Comores – Sambi rejette le projet de gouvernement de transition après le 26 mai
Le gouvernement de l’Union des Comores a rejeté l’idée d’un gouvernement de transition ou d’union nationale à l’issue du quinquennat du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, fin mai, a-t-on appris mercredi de source officielle.
"Il n’y a pas lieu d’établir un gouvernement de transition, ni d’union nationale" après le 26 mai, a déclaré le ministre des Relations extérieures et de la Coopération, Ahmed Ben Saïd Jaffar, dont les propos ont été rapportés mercredi à l’AFP par un de ses proches collaborateurs.
M. Jaffar s’exprimait mardi à l’issue d’une rencontre avec les représentants de la communauté internationale à Moroni, consacrée "au processus électoral".
Le président Sambi avait été élu en mai 2006 à la tête de l’Union des Comores, pour un mandat de quatre ans censé prendre fin le 26 mai prochain.
Début mars, le congrès comorien, boycotté par l’opposition, a décidé de fixer les prochaines élections du président de l’Union et des gouverneurs au 27 novembre 2011, prolongeant ainsi de facto le mandat du chef de l’Etat de 16 mois.
"Nous ne sommes pas en situation de crise politique", a estimé M. Jaffar, dont les propos ont été rapportés à l’AFP par son directeur de cabinet, Farid Aboubacar.
Le camp présidentiel justifie la prolongation du mandat de M. Sambi par "l’harmonisation" nécessaire, à des fins d’économies, entre le scrutin présidentiel et l’élection des chefs des exécutifs des trois îles de l’archipel.
Plusieurs instances internationales (Union Africaine, OIF), ainsi que la France ont regretté cet allongement du mandat, alors que la Ligue des Etats Arabes et la Tanzanie ont apporté leur soutien au président Sambi.
Regroupés au sein d’une large coalition, la Convergence nationale pour mai 2010 (CNPM 2010), les principaux partis d’opposition estiment qu’il s’agit d’un "prétexte" du chef de l’Etat sortant "pour se maintenir au pouvoir" et dénoncent "une dérive dictatoriale du pouvoir".
"Le 26 mai au soir, nous ne reconnaitrons plus aucune légitimité au président Sambi", a déclaré à l’AFP l’un des porte-paroles de la CNPM 2010, Houmed Msaïdi, inquiet de cette "situation de crise dans le pays" et d’un "climat politique délétère".
L’opposition souhaite "trouver un consensus avec tous les acteurs (…) et exige la mise en place au plus vite d’un calendrier électoral, sous supervision de la communauté internationale", a précisé le vice-président de la CNPM 2010, Mtara Maecha.
La coalition d’opposition, qui a fait le déplacement jusqu’au siège de l’UA à Addis-Abeba pour plaider sa cause, demande en particulier "l’implication urgente" de l’Union africaine (UA), dont le Commissaire à la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, est attendu aujourd’hui aux Comores.
(Avec AFP)
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Je rappelle tout de même aux internautes, qu’à partir de ce 26 mai 2010, un conseiller aura plus de considérations que ce simple citoyen nommé A² Sambi. NÂ’en parlons plus à ses ministres.
Je vous rappelle aussi que la mouvance présidentielle que monsieur Djaffar fait partie n’est pas un parti politique. Cela veut dire tout simplement que cette mouvance présidentielle prend fin avec le mandat du Rais le 26 mai 2010. (Par intérêt Djaffar doit empêcher ce gouvernement dÂ’union nationale qui lui mettra sans doute au chômage).
En ma connaissance Sambi n’est pas un leader dans un parti politique, encore moins monsieur Djaffar. Ce qui veut dire qu’il ne peut pas prendre part dans un gouvernement d’union nationale, car ce dernier doit regrouper les partis politiques et les élus de la république à partir du 26 mai 2010. À moins que d’ici le 26/05/2010, Sambi et Djaffar fondent un parti politique, sans quoi on doit dire à Monsieur Djaffar quÂ’après le 26 mai 2010 il est « HORS JEU » il sera un simple citoyen au même titre que Mrimdu
Mrimdu