COMORES : Nos autorités viennent de perdre leur crédibilité
Tsili sha mdudu, je donne ma langue au chat
Le billet de Babou
La diplomatie a ses raisons que la raison ne connait sans doute pas, mais je peux dire aussi que le patriotisme a ses principes que la diplomatie ne connait pas. C’est en quelque sorte la leçon que la France nous a donnée dans ce bras de fer entre David et Goliath des temps modernes, où malheureusement David n’a plus sa fronde. Aux Comores, un adage dit que si l’on perd ses vêtements et qu’on est tout nu, il vaut mieux s’accroupir. Malheureusement, nous sommes nus mais moi je refuse qu’on s’accroupisse.
Faut-il donner raison à ces poissons pilotes de la France qui commençaient à crier sur tous les toits que la diplomatie était une question de rapport de forces et qu’une main qu’on ne peut briser il vaut mieux la baiser , que celui qui cherche quelque chose sous un lit doit se baisser et patati et patata !! Tout ce que je peux souhaiter devant cette Bérézina nationale, c’est que les Comores aient perdu une bataille mais qu’elles n’ont pas perdu la guerre de libération nationale.
Mon plus grand regret c’est que nos autorités viennent de perdre leur crédibilité concernant la juste revendication de l’île comorienne de Mayotte. Ma plus grande crainte est que certains patriotes déçus par la reculade obligée des autorités, perdent patience et passent à des actions violentes contre les intérêts français aux Comores et ailleurs. Pire encore, ils s’en prennent par dépit à nos propres autorités! Je ne voudrais pas jouer aux Cassandres mais désormais cette hypothèse doit préoccuper les autorités comoriennes qui doivent trouver les moyens de redonner vie au sentiment patriotique national. Cela est impératif, cela est urgent !
Faut-il donner raison à ces poissons pilotes de la France qui commençaient à crier sur tous les toits que la diplomatie était une question de rapport de forces et qu’une main qu’on ne peut briser il vaut mieux la baiser , que celui qui cherche quelque chose sous un lit doit se baisser et patati et patata !! Tout ce que je peux souhaiter devant cette Bérézina nationale, c’est que les Comores aient perdu une bataille mais qu’elles n’ont pas perdu la guerre de libération nationale.
Mon plus grand regret c’est que nos autorités viennent de perdre leur crédibilité concernant la juste revendication de l’île comorienne de Mayotte. Ma plus grande crainte est que certains patriotes déçus par la reculade obligée des autorités, perdent patience et passent à des actions violentes contre les intérêts français aux Comores et ailleurs. Pire encore, ils s’en prennent par dépit à nos propres autorités! Je ne voudrais pas jouer aux Cassandres mais désormais cette hypothèse doit préoccuper les autorités comoriennes qui doivent trouver les moyens de redonner vie au sentiment patriotique national. Cela est impératif, cela est urgent !
Babou des ÃŽles
Source : Al-watwan N° 1731 du jeudi 07 avril 2011
Commentaire wongo
Depuis la reprise de reconduites à la frontière, en 4 jours (du mardi 5 avril au vendredi 8 avril 2011), les autorités d’occupation ont déplacés par la force 1000 comoriens (selon la radio Mayotte 1ère) avec la bénédiction des autorités comoriennes qui estiment que les opérations arrestations-expulsions respectent le droit de la dignité humaine, faisant mine d’oublier que la capacité du camp est de 60 places (selon une source du sénat français).
Comment peut-on parler de droit humain lorsqu’il y a transfert forcé de population?
Le crime de transfert forcé de population engage la responsabilité des États et des individus. En droit pénal international, le transfert forcé de population est un crime contre l’humanité et/ou un crime de guerre. Selon le Statut de Rome, il est sujet à la juridiction de la Cour Pénal Internationale « …lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque. » En ce sens, le transfert forcé de population est défini comme « …le fait de déplacer de force des personnes en les expulsant, ou par d’autres moyens coercitifs, de la région où elles se trouvent légalement, sans motifs admis en droit international. »
En droit international, Mayotte est une île comorienne.
250 expulsions par jour, cela donne 250 x 365 = 91250 expulsions par an (soit plus de la moitié de la population mahoraise, qui compte environ 180 000 personnes).
Equipe wongo
Comment peut-on parler de droit humain lorsqu’il y a transfert forcé de population?
Le crime de transfert forcé de population engage la responsabilité des États et des individus. En droit pénal international, le transfert forcé de population est un crime contre l’humanité et/ou un crime de guerre. Selon le Statut de Rome, il est sujet à la juridiction de la Cour Pénal Internationale « …lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque. » En ce sens, le transfert forcé de population est défini comme « …le fait de déplacer de force des personnes en les expulsant, ou par d’autres moyens coercitifs, de la région où elles se trouvent légalement, sans motifs admis en droit international. »
En droit international, Mayotte est une île comorienne.
250 expulsions par jour, cela donne 250 x 365 = 91250 expulsions par an (soit plus de la moitié de la population mahoraise, qui compte environ 180 000 personnes).
Equipe wongo
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Hé les bande de Comoriens! Vous ne comprenez donc pas qu’on ne veut pas de vous là -bas. Au lieu de vous occuper de votre population chez vous, vous vous acharnez sur Mayotte. Continuez avec vos conneries de maternel tandis que nous on avance. Restez-là dans votre misère, accrochez aux porte-feuilles de l’UA et de la Ligue Arabe, tandis que nous on est bien chez nous à Mayotte et tous ces clandestins qui viendront chez nous, on les chassera comme des rats de chez nous…durant des années vous nous avez insulté vous les comoriens, vous nous avez mal-traités, disant que « il n y a pas d’être humains à Mayotte mais que des vaches » vous vous rappez de cela bande d’ingrats…