avril dernier, une joueuse de l’équipe nationale de basket, Dhoimourati Said Omar, surnommée Ginola, venue accueillir une amie au port de Mutsamudu, avait fini aux urgences après avoir été violemment tabassée par un gendarme après une dispute banale.Source:memento.
 
Publié par Inanga le 22 avril 2012

Lire l’article sur sosdemocratiecomores.skyrock.com

Be Sociable, Share!

1 commentaire »

  • Symbole:

    Mr le gouverneur de l’île d’Anjouan,est-ce que vous vous rappeller de Mohamed Bacar? de Saddam Hussein? de Khaddafi? et d’Adolf Hitler?
    Donc on ne dit rien!!!!!!!!!!!!!!!

Laisser un commentaire

Afin de garantir un bon esprit de participation, les modérateurs se réservent le droit de supprimer/modifier tout message considéré comme publicitaire, hors-sujet ou abusif (notamment en cas de commentaire diffamatoire ou injurieux).

Autres articles :

Suivez nous :
Twitter Facebook  RSS

http://www.wikio.fr
Annonces
Mots clés